jeudi 13 septembre 2012

0 Le Mirage du Fonds de Cohésion et du Fonds de Convergence

Dans le processus de création de l’euro, l’une des principales critiques de ce projet fut celle selon laquelle, les économies de nations européennes étaient structurellement différentes et à des niveaux différents du cycle de développement. Mais plus encore, ces pays n’avaient pas le même cycle économique. N’ayant pas le même cycle économique, il serait difficile, voire inefficace d’avoir une politique monétaire commune.

Pour le dire simplement : S’il y’a une récession économique dans les pays périphériques-disons la Grèce- et une expansion dans les pays de base-disons l’Allemagne- quels champs d’actions devraient prendre la Banque Centrale Européenne ? Selon les accords de Maastricht, aucun, en dehors de ceux visant à maintenir la stabilité des prix.

En d’autres termes, si les grecques périssent par l’évaporation de la demande, pendant que les allemands prospèrent grâce à une recrudescence de la demande, la BCE devrait maintenir le statu quo tant que la stabilité des prix n’est pas en danger- confère Trichet interview.

Cependant, pour répondre aux critiques, les euro-européens ont dit qu’ils d’harmoniseraient leurs économies à posteriori. Pour créer cette harmonie, deux fonds d’investissements ont été mis en place: Un Fonds de Cohésion économique et un Fonds de Convergence économique. Ces fonds avaient pour but de combler le gap entre les niveaux développement des pays membres et de permettre aux pays les plus pauvres de se rattraper.

Concrètement, les investissements du fonds de cohésions avaient pour cible, des projets qui permettraient de booster le PIB/Habitant des pays pauvres et de l’amener au niveau de celui des pays les plus riches ; les investissements du fonds de convergence eux, avaient pour cible, des projets visant à maintenir l’inflation dans les pays pauvres, au même niveau que l’inflation dans les pays riches- en boostant le revenu.

Au risque de commettre un sophisme de composition, les figures ci-dessous semblent suggérer que le Fonds de Cohésion et le Fonds de Convergence, n’ont pas eu l’effet escompté : Les taux d’intérêts- en d’autre terme l’inflation- en Grèce, évoluent vers direction opposée aux taux d’intérêts en Allemagne ; l’écart entre le PIB/Habitant en Allemagne et le PIB/Habitant en Grèce, elle restée contant depuis l’adhésion de ce dernier a l’euro.


PIB/Habitant: Allemagne vs Grèce



Obligations Grecques- 2ans
Obligations Allemande- 2ans Obligations Grecques- 10ansObligations Allemande- 10ans Ces figures sont-elles le témoignage de l’échec des Fonds de Cohésion et Fonds de Convergence? Non. Mais, elles sont la preuve qu’ils ont échouée à atteindre leurs objectifs en ce qui concerne la Grèce et l’Allemagne.

Ce constat suscite une question : Quels sont les conditions nécessaires, pour créer une zone monétaire optimale, après l’adoption d’une monnaie commune par des pays ne constituant pas une zone monétaire optimale ?

13/09/11 05:20
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dimanche 9 septembre 2012

L’euro, son histoire, son mal

Par Paristocrate:

Depuis l’explosion de la crise en Grèce, la zone euro et l’Euro sa monnaie unique sont pris dans un vortex qui pour beaucoup, pourrait entrainer la fin de l’euro. Pour certains, le problème de l’Euro c’est la dette et l’inflation des Etats membres ; pour d’autres, le problème de l’euro c’est l’euro et son histoire.

J’appartiens au camp de ceux qui pensent que le problème de l’euro c’est l’euro et son histoire. Pour argumenter ma position, j’aimerai procéder de la manière suivante :
(1) Montrer qu’historiquement, l’UE et L’euro ne sont pas des projets économiques, mais des projets politiques ;
(2) démontrer que selon la science économique, l’euro n’as pas de justification théorique ;

Ensuite, je reviendrais sur cas de la Grèce:
(3) En montrant que l’adhésion de la Grèce à l’euro a été motivée non pas par le désir d’améliorer les échanges commerciaux, mais par le désir de profiter des avantages financiers qui en découlent.
(4) En mettant en évidence comment l’adhésion à l’euro est la cause de la crise qui tourmente la Grèce aujourd’hui

Enfin, j’essayerai de répondre à quelques questions de l’heure :
(5) Que se passera-t-il si la Grèce est en défaut ?
(6) Pourquoi l’Union Européenne n’arrive pas à sortir la Grèce de ce vortex ?
(7) Que se passerait-il si la Grèce décidait de quitter l’euro ?
(8) Quel futur pour l’euro et quelles implications pour le franc CFA et le Cameroun ?

Pour comprendre la situation actuelle, il serait judicieux de remonter vers l’origine afin de saisir les motivations, les intentions et les ambitions qui sous-tendent l’idée et l’importance d’avoir une monnaie unique pour les pays de l’Union Européenne.

I- L’Union Européenne et l’euro on toujours été des projets politiques et non économiques
Le Traité de Paris (1951)Le 9 Mai 1950, Robert Schuman le ministre des affaires étrangères de la France tient un discours au cours duquel il suggère la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). Selon lui, en fusionnant leurs marchés et en devenant des « alliés objectifs», les pays de l’Europe se mettaient dans des conditions où la guerre serait non seulement impensable, mais aussi, matériellement difficile.

C’est ainsi que le 18 avril 1951, la République Fédérale d'Allemagne (RFA), la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas signent pour une durée de 50 ans le traité de Paris. Ensuite, en 1957 lors du traité de Rome, la Haute Autorité et l’Assemblée qui sont les institutions dirigeantes de la CECA à cette époque, allaient se muer respectivement en ce qui est aujourd’hui la Commission Européenne et le Parlement Européen. Au courant de la même année, la Communauté Economique Européenne (CEE) que deviendra plus tard l’Union Européenne est créée.

Historiquement et comme le montre la déclaration de Robert Schuman, l’ambition première derrière ce qui est aujourd’hui l’Union Européen est : la création d’une communauté d’alliés(1) et l’intention est de maintenir des relations de paix et d’interdépendances entre les différents Etats membres(2).

Fondamentalement, l’Union Européenne n’est pas un projet économique dans son essence, mais un projet politique.

Du SERPENT Monétaire Européen au SYSTEME Monétaire Européen(SME).En 1971, le projet d’une Union Européenne qui initialement avait était conçu pour des raisons politiques, était au cœur de la tourmente pour des raisons économiques.

Cette année-là, l’Amérique mais fin aux accords de Bretton Woods en renonçant de manière unilatérale à la convertibilité du dollar par rapport l’or et en adoptant un système de change flottant. En vu de satisfaire la demande de dollars, la Fédéral Reserve va augmenter sa base monétaire et par conséquent entrainer une dépréciation du dollar ; les devises des pays exportateurs comme l’Allemagne vont connaitre une appréciation ; l’appréciation des monnaies de ces pays exportateurs va endommager leur compétitivité. Tous ces changements, vont entrainer dans la fouler, des fluctuations extrêmes et imprévisibles des taux de change entre les différents pays de la Communauté Européenne.

Or, pour réaliser un marché commun, les taux de change entre les monnaies des différents Etats membres doivent être fixent- Ceci est une condition sine qua non pour l’établissement d’un marché commun.

Afin de retrouver la stabilité et de sauvegarder la viabilité du marché commun, les pays de la Communauté Européenne, vont signer le 10 Avril 1972 l’accord de Bale, accord qui donnera naissance au Serpent Monétaire Européen. Le but du Serpent Monétaire Européen, était de s’assurer que la l’intervalle de fluctuation entre les différentes monnaies, ne dépasse pas plus ou moins 2,25%. Cette intervalle était communément appelé le « tunnel ».

Pour comprendre l’idée du tunnel, il faudrait remonter aux accords monétaires signés à Washington le 18 décembre 1971 : après la fin du système de change basé sur une parité fixe entre le dollar et l’or, toutes les monnaies s’évaluaient désormais par rapport au dollar. Pour maintenir la stabilité du système monétaire international, les accords de Washington établissent la fixation d’une parité par rapport au dollar, en fixant la marge de variation d’une monnaie par rapport au dollar a plus ou moins 2.25%.

Or, si toutes les monnaies peuvent varier de 2,25% par rapport au dollar, alors l’écart entre deux monnaies des pays prenant part à ces accords devrait avoir un plafond maximal de 4.5%.

Le Serpent Monétaire Européen avait donc pour rôle de s’assurer que le taux de change entre deux pays de la Communauté Européenne ne sorte pas du tunnel de 4.5%.

Seulement, le dollar ayant connu une forte dépréciation après la fin de son arrimage à l’or et le prix du baril de pétrole étant fixé en dollar, les pays exportateurs de pétrole étaient confrontés à une baisse abrupte de leurs revenus pétroliers. C’est ainsi que lorsque l’Amérique décide d’apporter son soutient à l’Israël pendant la guerre du Yom Kippour, les pays arabes décident de riposter en faisant d’une pierre deux coups : d’une part ils apportent leur soutien à l’Egypte et à la Syrie, et d’autre part, ils décident de réduire leur production de pétrole et déclarent l’embargo pétrolier contre tous les pays qui soutiennent Israël : Le résultat fut la flambée des prix du pétrole et l’infléchissement de la politique étrangère américaine dans le Moyen Orient.

(Kathylien)
La flambée des prix causée par premier choc pétrolier va entrainer des fluctuations monétaires extrêmes. Dans ces conditions, il devient impossible voir néfaste pour les pays ayant pris part aux accords de Washington, de continuer de rester dans le tunnel de 4.5%.

Dévastée par l’inflation, de nombreux pays de l’union et particulièrement la France, se rapprocher de l’Allemagne pour requérir son aide pour l’établissement d’une coopération monétaire. Le but de cette coopération monétaire serait de stabiliser leurs monnaies et faire face à la dominance du dollar américain.

En 1978, les négociations entre Helmut Schmidt le chancelier allemand et Valery Giscard d’Estain le président de la république française, aboutissent la signature d’un accord de coopération monétaire. Cet accord donne naissance au Système Monétaire Européen qui va remplacer le Serpent Monétaire Européen.

La différence fondamentale entre le Serpent Monétaire Européen et le Système Monétaire Européen est l’établissement d’une monnaie intermédiaire autre que le dollar américain. L’ECU qui n’est pas une monnaie réelle, va remplacer le dollar comme monnaie de référence pour ajuster les fluctuations des taux de change entre les pays de l’union. Il est constitué d’un panier de monnaie des pays de l’union et sa valeur est ajustée quotidiennement et pondéré au prorata des échanges entre les pays de la communauté Européenne.

Du Système Monétaire Européen à l’EuroDès son entrée en vigueur en 1979, le Système Monétaire Européen doit faire face au deuxième choc pétrolier. La révolution Iranienne et la guerre Iran-Irak vont propulser les prix du baril de pétrole vers des sommets. Cette situation va causer le retour à grand galop de l’inflation.

(Kathylien)
Le non alignement de l’inflation et les déficits budgétaires excessifs des pays de la Communauté Européenne, vont prendre d’assaut la pertinence de l’ECU. Pour répondre a cette nouvelle crise, les pays de l’union vont signer le 7 février 1992 le traité de Maastricht. Ce traité débouche sur la création de l’Euro et adopte les résolutions suivantes :
- le rapport entre déficit public et produit intérieur brut doit être inférieur à 3 %;
- le rapport entre dette publique et produit intérieur brut doit être inférieur à 60 %;
- le taux d'inflation ne doit pas dépasser de plus de 1,5 % celui des 3 pays ayant la plus faible inflation ;
- le taux d'intérêt à long terme ne doit pas dépasser de plus de 2 % celui des 3 pays les plus stables en matière de prix ;

Voila de manière sommaire, comment la Communauté Economique du Charbon et l’Acier (CECA) devient l’union Européenne, et voila aussi de manière sommaire, comment le Serpent Monétaire Européen devient l’Euro.

Historiquement, on constate Ceci :
(1) La principale raison de la mise en place de l’Union Européenne était de créer des « objectifs alliés » entre les anciens belligérants -principalement la France et l’Allemagne- et non pas de booster les échanges commerciaux.
(2) Tous les différents systèmes monétaires mis en place par l’Union Européenne avec pour objectif premier de répondre à une crise internationale et non pas de booster les échanges commerciaux entre les différents pays de l’union.
(3) L’Euro la monnaie unique n’émane pas de la convergence économique des différents pays membres de la zone euro, mais du désir de faire converger les différents pays de la zone euro.

La création de l’euro ne s’est pas faite dans le silence et l’harmonie : outre atlantiques, les économiques et théoriciens de la monnaie unique se sont fait entendre. Le consensus qui émergeait de leur critique était celui selon lequel l’Euro n’échapperait pas à sa première crise.

Qu'est-ce que justifiait ce pessimisme?

08/09/11 22:16
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jeudi 15 septembre 2011

2 Paul Biya annonce ses 3 axes de campagne

Par Paristocrate:

A la une du site internet dédié à sa campagne présidentielle, le candidat Paul Biya a indiqué les trois axes de sa campagne de présidentielle. Ci-dessous une transcription de cette vidéo et des axes de campagne qui en ressortent.

I- L’agriculture source de croissance et outil de lutte contre le chômage.
La demande croissance au niveau mondiale des matières premières d’origines minérales ou végétales devrait nous conduire à en stimuler la production. Notre agriculture dispose de capacités de production considérables, une augmentation sensible de ses productions contribuerait non seulement à l’équilibre de notre commerce extérieur mais serait immanquablement accompagné d’un appel de main d’œuvre et d’une réduction du chômage.

Si notre agriculture se révèle capable de faire se bond en avant, elle offrira une gamme important d’emploi allant des plus simples au plus qualifier. C’est la raison pour laquelle j’engage nos jeunes à ne pas se détourner du travail de la terre qui est garant de stabilité et d’épanouissement.

II- Accès à l’éducation et insertion des jeunes
La charte africaine de la jeunesse vient d’être ratifiée. L’objectif principal de la charte est de renforcer la participation des jeunes à la vie politique, économique, sociale et culturelle. Au niveau de l’éducation de base, l’objectif fondamental restera l’élargissement de l’accès à l’enseignement et l’amélioration de sa qualité. Parallèlement les actions entreprises pour la construction des infrastructures scolaires et la fourniture d’équipement ainsi que l’appui à l’enseignement privé seront poursuivis.

III- Préservation de la paix, rétablissement de la justice et développement de la solidarité.
Nous qui bénéficions de la paix, de la stabilité et du progrès démocratique. Nous avons désormais toutes les chances de bâtir ensemble une société juste et solidaire, je vous demande d’avoir confiance en l’avenir, car nous touchons au but. Vive la Jeunesse camerounaise, vive le Cameroun.

Que l’on soit de l’opposition ou du parti au pouvoir, ces axes de campagne séduisent. Seulement, il y’a un par problème : depuis son ascension au pouvoir il y’à bientôt 30 ans, Paul Biya nous tient le même discours et nous fait la même promesse. Mais qu’en est-il de la réalité ?

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mercredi 14 septembre 2011

0 Les discours de Paul Biya 2004-2010


2004- Camerounaises, Camerounais, Mes Chers compatriotes,

Je vous disais l’an dernier à la même époque que 2004 serait une année importante pour le Cameroun.


Eh bien, elle l’a été et à divers titres.


D’abord, notre pays a continué de jouir d’une paix et d’une stabilité enviables. Cela n’est jamais joué d’avance. Il suffit de regarder autour de nous pour s’en convaincre. Laissons les observateurs impartiaux décider à qui en revient le mérite. Pour ma part, je dirais que c’est à vous, mes chers compatriotes, à votre bon sens, à votre jugement que nous le devons pour une bonne part.


Vous avez su supporter les difficultés de la vie quotidienne, dominer vos impatiences légitimes pour ne pas compromettre l’avenir.


Au cours de l’année écoulée, nous avons consolidé et perfectionné notre système démocratique. L’Assemblée nationale a adopté les lois de décentralisation. Le rôle de la Commission nationale des droits de l’homme et de l’Observatoire national des élections a été renforcé. Lorsque nous aurons mis sur pied le Sénat, prévu par notre Constitution, nous toucherons presque au but.
Ainsi, lentement mais sûrement, nous sommes en train d’acquérir cette fameuse culture démocratique qui est notre objectif.


A cet égard, la récente élection présidentielle nous a donné l’occasion de faire un test en vraie grandeur. Un test réussi, me semble-t-il. A part quelques dysfonctionnements mineurs, le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions et pratiquement sans incident. Ceci a été reconnu par la plupart des observateurs.


Une fois de plus, les Camerounais, toutes tendances confondues, ont administré la preuve de leur maturité. Il nous restera à l’avenir — mais c’est surtout l’affaire des partis politiques — à faire progresser la participation électorale pour élargir la base de notre système démocratique.


Au plan économique et financier, globalement, 2004 n’a pas été une mauvaise année. Notre taux de croissance s’est maintenu autour de 5 %, l’inflation a été contenue entre 1 et 2 %, les déficits limités à des niveaux très raisonnables. L’exécution de notre programme triennal s’est poursuivie dans des conditions assez satisfaisantes. La hausse des cours du pétrole et la bonne tenue de ceux de nos produits de base ont eu un effet favorable sur notre balance commerciale, néanmoins freiné par les fluctuations à la baisse du dollar.


En revanche — il faut le reconnaître — nous avons connu quelques déceptions en ce qui concerne les dérapages budgétaires, l’insuffisance des décaissements de fonds disponibles et la lenteur de la mise en œuvre de nos réformes structurelles.


Toutefois, des avancées significatives ont pu être enregistrées l’an dernier dans les domaines de la santé et de l’éducation. Outre l’ouverture de nombreux centres de santé et les facilités apportées aux formations hospitalières, il convient de signaler les actions vigoureuses menées dans le cadre de la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Rappelons en particulier la baisse du coût des traitements de ces maladies et même la gratuité pour la tuberculose.
Pour ce qui est de l’éducation, des résultats notables ont été obtenus, qu’il s’agisse de la construction de salles de classe, de la distribution de fournitures scolaires ou du recrutement de personnels enseignants.


Divers travaux d’infrastructures, notamment routiers, ont également été réalisés au cours des douze derniers mois. Ils concourent à l’amélioration des conditions de vie de nos populations, ce qui est, comme vous le savez, l’une de mes priorités.


Dans cet ordre d'idées , il nous reste néanmoins beaucoup à faire:
En premier lieu, faire baisser le chômage qui, malgré nos efforts, reste toujours aussi préoccupant. J’y reviendrai tout à l’heure.


En second lieu, améliorer l’accès à l’eau et l’électricité qui demeure très insuffisant. L’eau dit-on, c’est la vie. C’est effectivement l’eau potable qui manque le plus dans nos campagnes et certains quartiers de nos grandes villes. Quant à l’électricité, c’est non seulement le confort de la vie quotidienne mais c’est aussi la condition de l’essor de notre industrie. Sur ces deux plans, nous avons pris beaucoup de retard, un retard qu’il va falloir rattraper à tout prix.


Troisièmement, nous allons devoir remédier à la pénurie de logements. Trop nombreux en effet sont ceux qui sont mal logés ou qui ne peuvent trouver de logements décents. De grands efforts seront nécessaires pour redresser cette situation.


Mes chers compatriotes,


Au cours des dernières années, nous nous sommes efforcés, après les années de crise, de regagner le terrain perdu et de remettre les choses en ordre. Il nous faut maintenant voir au-delà de notre horizon immédiat et viser des objectifs plus élevés et plus lointains.
C’est la raison pour laquelle j’ai placé ce nouveau septennat sous le signe des "grandes ambitions pour le Cameroun". Je voudrais que vous sachiez que ce n’est pas là un simple slogan mais l’expression d’une forte volonté politique d’aller de l’avant.

Dans la pratique, de quoi s’agit-il?


Cela signifie que nous allons continuer d’avancer résolument dans la voie du progrès démocratique. En améliorant le fonctionnement de notre système, en associant mieux nos populations à la vie publique, en assurant le respect des droits de l’homme, en défendant l’intérêt général, notamment en luttant contre la fraude et la corruption.


Cela signifie aussi que nous allons nous efforcer de faire passer notre économie à un niveau supérieur de performance, autrement dit de procéder à une véritable mutation de ce secteur.

Dans l’urgence, il sera nécessaire de corriger les dérapages constatés au niveau des finances publiques, d’accélérer nos réformes structurelles et de stimuler la consommation des fonds mis à notre disposition. Nous pouvons en attendre un versement régulier des salaires et pensions, l’apurement progressif de la dette intérieure et le renflouement de la Caisse d’épargne postale. Parallèlement, la négociation avec les institutions de Bretton Woods devra être menée activement pour nous remettre dès que possible sur la voie du point d’achèvement de l’initiative PPTE.


Sans perdre de temps, il nous faudra définir avec précision le contenu des grandes politiques, agricole, industrielle, énergétique, touristique, sur lesquelles j’ai déjà eu, à maintes reprises, l’occasion de m’exprimer. De même, un vaste programme de développement de nos infrastructures devra être élaboré en vue de sa réalisation au cours du septennat.


J’attends beaucoup de la mise en œuvre de ces politiques pour la relance de notre croissance et d’une façon générale pour la mobilisation des énergies dans tous les secteurs.


Il est permis d’en espérer des perspectives d’activité favorables pour nos agriculteurs, nos PME/PMI, et pour nos sociétés industrielles et commerciales, avec comme conséquence prévisible un recul du chômage. Car il est incontestable que seule une augmentation de la croissance sera en mesure de faire progresser l’emploi.


Ce renouveau de notre économie ne pourra s’accomplir qu’à travers un partenariat étroit et confiant avec le secteur privé, ce qui suppose entre celui-ci et l’administration une concertation permanente. notre Charte des Investissements devrait permettre de créer les conditions les plus favorables pour les sociétés nationales ou étrangères disposées à investir dans notre pays. Dans un tel contexte, la SNI est qualifiée pour jouer un rôle essentiel.

Lutte contre la criminalité


J’ai dit plus haut tout le prix que j’attache à l’amélioration des conditions de vie de la population et d’une façon plus générale au progrès social.


Il va de soi que les efforts en cours seront poursuivis au bénéfice de la santé publique et de l’éducation. S’agissant de cette dernière, l’accent devra être mis sur la professionnalisation dans la perspective d’un accès à l’emploi.


L’accès à l’eau, à l’électricité, au logement — Je le répète — fera l’objet de la part des Ministères concernés d’actions énergiques. Je serai moi-même attentif aux progrès accomplis.
Je me félicitais en commençant que notre pays connaisse la paix et la stabilité sans lesquelles toute initiative serait vaine.


Je puis vous assurer que rien ne sera négligé pour que nous continuions à vivre et travailler en paix et dans la sécurité. La réforme de nos forces armées qui est entrée en vigueur, sera de ce point de vue un atout précieux.


D’autre part, tout en veillant jalousement au respect de notre souveraineté et de notre intégrité territoriales, nous maintiendrons, avec patience et vigilance, le cap de notre politique de bon voisinage qui repose sur le respect du droit international et la volonté d’entretenir des relations d’amitié et de coopération avec nos partenaires les plus proches.


Quant à la sécurité de nos villes et de nos campagnes, nous ne relâcherons pas notre garde. Nous donnerons une nouvelle impulsion à la lutte contre la criminalité, grande ou petite, en affectant aux forces de maintien de l’ordre les moyens nécessaires.


Camerounaises, Camerounais,


Mes chers compatriotes,


J’ai bien conscience que les objectifs élevés que j’ai fixés ne seront pas faciles à atteindre. De toute évidence, la tâche ainsi définie exigera des efforts importants et de longue haleine.
C’est pourquoi, pour la mener à bien, J’ai formé un gouvernement dont la structure a été adaptée aux défis des "grandes ambitions".


Je veux croire que ceux qui ont été désignés pour remplir cette mission auront à cœur de s’en acquitter en donnant toute la mesure de leurs compétences et de leur détermination. Je vous demande de les soutenir afin que nous puissions ensemble, construire ce bel avenir dont notre pays est digne.


Dans cet espoir, J’ai le plaisir de vous présenter à toutes et à tous mes vœux les plus sincères de santé et de bonheur pour la Nouvelle Année.


Avant de clore ce message traditionnel, Je voudrais exprimer toute la compassion du peuple camerounais et la mienne propre pour les innombrables victimes du séisme qui vient de se produire dans l’Océan Indien, et adresser aux pays concernés par cette catastrophe ainsi qu’à leurs ressortissants nos plus sincères condoléances.

Mes chers compatriotes

Bonne et heureuse année 2005!
Lire le discours de fin d'année 2005
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mardi 13 septembre 2011

0 Les banques francaises en trouble

Par NICOLAS LECAUSSIN- Un cadre de la banque BNP Paribas, disait la semaine dernier: « Nous ne pouvons plus emprunter des dollars. Les fonds du marché monétaire américain ne nous prêtent plus. Etant donné que nous n’avons plus accès aux dollars, nous sommes en train de créer un marché en euro. Ceci est une première… nous espérons que ça marchera, sinon, la spirale descendante sera l’enfer. Il n’y aura absolument plus de confiance à notre égard et personne ne nous prêtera plus.

BNP, la Société générale et le Crédit Agricole détiennent ensemble, près de 57 milliards de dollars en dettes souveraines et privés grecques, contre 34 milliards de dollars détenus par les plus grandes banques allemandes et 14 milliards de dollars dans les banques britannique. En décembre, Les banques françaises détenaient également plus de 140 milliards d’euro de dette espagnole et près de 400 milliards d’euro de dette italienne, selon les chiffres de la BIS (Bank of International Settlement). Si l’un de ces deux derniers gouvernements allait en défaut, leur système bancaire pourrait s’effondrer et entrainer le système français avec lui.

Les analystes laissent entendre que le gouvernement est prêt à commencer à nationaliser les banques françaises. Les banques sont restées silencieuse sur cette question, et le gouvernement ne reconnait pas ces propos. Mais la dernière fois que l’Etat Français est intervenu dans le système bancaire a une grande échelle, les résultats ont été désastreux…le secteur était au bord de la faillite. Lire en integralité sur le WSJ

Scoiete Generale BNP Paribas
La situation en Europe, a d'étrangers similirités avec la crise financière de 2008: La Grèce sera-t-elle le Lehman Brother de l'Europe? Difficile a dire, mais une chose est certaine: son pouvoir de contagion est assez fort.

Les Europeens savent que ce fut une erreur par les Americains, de laisser tomber Lehman Brother. Le souvenir de cet episode tragique, suscite en eux la crainte que laisser tomber la Grèce soit une erreur similaire, mais encore plus tragique.

Mais, à l'impossible nul n'est tenu. Et de meme qu'il n'ya pas de feu sans fumé, la rumeur a toujours quelque chose de vrai. Il est donc possible que la France et l'Allemagne aient déja abandonnés la Grèce, et qu'ils soient entrain d'implementer leur plan de contingence, ou alors, qu'ils aient decidé de soutenir la monnaie commune en devenant une union fiscale. Le temps nous dira...et je parle de semaines voir des jours, mais pas de mois.
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0 Trichet irrité par la question de l'Allemagne

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lundi 12 septembre 2011

8 Que s’est-il passé en Grèce ?

Par Paristocrates:
Imaginez deux pays, disons la Grèce et l’Allemagne.

En Grèce, le capital financier coûte cher, le revenu est essentiellement destiné à la consommation et le niveau d’épargne est bas ; les taux d’intérêts sont élevés et très peu de projets d’investissements sont réalisés par le secteur privé ; la main d’œuvre est moins chère, la balance commerciale tend à être déficitaire et le secteur public représente un large pourcentage du PIB.

En Allemagne par contre, le capital financier coûte relativement moins cher, le niveau d’épargne est élevé ; les taux d’intérêts sont bas et le secteur privé arrive sans difficulté à financer de nombreux projets d’investissements ; la main d’œuvre coûte relativement chère, la balance commerciale tend à être excédentaire et les exportations représentent une large part du PIB.

Voilà à peu près quelle était la structure économique de ces deux pays avant leur adhésion à l’euro. Maintenant, que se passerait-t-il si ces deux pays décidaient de former une union monétaire ?

Les Grecques vont être capables de lever des fonds sur le marché à des taux d’intérêts aussi bas que ceux de l’Allemagne- en bénéficiant de la crédibilité de l’union monétaire. Cette facilité d’emprunt va accroitre la base monétaire dans un premier temps, puis la masse monétaire dans un second temps. Si la Grèce n’était pas encore dans l’union monétaire, cette expansion monétaire résulterait en une dévalorisation de la drachme afin de maintenir l’équilibre. Mais la Grèce étant dans une union monétaire, cette entrée de capitaux et ce déséquilibre continuera et durera tant qu’elle peut bénéficier de la garantie implicite de l’union monétaire, c’est-à-dire de l’Allemagne dans notre cas.

Cette conjoncture nouvelle, facilitera le financement des projets d’investissements publics et privés. La réalisation de ces projets d’investissements, va accroitre la demande pour la main d’œuvre grecque ; l’accroissement de la demande pour la main d’œuvre grecque va augmenter le coût de la main d’œuvre et par ricochet, le revenu des ménagers. L’augmentation du revenu des ménages, va susciter dans une grande mesure, une flambée des prix à la consommation, et dans une moindre mesure, une augmentation de l’épargne.

Le seul problème : Tous ces développements sont financés par la dette et non pas un gain de compétitivité. Bien au contraire, ces développements vont progressivement éroder la compétitivité grecque au profit de l’Allemagne.

L’accroissement du revenu dans les pays pauvres- dans notre cas la Grèce- va accroitre les exports des pays compétitifs- dans notre cas l’Allemagne. Les pays les plus compétitifs développeront des excédents commerciaux pendant que les pays pauvres continueront de s’abreuver au robinet de la dette.

Quelques statistiques pour soutenir cette analyse :
«Le PIB- Selon les estimations de la Commission Européenne, l’euro était sous-évalué pour l’Allemagne d’environ 10% à 12% au premier trimestre 2009 ; de 2000 à 2009, la part des exportations dans le PIB de l’Allemagne a augmenté d’environ 14% ; le commerce bilatéral des biens avec chacun des PIIGS s’est amélioré pour l’Allemagne : le déficit commercial bilatéral de la Grèce avec l’Allemagne a augmenté de 1.5% du PIB grecque en 1999 à 2.5% en 2008. D’autres pays comme la Hollande, ont vu des développements similaires avec les PIIGS, ce qui suggère que tous les pays à excédents ont bénéficié d’un accroissement de la demande des pays faible de la zone Euro.



Le coût du travail- De 2000 à 2009, le coût unitaire du travail a augmenté de 7% en Allemagne, comparé à une moyenne de 31 pourcent dans PIIGS au courant de la même période. La croissance modérée du coût unitaire du travail en Allemagne est plus due à une croissance limitée des salaires qu’a une croissance de la productivité : de 2000 à 2009, les compensations au augmenté de 11 pourcent en Allemagne ce qui est inférieur de 36 point de base à la moyenne de l’augmentation des compensations dans les PIIGS.

La Consommation des ménages- De 2000 à 2009, la part du PIB attribuée à la consommation des ménages s’est contractée de 5.8 point de base (0.058%) en Allemagne, pendant qu’elle gagnait une moyenne de 0.6% dans les PIIGS. » Carmergie Endowment
Que s’est-il passe en Grèce ?

L’adhésion de la Grèce à l’Euro, a permis de lever les fonds sur les marchés de capitaux à des taux d’intérêts artificiellement bas. Ce flow de capitaux, à travers le financement des projets d’investissements publics et privés a entraîné une augmentation du coût de la main d’œuvre, et une augmentation du revenu et des prix à la consommation. L’augmentation du coût de la main d’œuvre d’une part, a érodé la compétitivité de l’Etat grecque et abaissé sa capacité à exporter ; l’accroissement du revenu d’autre part a stimulé les importations et affecté la demande des produits locaux.

Aujourd’hui, la Grèce est endettée et la Grèce n’est pas compétitive ; la Grèce a besoin d’excédents commerciaux, mais la Grèce ne peut pas dévaluer l’euro à son seul profit ; L’euro souffre désormais de la Grèce, mais l’euro ne peut pas se débarrasser de la Grèce ; la crise financière de 2008 a réduit la marge de manœuvre de beaucoup de gouvernement en ce qui concerne la dette souveraine ; l’économie mondiale reste morose et la probabilité d’une double récession augmente très vite.

Que se passera-t-il dans la zone Euro?
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jeudi 16 décembre 2010

0 Liberté Conditionnelle pour Julien Assange

Par Paristocrate:
Europe1:Le tribunal de Londres a accordé jeudi la liberté conditionnelle au fondateur de WikiLeaks.

La troisième comparution était la bonne. Julian Assange s’est vu accorder la liberté conditionnelle jeudi par la Haute Cour de Londres, en appel. Le fondateur de WikiLeaks pourra être libéré sous caution. Cette fois, la décision ne peut faire l'objet d'aucun recours.

Il va porter un bracelet électronique
L’Australien de 39 ans va ainsi pouvoir sortir de prison en portant un bracelet électronique, après avoir versé une caution de 240.000 livres, soit environ 283.000 euros. Il devra rester dans une propriété mise à sa disposition par l’un de ses partisans à environ 200 kilomètres de Londres.

Julian Assange avait déjà tenté deux fois auparavant d'obtenir sa libération : la première après sa reddition à la police le 7 décembre, la seconde mardi. Un juge de première instance avait alors décidé de le libérer sous caution, à hauteur de 200.000 livres sterling et d'un contrôle judiciaire strict.

C’est ainsi que pendant quelques heures, le fondateur du site WikiLeaks avait cru qu'il pourrait quitter rapidement la prison londonienne. Mais c'était ignorer la pugnacité du parquet britannique - représentant des autorités suédoises - qui a immédiatement fait appel.

Cliquez ici pour decouvrir les photos du Charmant Homme.
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mardi 14 décembre 2010

0 Cure Contre le SIDA: Timothy Ray Brown Guéri du HIV

Par Paristocrate:
HUFPOST: Dans la foulée de la Journée mondiale Sida survient une véritable révolution médicale: les médecins croient qu'un homme séropositif qui a subi une greffe de cellules souches a été guéri à la suite de la procédure.

Timothy Ray Brown, également connue sous le nom "Patient Berlin», a reçu la greffe en 2007 dans le cadre d'un traitement de longue pour la leucémie. Ses médecins récemment publié un rapport dans la revue Blood affirmant que les résultats de nombreux tests "suggèrent fortement que la guérison de l'infection à VIH ont été réalisés."

Bien que Brown soit la première personne à être déclarée guérie du VIH, son cas ouvre un chemin pour la construction d'un remède pour le VIH par le biais des cellules souches génétiquement modifiées.

La semaine dernière, Time a nommé une autre découverte liées au SIDA à sa liste du Top 10 Des percées médicales de 2010. Des études récentes montrent que les individus en bonne santé qui prennent des antirétroviraux, des médicaments couramment prescrits pour le traitement du VIH, peuvent réduire leur risque de contracter la maladie par jusqu'à 73 pour cent. Cliquez ici pour en savoir plus
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samedi 11 septembre 2010

0 Franc CFA : Une Bombe à Retardement

Par Paristocrate:
Il y’a un peu plus de 8 ans aujourd’hui, le 1er janvier 2002, l’euro était officiellement mis en circulation sous sa forme fiduciaire . Pendant que les Européens se réjouissaient de l’accomplissement de leur projet de monnaie unique, les américains eux, s’interrogeaient sur la viabilité de celle-ci.

A la mise en place de l’Euro le célèbre économiste et prix Nobel Milton Friedman avait assuré que celle-ci ne survivrait pas sa première crise, car pour lui, une condition sine qua non à la mise en place d’une monnaie unique est la capacité pour les Etats membres, de s’ajuster aux chocs asymétriques. D’autres comme Barry Eichengreen, ont émis des doutes car, pour eux, si un pays membre arrivait à constater au cours d’une crise qu’il faudrait quitter la monnaie unique pour profiter d’une dévaluation de sa monnaie, il serait presqu’impossible de la faire à cause de ce qu’il appelle « Assaut sur les banques »-tout le monde essaye de retirer son argent au même moment. Et, Paul Krugman, encore professeur au MIT, prédisait comme un prophète, le scenario qu’est en train de vivre l’Euro dans un article intitule : The Euro : Beware of what you wish for.

Aujourd’hui, la crise grecque, l’endettement des Etats, le non-respect des accords de Maastricht, le manque de coordination et d’entente entre les pays leaders et les pays suiveurs de l’Union Européenne face à la crise en Grèce, semblent avoir donné raison aux critiques. Ces événements et observations semblent avoir réveillé les vieux démons et ramené sur le tapis, le débat sur la pertinence de l’euro. Martin Feldstein suggere que la Grèce se retire de l’Euro, Paul Krugman, se servant de l’expérience de la crise en Argentine, affirme qu’en imposant des mesures de Corralito comme ce fut le cas en 2001 en Argentine, le gouvernement Grecque pourrait empêcher un assaut sur les banques, et de ce fait, l’argument émit pas Barry Eichengreen est désormais sujet à débat.

Aujourd’hui, l’Afrique subsaharienne –CEMAC et CEDEAO- se trouve à mi-chemin sur le trajet qu’a emprunté l union Europe il y’a plus d’une décennie. Face au tumulte dans l’UE, il est peut être temps de faire une halte et de se demander si la zone CFA est une zone monétaire optimale au sens économique ou alors une simple ambition politique ou pire, un simple fruit de l’héritage colonial.

Selon l’économiste et prix Nobel 1999 Robert Mundell, les critères nécessaires à la mise en place d’une monnaie unique sont les suivants :

1. La flexibilité des prix et des salaires.
Quand les prix et les salaires sont flexibles, les ajustements en cas de perturbations, sont moins susceptibles d’être associés a une élévation du chômage dans un pays et/ou une augmentation de l’inflation dans un autre. Ceci, en retour, diminuerait le besoin d’ajuster le taux de change nominal. Dans le cas contraire, si les prix et salaires nominaux sont rigides, c’est-a-dire il n’est possible de les ajuster rapidement vers le bas, le pays en crise ne pourront pas jouir de la flexibilité du taux de change car ayant abandonné sa monnaie, il n’aura plus se privilège. Dans ce cas, la monnaie unique représentera un coût.

Concretement: Si la Grèce tenait encore sa monnaie nationale, au lieu de recourir à un emprunt auprès du FMI et auprès des membres de l’Union Européenne, elle aurait dévaluée le Drachma-sa monnaie avant adhésion a l’Euro. La dévaluation du Drachma aurait permit de retrouver sa compétitivité international et d’améliorer sa balance de paiement et son déficit.

2. La mobilité des facteurs de production et du facteur travail.
Une grande intégration des facteurs de marché dans un groupe de pays partenaires peut réduire le besoin d’altérer les prix des facteurs réels et le taux de change nominal entre les pays, en réponse à des perturbations économiques. (Mundell (1961)).

Concretement: Le chômage en Grèce a dépassé la barre des 20%, si la mobilité était possible dans l’Union Européenne, les chômeurs Grecques seraient allés travailler en France ou en Allemagne ou encore dans un autre pays de l’Union. Mais la langue et dans certains cas la xénophobie dans les pays de l’union Européenne, rendent la mobilité du facteur travail extrêmement difficile.

3. L’intégration du marché financier
Selon Ingram (1962), l’intégration du marché financier permet de réduire le besoin d’ajustements du taux de change. Il permet entre autre, d’amortir temporairement les perturbations défavorables à travers l’entrée des capitaux- en empruntant des zones à surplus, ou en décumulant l’excès d’investissements étrangers d’une zone, qui pourront ensuite être reconduit après les chocs.

4. Le dégrée d’ouverture économique
Selon Mckinnon (1963), plus le pays est ouvert, plus le changement des prix internationaux impacteront directement ou indirectement les prix locaux- c’est- à -dire à l’intérieur de la zone monétaire. Ainsi, la dévaluation se ferait plus vite à travers les prix des produits marchands et le coût de vie. Cette répercussion des changements des prix internationaux sur le prix locaux, rendrait le taux de change moins utile en tant qu’instrument d’ajustement.

5. La diversification dans la production et la consommation
Une grande diversification dans la production et la consommation, de même que dans les exports et imports, dilue l’impact possible des chocs spécifiques à un secteur en particulier. Par conséquent, la diversification réduirait le besoin de changement des termes d’échange au travers du taux de change nominal, et, fournirait à la zone une protection contre un certain nombre de perturbations.

6. Un taux d’inflation similaires
Une balance externe déséquilibrée peut subvenir de la différence du niveau d’inflation nationale des pays de la zone monétaire. Ceci résulterait en : des disparités de développement structurelles, des différences dans les politiques économiques, des différences dans les préférences sociales (exemple : la crainte de l’inflation).

Concretement: lors de la crise Grecque, la Grèce souhaitait une inflation élevé, et l’Allemagne réputée pour ses produits bon marche, souhaitait elle, une inflation basse.

7. Une intégration Fiscale
Une intégration fiscale, permettrait une réallocation des fonds des pays les moins affectés, vers les pays membres les plus affectés par les chocs asymétriques. Ceci en retour, réduirait le besoin d’ajustement à travers le taux d’échange nominal.

Toujours lors de la crise Grecque, alors que la Grèce était en difficultés de paiement, l’Allemagne elle, gérait un énorme surplus. L’Union Européenne n’étant pas une union fiscale, il n’était pas possible de rediriger le surplus de l’Allemagne vers la Grèce.

8. Une intégration Politique
La volonté d’une intégration politique est regardée par certains, comme l’élément le plus important d’un projet d’union monétaire. Elle permet d’encourager entre autres, le respect des engagements communs, coopération durable sur des politiques économiques variées, et promeut un renforcement des liens entre les institutions des pays membres.

Concretement: Durant la crise Grecque, alors que Angela Merkel souhait voir la Grèce quitter temporairement l’Union Européenne ou recourir aux fonds d’aide du FMI, pour Nicholas Sarkozy, il était inconcevable qu’un membre de l’union aille demander de l’aide au FMI alors les pays de l’union ont la capacité de lui venir en aide.


Comme je l’ai dit plus haut, les zones CEMAC et CEDEAO sont à mi-chemin, de la voie qu’a emprunte l’Union Européenne il ya 8ans. Au regarde des critères à remplir pour justifier l’établissement d’une monnaie unique, les zones CEMAC et CEDEAO, m’apparaissent comme n’étant pas des zone monétaire optimales. Le franc CFA, n’a pas de pertinence économique.

L’adhésion à la monnaie unique constitue un danger dont la manifestation risque de déstabiliser l’Afrique Subsaharien et plus précisément les pays de la zone franc. Au lieu d’avance comme des troupeaux allant à l’abattoir, il est peut être temps de faire un halte et de repense notre idée d’union monétaire.


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vendredi 30 juillet 2010

1 Stimulateurs vs Austériens

Par Paristocrate:


Le débat entre les Stimulateurs – partisans d’une politique fiscale expansionniste- et les austériens – partisans d’un politique fiscale austère- continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive.

D’un côté de la table on a les keynésiens, avec comme figure de proue : Paul Krugman, Brad Delong, James Galbraith, Mark Thoma, Martin Wolf et Nouriel Roubini ; d’un autre côté on a les austériens dont les leaders sont Niall Ferguson, Tyler Cowen, Martin Feldstein, John Taylor, Robert Barro, Raghu Rajan et leur nouvelle recru le professeur Kenneth Rogoff.

La question qui les anime est celle de savoir si dans les conditions actuelles – taux de Chômage élevé, dettes Etatiques à des niveaux record, faible croissance économique- les gouvernements devraient mener une politique fiscale expansionniste ou alors réduire leurs dépenses.

Pour les keynésiens, la réponse est claire : pour répondre à un cycle économique décroissant, l’Etat devrait prendre temporairement la relève du secteur privé pour booster la demande agrégée. Cette position est renforcée par une série d’éléments conjoncturels :

1. Les Banques Centrales pour la plupart pratique la politique du ZIRP: Les taux d’intérêts étant quasiment à zéro, la politique monétaire n’a presque plus de traction, la banques centrales se sont déjà engagées dans des mesures exceptionnelles et non-conventionnelles de quantitative easing et, les armes qui leurs restent, sont toutes dangereuses et promettent des résultats incertains.

2. La déflation et non l’inflation est la menace la plus dangereuse a court-terme : toute déflation implique une baisse des prix auxquels les produits manufacturés sont vendus ; dans le contexte actuel, cette baisse de prix signifie également une baisse de revenues. Les prix auxquels les produits sont vendus ainsi que les quantités, influencent la demande de main d’œuvre. Cette relation est mise en évidence par la courbe de Philip qui montre que toute déflation s’accompagne toujours d’une augmentation ou au mieux une stagnation du chômage.

3. Les plans de relances engagés en 2009 sont en train de s’estomper et la reprise économique pourrait être altérer : les plans de relances engagés par les Etats en 2009 sont reconnus pour avoir été déterminants pour éviter une autre grande dépression. Mais, si l’économie a évité la catastrophe, les stimulateurs pensent qu’elle reste fragile et que le risque d’un « double dip » continue de planer. Au lieu sevrer l’économie de toute aide, il faudrait selon les pro-stimulus, continuer de la soutenir jusqu'à ce qu’elle reprenne son plein envol.

4. Les grandes économies sont dans une trappe à liquidité et dans ce contexte, beaucoup de principes économiques fonctionnent à la reverse : « la vertu devient le vice : essayer d’épargner plus nous rend plus pauvre, à la fois à court et à long-terme (paradoxe de l’épargne ou de thrift). La prudence devient la folie : une stricte détermination à équilibrer les budgets et éviter les risques d’inflation est la route vers le désastre. Le mercantilisme marche : les pays qui subventionnent les exports et restreignent les imports gagnent au détriment de leurs partenaires commerciaux [Paul Krugman].

En d’autres termes, selon Paul Krugman, dans les conditions actuelles, restriction égale destruction et stimulation égale production.

5. Le passé est prologue, mais pas aujourd’hui: L’ensemble des évidences empiriques pouvant servir de guide pour la situation actuelle est totalement inadéquat. Car dans chacun des cas, les plans d’austérités étaient accompagnés soit d’un surplus commercial soit d’une forte baisse des taux d’intérêts. Ces conditions sont difficilement satisfaisables dans en ce moment.

Voila quelques des éléments qui, selon les stimulateurs, justifient la nécessité de l’intervention des Etats pour booster la demande agrégée et relancer l’économie.

Mais, il n’ya pas que les stimulateurs qui font la causette, les austériens font également partie du débat et c’est avec une approche totalement différente qu’ils abordent cette discussion :

1. 90% le ratio dette/PIB qui est le seuil fatale de la dette souveraine : Selon le célèbre livre publié par le professeur Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart il existe une corrélation élevée entre un ratio de dette/PIB supérieure à 90% et une faible croissance économique. Par conséquent, les Etats devraient mettre une halte à tous programmes de dépenses et s’atteler à réduire la dette publique.

2. Hier la dette était locale et l’économie fermée, aujourd’hui la dette est internationale et l’économie ouverte : Selon l’historien économiste Niall Ferguson, hier les déficits publics étaient financés par l’épargne locale et les économies étaient fermés ; l’argent des plans de relances n’avait pas de chance de flotter à l’extérieur des frontières nationales. Aujourd’hui, les déficits sont financés par la dette extérieure et les économies étant ouvertes, tout plan de relance locale suintera vers l’extérieur. (parlant particulièrement des USA)

3. L’histoire ne se répète peut être pas, mais elle rime certainement : Les pays qui se sont aventurés à gérer des déficits énormes en temps de paix, n’ont pas pu échapper aux choix difficiles qui se sont présentés à eux : les prêteurs internationaux ont dû faire face à des défauts de paiements et les préteurs locaux se sont vus dévaliser par l’inflation.

4. Le marché a besoin d’être rassuré : les investisseurs voient la taille de la dette souveraine comme une source de risque systémique. Ils ne voient aucun élément qui puisse justifier qu’en temps de paix, on ait des déficits comparables à ceux des temps de guerre. Ils sont besoins que les grandes nations les rassurent, qu’elles sont prêtes à prendre les mesures nécessaires pour réduire leurs dettes.

En réalité, il ne s’agit pas d’un débat entre stimulateurs et austériens : il s’agit d’un débat entre les théoriciens de l’économie et les historiens de l’économie ; il s’agit de savoir si l’histoire de l’économie est le meilleur guides pour aujourd’hui et demain, ou si alors, les conclusions théoriques sont les meilleures guide pour aujourd’hui et demain. Il s’agit de faire le choix entre une douleur certaine aujourd’hui (chômage élevé) ou des difficultés incertaines demain (Inflation, défaut de paiement). Il s’agit simplement de la suite du débat entre Paul Krugman et Niall Fergusson.
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dimanche 13 juin 2010

0 Euro-FCFA: Quand les Bonnes Nouvelles Sont les Mauvaises Nouvelles

Par Africa:

( Source finviz.com)

Il y’a un moins l’euro est descendu en dessous de 1.25$, la plupart des pays africains de la zone franc ont interpréter cette chute comme un bon signe pour leurs exportations. Leur interprétation était basée sur le fait que, dans des circonstances normales, la baisse en valeur de la monnaie d’un pays entraine une augmentation de ses exportations.

Mais nous ne sommes pas dans des circonstances normales: l’économie mondiale est à peine sortie de la crise financière et il y’a la possibilité d’une double récession; l’Europe fait face a de profonds troubles et l’Union Européenne est en territoire inconnu, le chômage continu de croitre et la confiance des consommateurs est stable sinon décroit ; le gouvernement Chinois se bat contre l’inflation et fait tout ce qu’il peut pour la contenir même si cela veut dire imposer le control de capital ; l’économie Américaine a commencé à créer des emplois, mais le chômage reste très élevé – au dessus de 10% - la demande des consommateurs est basse et ceux qui craignent les dangers du déficit font des progrès pour s’approprier du programme de la maison blanche.

Ces circonstances ne sont pas normales, et cause de ça, la dépréciation de l’euro pourrait ne pas booster nos exportations autant que nous le pensons. Par contre, en glissant davantage, le taux de change Euro/USD sera néfaste pour les pays Africains de la zone franc.

Pour comprendre pourquoi, prenons un exemple : si le prix Euro/USD est 1.32$ l’équilibre économique est atteinte et on exporte des quantités efficientes. Si le prix Euro/USD descend en dessous de 1.25$, les quantités maximales sont exportées. Maintenant, si le prix descend à 1.25$ ou plus bas, les quantités exportées ne changent pas : ça veut dire, à un prix Euro/USD de 1.25$ ou moins, les quantités exportées sont parfaitement inélastique.

Plus l’euro chute, plus on se rapproche du prix auquel ou en dessous duquel les quantités exportées sont parfaitement inélastiques. En d’autres termes, une chute continuelle de la valeur de l’euro génèrera moins de revenue et conduira probablement à un déficit de la balance commerciale.

Une autre raison pour laquelle nous n’avons pas besoin d’un euro faible est que, la plupart des exportations sub-sahariennes sont des matières premières ; la demande pour les matières premières dérive de la demande des produits manufacturés. L’offre des matières premières tend à être parfaitement inélastique à court terme.

Etant donné que l’offre de matières premières est parfaitement inélastique à court terme et sachant que la demande actuelle des produits manufactures est faible, le prix des matières premières baissera indépendamment du taux de change avec pour causes : le manque de capacité de conservation, la compétition interne entre les producteurs et, le besoin actuelle et urgent de revenues par les producteurs.

Maintenant, si le taux de change baisse et si la demande pour les matières premières reste faible, les prix vont baisser pour les mêmes raisons mentionnées plus haut. Cependant, les producteurs recevrons moins de revenues en termes de prix et moins de revenues en termes de devises.

Parce que les inputs utilisés par les producteurs sont achetés aussi bien en dollars qu’en Euro et prenant en compte que le taux de change Euro/CFA est fixe, toutes choses égales par ailleurs, produire une quantité donnée de matières premières couterait plus chère et serait moins profitable pour les pays de la zone franc.

Alors, sous les conditions actuelles, une dépréciation de l’euro par rapport aux autres monnaies est une mauvaise nouvelles pour les économies d’Afrique sub-saharienne de la zone franc et une mauvaise nouvelles pour les producteurs.

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mercredi 9 juin 2010

6 COBAC : Conflit d’Intérêt et Abus de Pouvoir

Africa
La semaine dernière, la Cobac à annoncé qu’elle retirait à la SFA (Société Financière Africaine) son agrément d’établissement de crédit. Pour cause, celle-ci aurait constaté un nombre importants de dérives et de manquements à la réglementation bancaire dont la SFA s’est rendue coupable. Cependant, de nombreuses personnes restent perplexes par rapport à cette décision.

Pour le comprendre, il convient de rappeler quelques uns des pouvoirs de la Cobac: le pouvoir réglementaire : La COBAC dispose de toutes les compétences pour définir le plan et les procédures comptables applicables aux établissements de crédit, et les normes prudentielles de gestion (ratios de solvabilité, de liquidité, de division des risques, de transformation, de couverture des immobilisations par les ressources permanentes, etc.) ; le pouvoir de contrôle : la COBAC veille à ce que la réglementation bancaire soit respectée par les établissements de crédit. [BEAC]

Il apparait clairement que les pouvoirs de la Cobac s’appliquent aux établissements de crédits. Les établissements de crédits, sont ceux-là qui collectent l’épargne et octroient des prêts. Mais, quand on sait que la SFA n’est pas un établissement de crédits mais plutôt une banque d’investissement, on se pose la question de savoir si la Cobac est habilitée à réguler l’activité des intermédiaires financiers et quels sont les conflits d’intérêts que ça suscite.

Ailleurs par exemple, la distinction entre banques commerciales et banques d'investissements est bien claire: Au USA, les banques commerciales sont régulées par le FDIC et les banques d'investissement par le SEC; En France, les banques sont régulées par l’autorité de contrôle prudentiel et les marchés financiers et les banques d'investissements sont régulées par l'Autorité des marches financiers.

Pourquoi cette distinction? Parce que les champs d'actions de ces organismes sont différents : Les banques commerciales collectent l'épargne et octroient des crédits; par contre les banques d'investissements permettent aux gouvernements et aux entreprises de lever les fonds nécessaires pour financer leurs activités.

Les autorités de régulation bancaire ont pour rôle principale de protéger les dépôts des épargnants et assurer le bon fonctionnement du système bancaire. Par contre, les autorités de marché ont pour rôle d’assurer l'intégrité et la transparence du marché financier, de protéger les investisseurs des abus et faire appliquer les nouvelles lois financières.

La situation actuelle pose un énorme conflit d’intérêt : le gouverneur de la BEAC est en charge de la politique monétaire, c’est également lui qui est la tête de la Cobac c’est-a-dire qui supervise les banques et le système bancaire. En plus de tous ces pouvoirs, il intervient également comme le gendarme du marché financier.

Le fait que le gouverneur de la BEAC à lui seul ait autant de pouvoir, lui confère la capacité d’influencer directement la tendance du marché financier. Cette situation rend le marché inefficient et décourage tout investisseur rationnel.

Sachant qu’un marché financier qui n’est pas intègre et indépendant ne peut séduire des investisseurs rationnels, il est donc impératif de mettre sur pieds une agence de régulation des marchés financiers qui sera indépendante des autorités monétaires et gouvernementales. Le but de cette agence sera de garantir l’intégrité et la transparence du marché, de protéger les investisseurs, d’appliquer les lois relatives aux marchés financiers et aux compagnies d’investissements.
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dimanche 16 septembre 2007

0 Pourquoi la Crise Grècque Est un Danger pour le Cameroun

(cliquez sur l'image pour un meilleur aperçu)
Depuis le 6 octobre 2009, date de la prise de fonction par le premier ministre Georges Papandreou en Grèce, l’Euro n’a cessé de chuter par rapport au dollar. La panique est survenue à la découverte du niveau d’endettement de l’Etat grecque.

Toute dépréciation de l’Euro par rapport aux autres monnaies, signifie une dépréciation du franc CFA par rapport aux autres monnaies.

La chute de l’Euro par rapport au dollar, dans des conditions normales, devrait booster nos exportations. Seulement, en dehors de la chine, la demande globale est au plus bas et chaque nation essaye d’exporter plus et importer moins.

Parallèlement, la crise en Grèce et dans les PIGS, parce qu’elle désoriente les efforts de relance économiques, est en train d’amoindrir la confiance des consommateurs et les prévisions de croissances pour certains membres de l’UE. Bien que la parité Euro-CFA reste fixe, la faiblesse de la demande en Europe réduira considérablement notre capacité d’exportation et aussi, les prévisions de croissances dans la CEMAC.

Si cette situation persiste, la zone CEMAC et le Cameroun en particulier, pourrait faire face a une légère inflation et une détérioration de sa balance commerciale déjà largement déficitaire. Il convient également de noter que tant que cette situation perdure, le prix du baril de pétrole qui jusqu’ici est resté dans la fourchette 70-80 dollars, pourrait replonger.

Si la crise grecque est mal contenue, et finit par rattraper le Portugal, l’Espagne et l’Italie, L’Europe succombera à une double récession. Celle-ci pourrait être dévastatrice, vu que les gouvernements ont épuise leurs ressources pour atténuer la crise de précédente. Cette crise ne se limiterait pas seulement à l’Europe, elle envahirait et affecterait sévèrement les grands exportateurs de la zone CEMAC tels que le Cameroun.

Pour l’instant, la chute de l’Euro ne nous ait pas favorable ; tout comme nous avons dansé au rythme du « soul makossa », nous seront peut être obligés de consommer notre banane en mode local.
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