mercredi 14 août 2013

7 La BEAC, le Taux Directeur et le Paradoxe de la Surliquidité

Par Paristocrate:
Pour essayer de faciliter l’accès aux crédits, la BEAC a décidé de  baisser son taux directeur de 50bps. Seulement, la question qui taraude les opérateurs économiques, est celle de savoir si cette décision aura une incidence sur la quantité de crédits octroyée par les banques de la CEMAC.

Pour ma part, cette décision n’aura pratiquement aucun n’effet sur la quantité de crédits. Mais avant toute chose, il convient de faire la distinction entre taux directeur et taux interbancaire.  Ensuite, il est important d’établir la relation entre les deux.

Le taux directeur de la BEAC, c’est le taux d’intérêt auquel les banques qualifiées peuvent emprunter directement auprès de la BEAC. Par contre, le taux interbancaire c’est le taux auquel une banque peut emprunter directement d’une autre banque.

En général, le taux directeur de la BEAC est supérieur au taux interbancaire de la CEMAC. De ce fait, une banque empruntera directement de la BEAC que quand elle n’aura pas été capable d’obtenir un prêt auprès d’une autre banque ou alors, quand le taux interbancaire devient supérieur au taux directeur de la BEAC.

En bref, le taux directeur de la BEAC représente en général la valeur plafond que devraient prendre les taux sur le marché interbancaire, Il est  la limite supérieure de l’intervalle dans lequel peuvent varier les taux sur ce marché.

Une banque va sur le marché interbancaire pour deux principales raisons : Soit parce que ses réserves obligatoires à la BEAC sont en dessous du niveau requis, soit parce qu’elle manque de liquidité immédiate pour faire face aux exigences de retraits ou pour financer des projets qu’elle estime bancables.

Maintenant et c’est ici que je voudrais attirer l’attention : dans la CEMAC, les banques sont en surliquidité permanente. En d’autres termes, les banques non seulement remplissent les conditions de réserves minimums exigées par la BEAC, mais en plus, les disponibilités à vue de moins d’un mois dont elles disposent, permettent de couvrir largement les exigibilités à vue de moins d’un mois (Ratio de liquidité = 100%).

Les banques ayant donc plus fonds disponibles qu’elles n’en ont besoin, la nécessité de refinancement, que ce soit sur le marché interbancaire aussi bien qu’auprès de la BEAC, n’est que marginale.

Il en découle qu’en baissant son taux directeur, la BEAC n’a rien fait d’autre que d’augmenter la surliquidité potentielle des banques. Cependant, les difficultés qu’ont les banques de la CEMAC à financer l’économie n’émanent pas d’un manque de liquidités, mais plutôt d’un manque de projets « bancables ».

Concrètement, pour les clients actuels des banques, l’impact de la baisse du taux directeur n’augmentera pas nécessairement leur capacité d’emprunt, mais elle leur permettra peut-être d’obtenir de meilleurs taux d’intérêts. Mais pour les clients et projets que les banques estiment respectivement trop risqués et non bancables, ce sera le statu quo.

En conclusion, la baisse de son taux directeur par la BEAC aura un impact sur le coût du crédit, mais elle n’aura pratiquement pas d’effet sur la quantité de crédits octroyée par les banques de la CEMAC.

P.
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jeudi 1 novembre 2012

4 Conversation avec Paul Biya

Par Paristocrate:
Paul Biya, après 30ans de votre gouvernance, Nous sommes lasse d’être de cette jeunesse qui tient sa bouche fermée et sa gorge serrée ; Nous sommes lasse d’être de cette jeunesse qui murmure sa souffrance dans les chaumières parce que privée d’en parler à la lumière ; Nous sommes lasse d’être de cette jeunesse qui se contente de la débrouillardise parce qu’on lui a inculqué qu’il ne fallait pas avoir de grands rêves ; Nous sommes lasse d’être de cette jeunesse qui meurt en mer, parce qu’elle refuse de se mourir en sa terre natale ; Nous sommes lasse d’être de cette jeunesse dont l’ambition principale se limite à nourrir son homme dans un pays aussi riche que le nôtre.

A Propos de la paix
Tranquillité, stabilité, sérénité, calme, paix : Tels sont les slogans qui, au fil des années, ont été scandés pour justifier l’idée selon laquelle vous étiez un mal nécessaire, un moindre mal.

A chaque élection, pour nous intimider tacitement, vous parlez de la paix. Vous prenez le grand soin de nous envoyer le message subliminal selon lequel, l’alternative à vous c’est la guerre.  

Mais nous le savons tous, la paix qui devient le garant de la démocratie, c’est l’arme qui devient garant de la paix ; c’est que la démocratie a cessé d’exister, c’est que le peuple a le choix entre le bulletin vert et le bulletin rouge du « Mobutisme » ; c’est que le peuple a été privé de choix.

Jean Jacques Rousseau dans le Contrat Social, nous avait pourtant prévenu : « On dira que le despote assure à ses sujets la tranquillité civile; soit: mais qu'y gagnent-ils, (…), si son insatiable avidité, si les vexations de son ministère les désolent plus que ne feraient leurs dissensions? Qu'y gagnent-ils, si cette tranquillité même est une de leurs misères? On vit tranquille aussi dans les cachots: en est-ce assez pour s'y trouver bien? Les Grecs enfermés dans l'antre du Cyclope y vivaient tranquilles, en attendant que leur tour vint d'être dévorés.»

Pendant des décennies, vous avez réussi par votre indifférence, à nous faire croire que vous nous apportiez la tranquillité civile; Pendant plus de trente ans, vous nous avez psychologiquement, forcé à  croire que cette tranquillité civile justifiait votre despotisme machiavélique; Pendant près d’un demi-siècle, vous nous avez convaincu, bon gré mal gré, qu’être esclave d’un maitre docile justifiait l’esclavage, et valait beaucoup mieux que se révolter pour la liberté. Pendant trop longtemps, vous n’avez fait croire avec beaucoup de succès, que vivre tranquille était synonyme de vivre bien.

Tout au long de votre long règne, vous nous avez ligotés aux lianes de votre avidité pour le pouvoir, et vous nous avez enfermés dans la cellule de nos peurs.

Mais comme le prédit la loi d’Hubert Stein : « Si quelque chose ne pas continuer perpétuellement, elle s’arrêtera». Et puisque vous nous pouvez tromper perpétuellement le peuple camerounais, il s’émancipera.

Comme l’a dit Abraham Lincoln: « Vous pouvez tromper une un partie du peuple tout le temps, vous pouvez tromper tout le peuple un partie du temps, mais vous ne pouvez tromper tout le peuple tout le temps.».

Sachez que nous savons désormais, que même dans nos prisons les plus rudes à Tcholere, on vit tranquille, on vit en paix ; Nous savons désormais, que vivre tranquille ou vivre en paix, n’est pas synonyme de vivre bien ; Nous savons désormais, que le  choix que vous nous offrez n’est pas entre vivre tranquille ou vivre en guerre, mais entre vivre tranquille ou vivre bien. Enfin, nous savons désormais, qu’il ne faut pas vivre tranquille pour vivre bien, mais qu’il faut vivre bien pour vivre tranquille.

Aujourd’hui, soucieux de l’avenir de leurs générations, inquiet du devenir de cette nation, les Camerounais se posent une question lancinante et poignante, une question qu’ils auraient dû se poser il y’a belle lurette : Que vaut une vie tranquille si elle n’est pas vécu ?

Le peuple camerounais est repus vos tromperies : La bouchée que vous voulez nous forcer à avaler, risque d’être la bouchée de trop, elle risque d’être gerber sous la forme d’une révolte qui ne s’arrêtera qu’avec votre déguerpissement. Et quand  nous disons révolte, nous pensons de préférence au printemps arabe. Toutefois, même si nous devions donner chacune de nos vies pour que nos enfants puissent vivre libres et bien, nous sommes nombreux à y être prêt, car il n’y’a pas de vie sans liberté et être esclave s’est être mort.

Depuis votre ascension au pouvoir, vous nous avez embrigadés dans ces slogans poreux. Depuis votre ascension au pouvoir, vous nous avez fait boire à la coupe des illusions et vous nous avez fait manger à la table de votre seule ambition.

Mais désormais et s’il le faut, le peuple est prêt à choisir le carton rouge pour arriver au carton vert ; le peuple est désormais prêt a peu de révolte pour un peu de pain ; le peuple est désormais prêt a un peu de désordre pou un peu de bien-être.

Toute chose a un temps, votre règne aussi.

A Propos des Emeutes de la faim
En février 2008, vous avez tenu un discours à la jeunesse. Alors que je vous écoutais, espérant que pour une fois vous feriez preuve de compassion, j’ai écouté en vain. Nulle part tout au long de votre discours, vous n’avez eu un mot de compassion pour les pères et mères, frères et sœurs, qui ont perdu des membres de leur famille lors des émeutes de la faim.

Quiconque se souvient de ces évènements et quiconque témoigne de la dureté de la vie que ces parents endurent non seulement pour tolérer votre népotisme, mais aussi votre despotisme, ne peut manquer d’avoir un pincement au cœur. Pincement dont la douleur fut plus accrue, lorsque le 4 aout 2009, de tous les présidents africains, vous étiez l’un des rares à souhaiter un joyeux anniversaire au président Barack Obama.

Vous vous souvenez de la date d’anniversaire du président Américain parce qu’elle sert vos intérêts, mais les parents dont les enfants ont été tués sous votre règne, vous oubliez leur douleur parce que vous n’y avez aucun intérêt.

J’imagine, vous nous diriez certainement qu’ils étaient des délinquants ; qu’ils avaient commis des actes de vandalismes et autres infractions de la loi. Mais quel qu’en soit le cas, les familles innocentes ne méritent-elles pas des condoléances ? Ne méritent-elles pas autre chose ? Ne méritent-elles pas autre chose que l’indifférence de vous, vous qui êtes pourtant supposé vous s’assurer qu’un tel carnage ne se produise ?

Personnellement, monsieur Paul Biya, je ne sais quoi penser de vous, pour la simple raison que j’ignore qui vous êtes : En 30ans de magistratures suprêmes, vous êtes le camerounais le moins connu de la population Camerounaise. Vous êtes ce personnage proche mais lointain, dont l’écho ne se fait entendre que quand il faut  protéger son pouvoir, créer des embouteillages lors de ses déplacements officiels, ou encore, quand il faut nous lire ses discours devenus de véritables antiennes.

Lorsque vous seriez parti, ou alors, quand on vous fera partir, qu’est-ce que nous retiendrons de vous ? Qu’est-ce que l’histoire retiendra de vous ?

L’on retiendra : Que la Jeunesse est le fer de lance de la nation, mais qu’on peut en faire le parent pauvre de ses priorités pendant plus de 30ans ; Que la corruption est un danger pour la république, mais qu’il ne faut la combattre que quand elle menace directement le pouvoir du chef ; Que la poursuite de la démocratie est une ambition noble, tant qu’on peut truquer les élections ou le jeu politique en sa faveur ; Que la paix est le socle de notre nation, mais qu’on peut massacrer des centaines de jeunes sans cligner des yeux ; Que l’unité nationale a été accomplie, même si ça fonctionne à loi des quotas et des divisons ethniques; Que la liberté de la presse est un acquis, tant qu’elle fait la critique de tout sauf de vous, tant qu’elle n’attire pas l’attention du peuple sur les dangers de votre gestion calamiteuse du pays.

On retiendra que tout au long de votre règne, vous nous avez offert une pacotille de démocratie, une illusion de paix et des apparences de liberté. La monté de la tension qui se fait sentir n’est que normale, car même les aveugles finissent par voir de leur cécité.

A Propos de l’Opération Épervier
Pendant que vous abrutissez nos enfants au théâtre de l’opération de votre épervier, vous dépensez des centaines de millions par an, pour préparer les vôtres à saisir les opportunités que leur réserve l’avenir. Combien des meilleures écoles primaires de notre pays, ont un budget qui avoisine 100millions ? Pourtant, vous en dépensez plus que ça, pour la scolarité de vos quelques enfants. Vos enfants sont-ils de « super camerounais » ? Ou alors, puisque vous êtes roi, ils sont certainement des princes et princesses ?

Trêve d’hypocrisie, nous sommes lasse de votre supercherie, nous en avons plus que notre mesure. Le temps de votre fin est arrivé, nous ne voulons plus de vous, vous devez partir avant que l’on ne vous chasse.

L’épervier que vous avez fait grandir et drogué du sang de vos fidèles serviteurs, reste sur sa faim. Cependant, après la tête de Marafa Hamidou Yaya, l’appétit de l’épervier n’est que pour votre tête, il ne vole plus que pour le sang du « prince ».

Vous avez cru que l’épervier c’était votre foireux system judiciaire, mais sachez que le véritable épervier c’est le peuple, et le peuple demande votre tête : Albatros ça commence avec vous, Albatros ça finira avec vous. L’opération épervier que vous avez monté pour consolider votre pouvoir, est celle-là même qui est en train de le démanteler.

Vous avez tellement maté le peuple camerounais d’une main de fer dans un gang de velours, que vous avez fini par croire que ce pays est le vôtre : Vous créez un parc et il porte le nom de votre maman, vous créez un département ministériel et il porte le nom de votre femme. Que sont-elles pour cette nation en dehors d’être respectivement votre mère et votre femme ?

Vous arrive-t-il de penser à Um Nyobe ? Vous arrive-t-il de penser à Ernest Ouandji ? Vous arrive-t-il de penser à Felix Moumié ? En plus de trente ans la tête de notre État, vous avez systématiquement refusé de leur laisser prendre la place qui est la leur dans l’histoire de notre pays. Votre maman et votre épouse, sont désormais plus honorées que ces héros de notre histoire ne l’ont été en plus de 50ans d’indépendance. Le peuple en ras-le-bol.

Vous n’êtes pas notre président, et vous avez cessez de l’être il y’a bien longtemps maintenant. Vous nous avez donné des têtes, mais la seule tête qui nous apaisera c’est la vôtre, et bientôt, nous l’auront. La fin de votre règne despotique est proche. Si vous ne partez pas avant qu’il ne soit trop tard, c’est dans la disgrâce que vous partiriez et votre Némésis Marafa Hamidou Yaya pourrait bien se révéler être un prophète.

2 Juillet 2012
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mercredi 3 octobre 2012

0 Emasculation des Intellectuels Camerounais


Par Paristocrate:Si tu crois que l’opposition ce sont les partis politiques, alors tu es un camerounais qui manque de bon sens, car l’opposition c’est le peuple à travers les partis politiques. Il y’en marre de voir ces poltrons de camerounais, cacher leur indolence et leur émasculation derrière le manque de charisme, de leadership et d’organisation des partis d’opposition.

Il est vrai que d’une certaine manière, les leaders des partis d’opposition se sont montrés extrêmement inefficace à s’organiser et organiser leur campagne électorale. Mais, où était cette partie du peuple, qui prétend vouloir le changement, quand il fallait apporter sa pierre la construction d’une opposition forte et à leur souhait ? Où était-elle?

A l’évidence, elle était absente. Les Camerounais ne savent parler que de ce qui ne les concerne pas directement : pendant les élections en Côte d’Ivoire, on les a vu se défiler sur les plateaux de télévision et s’émoustiller dans tous les coins de rue, pour soit dénoncer les fraudes électorales, soit décrier le rôle de la France. Pourtant, la plupart d’entre eux, n’a jamais mis les pieds en Côte d’Ivoire.

On les a vus dénigrer les medias français et les accuser d’être en cabale contre Laurent Gbagbo ; on les a vus accuser l’ONU, la France et les Etats-Unis, d’avoir reconnus le président Ouattara avant la déclaration du Conseil Constitutionnelle. Cependant, ils ont choisi de faire langue de bois quand les même medias français, déclarent Paul Biya vainqueur avant même que les votes aient été comptés ; On les a vus donner leur langue au chat, quand Alain Juppé déclare que les élections au Cameroun se sont déroulés dans des conditions acceptables.

Si vous leur demandez pourquoi ce double standard, ils vous diront : « les acteurs de notre opposition ne valent pas la peine qu’on s’y intéresse ».

D’abord, c’est qui l’opposition ? Les partis politique ou tous ceux qui veulent le changement ? Ensuite, depuis quand est-ce qu’un citoyen s’intéressent à une élection présidentielle pour l’attrait des candidats ? N’est pas la cause et non la personne qui devrait motiver notre vote et notre engagement ?

Parce que les candidats ne sont pas de nos standards, cela justifie-t-il qu’on puisse tolérer les fraudes électorales ? Parce que les acteurs ne sont pas nos standards, cela justifie-t-il qu’on accepte une élection pipée ? Parce que les acteurs ne sont pas de nos standards, cela implique-t-il que nous devons nous désengager du processus électoral ?

En réalité et c’est un paradoxe, beaucoup de ceux qui tiennent ce discours sont ce qu’on appelle chez nous « les intellectuels ». Pour ma part, soit ils sont sincères quand ils tiennent ce discours erroné, ce qui remet en cause leur intellect, soit ils ne sont pas sincères quand ils tiennent ce discours, ce qui nous laisse conclure qu’ils ont vendu leur intégrité au prix de la partialité.

Mais quel que soit le cas, le résultat est le même : beaucoup de ce qu’on appelle des intellectuels sont soit des imbéciles, soit des ivrognes de la corruption. Ce n’est pas à cause de Paul Biya ou de l’opposition que le Cameroun est ce qu’il est, c’est à cause de chaque camerounais, particulièrement ceux-là qui appartiennent à la classes des « intellectuels ».

18Octobre 2011
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jeudi 13 septembre 2012

0 Le Mirage du Fonds de Cohésion et du Fonds de Convergence

Dans le processus de création de l’euro, l’une des principales critiques de ce projet fut celle selon laquelle, les économies de nations européennes étaient structurellement différentes et à des niveaux différents du cycle de développement. Mais plus encore, ces pays n’avaient pas le même cycle économique. N’ayant pas le même cycle économique, il serait difficile, voire inefficace d’avoir une politique monétaire commune.

Pour le dire simplement : S’il y’a une récession économique dans les pays périphériques-disons la Grèce- et une expansion dans les pays de base-disons l’Allemagne- quels champs d’actions devraient prendre la Banque Centrale Européenne ? Selon les accords de Maastricht, aucun, en dehors de ceux visant à maintenir la stabilité des prix.

En d’autres termes, si les grecques périssent par l’évaporation de la demande, pendant que les allemands prospèrent grâce à une recrudescence de la demande, la BCE devrait maintenir le statu quo tant que la stabilité des prix n’est pas en danger- confère Trichet interview.

Cependant, pour répondre aux critiques, les euro-européens ont dit qu’ils d’harmoniseraient leurs économies à posteriori. Pour créer cette harmonie, deux fonds d’investissements ont été mis en place: Un Fonds de Cohésion économique et un Fonds de Convergence économique. Ces fonds avaient pour but de combler le gap entre les niveaux développement des pays membres et de permettre aux pays les plus pauvres de se rattraper.

Concrètement, les investissements du fonds de cohésions avaient pour cible, des projets qui permettraient de booster le PIB/Habitant des pays pauvres et de l’amener au niveau de celui des pays les plus riches ; les investissements du fonds de convergence eux, avaient pour cible, des projets visant à maintenir l’inflation dans les pays pauvres, au même niveau que l’inflation dans les pays riches- en boostant le revenu.

Au risque de commettre un sophisme de composition, les figures ci-dessous semblent suggérer que le Fonds de Cohésion et le Fonds de Convergence, n’ont pas eu l’effet escompté : Les taux d’intérêts- en d’autre terme l’inflation- en Grèce, évoluent vers direction opposée aux taux d’intérêts en Allemagne ; l’écart entre le PIB/Habitant en Allemagne et le PIB/Habitant en Grèce, elle restée contant depuis l’adhésion de ce dernier a l’euro.


PIB/Habitant: Allemagne vs Grèce



Obligations Grecques- 2ans
Obligations Allemande- 2ans Obligations Grecques- 10ansObligations Allemande- 10ans Ces figures sont-elles le témoignage de l’échec des Fonds de Cohésion et Fonds de Convergence? Non. Mais, elles sont la preuve qu’ils ont échouée à atteindre leurs objectifs en ce qui concerne la Grèce et l’Allemagne.

Ce constat suscite une question : Quels sont les conditions nécessaires, pour créer une zone monétaire optimale, après l’adoption d’une monnaie commune par des pays ne constituant pas une zone monétaire optimale ?

13/09/11 05:20
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mardi 11 septembre 2012

1 L’euro: Un projet sans science

Paristocrate:

Dans un entretien accordé à la chaine de télévision abc, Milton Friedman déclarait ceci à propos de l’Euro : « Je pense que c’est un gros pari et je ne suis pas optimiste. Malheureusement, le marché commun n’a pas les caractéristiques nécessaires pour une zone monétaire commune ». Pour lui, l’Union Europe n’avait pas les outils nécessaires pour s’ajuster aux chocs asymétriques.

Pourquoi est-ce selon la science économique, l’euro dans sa structure actuelle n’a pas de viabilité ?

Economiquement, lorsque des pays se joignent ou décident de former une union monétaire, c’est parce qu’ils souhaitent réduire les coûts du commerce avec leurs partenaires de l’union, et faciliter et accroitre les échanges commerciaux. Le but ultime étant de maximiser les marges bénéficiaires, d’accroitre les exportations, de bénéficier de la spécialisation et de promouvoir la croissance économique. Pour y arriver, ils abandonnent chacun leur monnaie nationale et embrassent une monnaie commune : la monnaie de l’union.

Cependant, pour qu’une union monétaire soit stable et pérenne, elle doit être capable de s’ajuster aux chocs systémiques et surtout aux chocs asymétriques. Et selon les travaux de Mundell (1960), pour qu’une union puisse s’ajuster aux chocs asymétriques, les pays membres doivent constituer une Zone Monétaire Optimale (ZMO).

A ce niveau, il ressort que pour mettre en place une monnaie commune stable et pérenne, deux conditions sine qua non doivent être remplis : La monnaie unique doit permettre de booster les échanges commerciaux (1) et il doit exister dans cette union monétaire des mécanismes pour s’ajuster aux chocs systémiques et asymétriques (2). Lorsque ces conditions sont remplies, on parlera de zone monétaire optimale pour les pays concernés.

Sur la base de ces conditions, pour montrer que l’euro n’a pas de justification selon la science économique, il faudrait montrer: (1) Que depuis son avènement, les échanges commerciaux entre les différents pays membres n’ont pas considérablement augmentés ;(2) Qu’il n’existe pas de mécanismes pour s’ajuster aux chocs.

1. L’effet de Rose
Si un pays se joint à une union monétaire et toute chose étant égale par ailleurs, de combien est-ce que ses échanges commerciaux avec les partenaires de l’union augmenteraient, si on les comparait à ceux d’un pays similaire qui n’est pas membre de l’union ?

La réponse à cette question constitue ce que l’on appelle « l’effet de rose ».

Quelques temps avant la mise en vigueur de l’euro, l’économiste Andrew K Rose a publié en 2000 un article très influent intitulé : Une monnaie, un marché : Estimation des effets d’une monnaie commune sur le commerce. Dans cette article, il conclu que lorsqu’un pays se joint a une union monétaire, ses échanges commerciaux deviennent au moins trois fois autant que ceux d’un pays comparable n’étant pas membre de l’union. En d’autres termes, selon Andy Rose, adhérer à une union monétaire augmenterait les échanges commerciaux d’au moins 200%.

Dans le sillage de cette article, depuis le 1er Janvier 2002 date de sa mise en circulation sous sa forme fiduciaire, l’euro qui est une expérimentation in vivo de la création d’une union monétaire, a permis de tester les conclusions d’Andy Rose et d’éprouver la solidité de son effet de rose.

Avec en tête de proue des chercheurs comme Richard Baldwin, un armée de chercheurs se sont engagés dans ce qui est communément appelé la « réduction de l’effet de Rose ». Les plus cités de ces travaux sont ceux des économistes comme Mico, Stein et Ordonez (2003), Flam et Nordstrom (2003, 2006, 2007), Bun and Klaaseen (2007), de Nardis, De Santis and Vicarelli (2007) et enfin Baldwin et Taglioni (2007).

Le consensus qui émerge de ces études est celui selon lequel l’adoption de l’euro a permis de booster les échanges entre les pays de la zone euro. Mais au lieu d’un effet de rose de 200%, ces études confirment plutôt une réduction de l’effet de rose de 10% à environ 5%.

Il est cependant important de noter que lorsqu’on parle de 5%, il s’agit de l’effet de rose pour l’ensemble de la zone euro et non pour chaque pays de cette union monétaire. En d’autres termes, l’effet de rose pour certains pays pourrait se situer en deçà de 5% voir être négatif, pendant que d’autre pays pourrait avoir un effet de rose largement supérieur à 5%.

Sur la base de ce consensus, la question devient la suivante : Pour 5% d’augmentation du volume des échanges commerciaux, l’euro vaut-il son coût ? Au regard de ce qui se passe en ce moment, la réponse est non : L’euro ne vaut pas coût.

2. Divergences et Mécanisme d’Ajustement aux chocs asymétriques
Pour qu’une union monétaire soit pérenne, elle doit pouvoir s’ajuster aux chocs asymétriques. Et pour qu’une union puisse s’ajuster aux chocs asymétriques, elle doit disposer des outils et posséder les caractéristiques d’une zone monétaire optimale.

Prenons un exemple pour mieux comprendre : Supposons que tous les pays de la zone euro sont confrontés à une baisse de leurs exportations par le reste du monde. Puisque la baisse des exportations en générale et affecte l’ensemble des pays de l’union, elle est considérée comme un choc systémique.

En attendant la relance de la demande, les entreprises confrontées à une baisse d’exportations vont mettre leurs projets d’investissement en veilleuse. La mise en attente des projets d’investissement entrainera une diminution de la demande des capitaux financiers, et une diminution de la demande des capitaux financiers entrainera un abaissement des taux d’intérêts. L’abaissement des taux d’intérêts dans la zone euro va conduire les investisseurs à vendre leurs euros pour se diriger vers des monnaies offrant de meilleurs taux d’intérêts. La vente massive des euros par les investisseurs suscitera une situation où l’offre sera supérieure à la demande d’euro ; l’offre étant supérieur à la demande, l’euro sera dévalué et la dévaluation rendra de nouveau les exportations de la zone attractive. L’attractivité nouvelle des exportations de la zone euro relancera la demande et permettra à l’union de retourner vers la croissance.

Maintenant, supposons ceci : au lieu que toute la zone euro soit affectée de la même façon, elle est plutôt affectée différemment et par groupe de pays. Par exemple, supposons que les pays de base (Allemagne, France et Belgique) sont en pleine croissance d’exportations, pendant que les pays périphériques (Portugal, Espagne, Italie, Grèce) sont confrontés à une baisse de leurs exportations.

Puisque la baisse des exportations n’est pas générale et qu’elle affecte seulement certains pays pendant que d’autres sont en pleine croissance, la zone euro est considérée comme étant sous l’effet d’un choc asymétrique.

Que se passera-t-il sous l’effet d’un choc asymétrique comme celui de notre exemple ?

Dans les pays périphériques, la chute des exportations va entrainer la baisse des taux d’intérêts selon le scenario décrit plus haut. Et dans les pays de base, la croissance des exportations va entrainer une augmentation des taux d’intérêts selon un scenario inverse à celui décrit plus haut.

Considérons que la zone euro était un seul pays appelé Euro et que les pays qui la composent étaient des provinces. On serait donc en face d’une situation où, dans le même pays, les taux d’intérêts sont élevés au nord, et ils sont bas dans le sud. Que se passerait-il dans un tel contexte ? Il se passera que les investisseurs du nord irait emprunter au sud pour investir dans le nord. En d’autres termes, il y’aura un flow de capital du sud vers le nord.

Pour revenir à la réalité, supposons que le nord c’est l’Allemagne et le sud c’est la Grèce.

La fuite des capitaux de la Grèce vers l’Allemagne va susciter une réduction de la masse monétaire. Or, la Grèce déjà en difficulté suite à un ralentissement des exportations, va voir sa demande interne s’écrouler à cause de la réduction de la masse monétaire. Si la baisse des exportations avait créé une récession en Grèce, la baisse de la demande interne pourrait la conduire vers une dépression économique.

Dans ces conditions, que doit faire la banque centrale européenne? Difficile à dire, car quelle que soit l’action qu’elle prendra, elle devra soi favoriser l’Allemagne et pénaliser la Grèce, soit favoriser la Grèce et pénaliser l’Allemagne. La BCE se retrouvera dans une situation ou sauver un signifie sacrifier l’autre.

Que faut-il pour qu’une union monétaire puisse s’ajuster aux chocs asymétriques ?
08/09/11 23:38
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dimanche 9 septembre 2012

L’euro, son histoire, son mal

Par Paristocrate:

Depuis l’explosion de la crise en Grèce, la zone euro et l’Euro sa monnaie unique sont pris dans un vortex qui pour beaucoup, pourrait entrainer la fin de l’euro. Pour certains, le problème de l’Euro c’est la dette et l’inflation des Etats membres ; pour d’autres, le problème de l’euro c’est l’euro et son histoire.

J’appartiens au camp de ceux qui pensent que le problème de l’euro c’est l’euro et son histoire. Pour argumenter ma position, j’aimerai procéder de la manière suivante :
(1) Montrer qu’historiquement, l’UE et L’euro ne sont pas des projets économiques, mais des projets politiques ;
(2) démontrer que selon la science économique, l’euro n’as pas de justification théorique ;

Ensuite, je reviendrais sur cas de la Grèce:
(3) En montrant que l’adhésion de la Grèce à l’euro a été motivée non pas par le désir d’améliorer les échanges commerciaux, mais par le désir de profiter des avantages financiers qui en découlent.
(4) En mettant en évidence comment l’adhésion à l’euro est la cause de la crise qui tourmente la Grèce aujourd’hui

Enfin, j’essayerai de répondre à quelques questions de l’heure :
(5) Que se passera-t-il si la Grèce est en défaut ?
(6) Pourquoi l’Union Européenne n’arrive pas à sortir la Grèce de ce vortex ?
(7) Que se passerait-il si la Grèce décidait de quitter l’euro ?
(8) Quel futur pour l’euro et quelles implications pour le franc CFA et le Cameroun ?

Pour comprendre la situation actuelle, il serait judicieux de remonter vers l’origine afin de saisir les motivations, les intentions et les ambitions qui sous-tendent l’idée et l’importance d’avoir une monnaie unique pour les pays de l’Union Européenne.

I- L’Union Européenne et l’euro on toujours été des projets politiques et non économiques
Le Traité de Paris (1951)Le 9 Mai 1950, Robert Schuman le ministre des affaires étrangères de la France tient un discours au cours duquel il suggère la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). Selon lui, en fusionnant leurs marchés et en devenant des « alliés objectifs», les pays de l’Europe se mettaient dans des conditions où la guerre serait non seulement impensable, mais aussi, matériellement difficile.

C’est ainsi que le 18 avril 1951, la République Fédérale d'Allemagne (RFA), la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas signent pour une durée de 50 ans le traité de Paris. Ensuite, en 1957 lors du traité de Rome, la Haute Autorité et l’Assemblée qui sont les institutions dirigeantes de la CECA à cette époque, allaient se muer respectivement en ce qui est aujourd’hui la Commission Européenne et le Parlement Européen. Au courant de la même année, la Communauté Economique Européenne (CEE) que deviendra plus tard l’Union Européenne est créée.

Historiquement et comme le montre la déclaration de Robert Schuman, l’ambition première derrière ce qui est aujourd’hui l’Union Européen est : la création d’une communauté d’alliés(1) et l’intention est de maintenir des relations de paix et d’interdépendances entre les différents Etats membres(2).

Fondamentalement, l’Union Européenne n’est pas un projet économique dans son essence, mais un projet politique.

Du SERPENT Monétaire Européen au SYSTEME Monétaire Européen(SME).En 1971, le projet d’une Union Européenne qui initialement avait était conçu pour des raisons politiques, était au cœur de la tourmente pour des raisons économiques.

Cette année-là, l’Amérique mais fin aux accords de Bretton Woods en renonçant de manière unilatérale à la convertibilité du dollar par rapport l’or et en adoptant un système de change flottant. En vu de satisfaire la demande de dollars, la Fédéral Reserve va augmenter sa base monétaire et par conséquent entrainer une dépréciation du dollar ; les devises des pays exportateurs comme l’Allemagne vont connaitre une appréciation ; l’appréciation des monnaies de ces pays exportateurs va endommager leur compétitivité. Tous ces changements, vont entrainer dans la fouler, des fluctuations extrêmes et imprévisibles des taux de change entre les différents pays de la Communauté Européenne.

Or, pour réaliser un marché commun, les taux de change entre les monnaies des différents Etats membres doivent être fixent- Ceci est une condition sine qua non pour l’établissement d’un marché commun.

Afin de retrouver la stabilité et de sauvegarder la viabilité du marché commun, les pays de la Communauté Européenne, vont signer le 10 Avril 1972 l’accord de Bale, accord qui donnera naissance au Serpent Monétaire Européen. Le but du Serpent Monétaire Européen, était de s’assurer que la l’intervalle de fluctuation entre les différentes monnaies, ne dépasse pas plus ou moins 2,25%. Cette intervalle était communément appelé le « tunnel ».

Pour comprendre l’idée du tunnel, il faudrait remonter aux accords monétaires signés à Washington le 18 décembre 1971 : après la fin du système de change basé sur une parité fixe entre le dollar et l’or, toutes les monnaies s’évaluaient désormais par rapport au dollar. Pour maintenir la stabilité du système monétaire international, les accords de Washington établissent la fixation d’une parité par rapport au dollar, en fixant la marge de variation d’une monnaie par rapport au dollar a plus ou moins 2.25%.

Or, si toutes les monnaies peuvent varier de 2,25% par rapport au dollar, alors l’écart entre deux monnaies des pays prenant part à ces accords devrait avoir un plafond maximal de 4.5%.

Le Serpent Monétaire Européen avait donc pour rôle de s’assurer que le taux de change entre deux pays de la Communauté Européenne ne sorte pas du tunnel de 4.5%.

Seulement, le dollar ayant connu une forte dépréciation après la fin de son arrimage à l’or et le prix du baril de pétrole étant fixé en dollar, les pays exportateurs de pétrole étaient confrontés à une baisse abrupte de leurs revenus pétroliers. C’est ainsi que lorsque l’Amérique décide d’apporter son soutient à l’Israël pendant la guerre du Yom Kippour, les pays arabes décident de riposter en faisant d’une pierre deux coups : d’une part ils apportent leur soutien à l’Egypte et à la Syrie, et d’autre part, ils décident de réduire leur production de pétrole et déclarent l’embargo pétrolier contre tous les pays qui soutiennent Israël : Le résultat fut la flambée des prix du pétrole et l’infléchissement de la politique étrangère américaine dans le Moyen Orient.

(Kathylien)
La flambée des prix causée par premier choc pétrolier va entrainer des fluctuations monétaires extrêmes. Dans ces conditions, il devient impossible voir néfaste pour les pays ayant pris part aux accords de Washington, de continuer de rester dans le tunnel de 4.5%.

Dévastée par l’inflation, de nombreux pays de l’union et particulièrement la France, se rapprocher de l’Allemagne pour requérir son aide pour l’établissement d’une coopération monétaire. Le but de cette coopération monétaire serait de stabiliser leurs monnaies et faire face à la dominance du dollar américain.

En 1978, les négociations entre Helmut Schmidt le chancelier allemand et Valery Giscard d’Estain le président de la république française, aboutissent la signature d’un accord de coopération monétaire. Cet accord donne naissance au Système Monétaire Européen qui va remplacer le Serpent Monétaire Européen.

La différence fondamentale entre le Serpent Monétaire Européen et le Système Monétaire Européen est l’établissement d’une monnaie intermédiaire autre que le dollar américain. L’ECU qui n’est pas une monnaie réelle, va remplacer le dollar comme monnaie de référence pour ajuster les fluctuations des taux de change entre les pays de l’union. Il est constitué d’un panier de monnaie des pays de l’union et sa valeur est ajustée quotidiennement et pondéré au prorata des échanges entre les pays de la communauté Européenne.

Du Système Monétaire Européen à l’EuroDès son entrée en vigueur en 1979, le Système Monétaire Européen doit faire face au deuxième choc pétrolier. La révolution Iranienne et la guerre Iran-Irak vont propulser les prix du baril de pétrole vers des sommets. Cette situation va causer le retour à grand galop de l’inflation.

(Kathylien)
Le non alignement de l’inflation et les déficits budgétaires excessifs des pays de la Communauté Européenne, vont prendre d’assaut la pertinence de l’ECU. Pour répondre a cette nouvelle crise, les pays de l’union vont signer le 7 février 1992 le traité de Maastricht. Ce traité débouche sur la création de l’Euro et adopte les résolutions suivantes :
- le rapport entre déficit public et produit intérieur brut doit être inférieur à 3 %;
- le rapport entre dette publique et produit intérieur brut doit être inférieur à 60 %;
- le taux d'inflation ne doit pas dépasser de plus de 1,5 % celui des 3 pays ayant la plus faible inflation ;
- le taux d'intérêt à long terme ne doit pas dépasser de plus de 2 % celui des 3 pays les plus stables en matière de prix ;

Voila de manière sommaire, comment la Communauté Economique du Charbon et l’Acier (CECA) devient l’union Européenne, et voila aussi de manière sommaire, comment le Serpent Monétaire Européen devient l’Euro.

Historiquement, on constate Ceci :
(1) La principale raison de la mise en place de l’Union Européenne était de créer des « objectifs alliés » entre les anciens belligérants -principalement la France et l’Allemagne- et non pas de booster les échanges commerciaux.
(2) Tous les différents systèmes monétaires mis en place par l’Union Européenne avec pour objectif premier de répondre à une crise internationale et non pas de booster les échanges commerciaux entre les différents pays de l’union.
(3) L’Euro la monnaie unique n’émane pas de la convergence économique des différents pays membres de la zone euro, mais du désir de faire converger les différents pays de la zone euro.

La création de l’euro ne s’est pas faite dans le silence et l’harmonie : outre atlantiques, les économiques et théoriciens de la monnaie unique se sont fait entendre. Le consensus qui émergeait de leur critique était celui selon lequel l’Euro n’échapperait pas à sa première crise.

Qu'est-ce que justifiait ce pessimisme?

08/09/11 22:16
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jeudi 5 juillet 2012

2 Leslie Farber, Marafa et la Victime



Par Paristocrate:
Pourquoi ce n’est qu’aujourd’hui et surtout depuis qu’il a commencé à nous écrire ses lettres, que la question du domaine de Marafa Hamdidou Yaya apparait dans les medias ? Pourquoi est-ce que les articles qui sont écrits sur lui et son domaine, au lieu de révéler simplement les faits, chercher à choquer l’opinion publique et l’amener à haïr Marafa Hamidou Yaya ? Pourquoi est-ce que, subitement, tous les medias sans exception, ne publient que des articles diabolisant Marafa ? Qu’est-ce qui justifie qu’ils fassent volte-face ? Ont-ils été intimidés ? Corrompus ? Quoi ?

Pour répondre à toutes ces questions et pour une bonne analyse du carnage auquel on est en train d’assister, il faut impérativement comprendre ce que Leslie Farber appelle « L’assassinat de caractère ». L’assassinat de caractère c’est toute tentative visant à discréditer une personne et à jeter sa crédibilité ne pâture. Le processus est simple : On prend un simple fait et on l’exagère, l’intention étant de créer de l’indignation envers cette personne ; on prend une vérité et on s’en sert pour créer un mensonge, le but étant de tromper les esprits inattentifs ; on prend des faits et on les manipule, le but étant de peindre une image détestable de la victime.

Maintenant, revenons à la réalité : Depuis que les medias parlent du domaine de Marafa Hamidou Yaya, combien d’entre eux, nous ont-ils informé de comment est-ce qu’il a été financé? Combien d’entre eux, nous ont-ils dit s’il a été payé en cash ou alors Marafa l’a financé à l’aide d’un crédit bancaire ? Combien d’entre ces medias, nous ont-ils dit depuis quand est-ce qu’il a acheté ce domaine ? Fut-ce avant ou après Albatros ? Combien de ces medias, nous ont-ils dit si en dehors d’être membre du gouvernement, Marafa est aussi un entrepreneur habile?

A titre de rappel et pour ceux qui ne le savent pas, il n’est pas possible dans notre pays aujourd’hui, d’obtenir un titre foncier de 12hectares de terrain, sans donner la justification de ce a quoi il servira. Marafa n’a donc pas acquis, je suppose, ces 12 hectares dans la clandestinité. De plus, si Marouaré à Garoua est comme Bastos à Yaoundé, comment se fait-il que quelqu’un ait pu trouver 12hectares de terrain jusqu’au point où il n’a même pas de voisin ? Peut-on trouver 12hectares de terrain nu à Bastos ? Peut-on trouver un terrain à bastos ou on n’a pas de voisin ?

Allons-y même plus loin, supposons que Marouaré soit le Bastos de Garoua, est-ce que cela implique que les prix des terrains Marouaré soient les mêmes que les prix de terrains à Bastos ? Dans le Bastos de mon village à l’Est, le mètre carré de terrain coûte 500fcfa comparé à 100000fcfa à Bastos Yaoundé. Si j’achète 12hectares dans le Bastos de mon village, cela me coutera 60millions. Si par contre un autre achète 2000 mètres carrés à Bastos Yaoundé, cela lui coutera 200millions.

Marafa peut-on être propriétaire de 12hectares à Marouaré, mais avoir dépensé beaucoup moins que celui qui est propriétaire de 2000 mètres carrés à Bastos Yaoundé. Voilà le genre d’analyse que les détracteurs de Marafa, ne voudraient absolument pas voir la population camerounaise s’y livrer.

Quand Paul Biya a construit sa forteresse du côté de l’Ambassade des Etats-Unis, ou étaient les medias pour lui demander d’où lui vient cet argent ? Ou étaient ces journalistes qui veulent accabler Marafa Hamidou Yaya, pour demander que la CONAC se penche sur le cas Paul Biya? Évidemment, ils avaient les poches vides et ils étaient tenaillés par la faim. Maintenant qu’on leur a rempli les poches, la bouche pleine, ils ne cessent de baragouiner n’importe quoi.

Mais toute chose à une fin, et le temps de la manipulation médiatique au Cameroun est arrivé à sa fin. Si autrefois, les pouvoirs publics avaient le total contrôle des médias, aujourd’hui, avec l’avènement de l’internet, les médias ont le total contrôle des pouvoirs publics.

Marafa Hamidou Yaya, que beaucoup appelait le sémillant, semble l’avoir compris. En essayant d’assassiner son caractère, le régime en place n’a réussi a rien d'autre que ce mettre dos au mur. Pour le discréditer, que nous dira-t-il de plus à la prochaine lettre de Marafa ? Que va-t-il nous dire, qu’il ne nous a pas encore dit ? En essayant d’assassiner Marafa, vous ne réussissez qu’à en faire un immortel, car je peux vous rassurer d’une chose : Malgré vos attaques tous azimuts contre un homme que vous privé de paroles, le peuple reste impatient quant à sa prochaine lettre.

Pour ce qui est de Florent Ndongo qui est l’auteur de l’article qui m’amène à réagir ici, personne ne peut vraiment lui en vouloir d’être journaliste et de ne pas être capable d’une analyse autre qu’une analyse de surface : Il n’est qu’une malheureuse victime d’un système éducatif qui a été spécialement construit pour produire des intellectuels sans intellect.

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vendredi 25 mai 2012

Music du Vendredi: Michael Meets Mozart

Par Paristocrate:
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jeudi 24 mai 2012

Carrière: Aux Etudiants et Jeunes diplômés

Par Paristocrate:
Le monde professionnel est rude, y survivre n’est pas toujours évident. Pour les étudiants qui le contemplent et les jeunes diplômés qui s’apprêtent à le rejoindre, c’est parfois le désarroi quand ce n’est pas le désespoir. Pour y avoir été pendant plus d’une décennie maintenant, je voudrais partager avec vous, ce que j’ai appris jusqu’ici.

Apprendre c’est l’affaire de toute une vie.
Apprendre ne se s’arrête pas après l’université, c’est une initiative qui commence peut être avec l’université, mais qui dure toute la vie. La connaissance fonctionne comme les intérêts composés: lorsqu’on l’accroit à un taux d’apprentissage constant et continue, elle devient exponentielle et par ricochet, repousse les limites de nos capacités vers l’infini.

L’intellect est votre arme, votre caractère votre propulseur.
Après votre diplôme, vous entrerez dans la jungle humaine. A la différence des animaux qui survivent par l’acuité de l’instinct, vous, vous survivrez par la puissance et la finesse de votre intellect. Mais si votre intellect assurera votre survie, c’est votre caractère qui, cependant, garantira votre progrès.

Demain est incertain.
Le chemin qui mène à la réussite est fait de nombreux échelons et jalonné d’insoupçonnables embûches. Vous ne pouvez en aucun cas, prédire de quoi demain sera fait. Pour pallier à cette limite, vous devez vous préparer à de nombreuses éventualités. Vos chances de succès se décupleront, si vous prenez plaisir dans ce que vous faites et, si vous prenez le temps de le faire.

Pressez-vous, mais surtout, ne vous précipitez pas.
Aucunes des merveilles que nous admirions dans ce monde, ne s’est fait en un laps de temps ; aucune des œuvres qui continuent de transcender les générations, n’est le produit de la précipitation ou de la vitesse. Si vous voulez être des artistes de votre discipline, il vous faudra énormément de savoir, beaucoup de pratique, et du temps.

Vos erreurs sont votre dette.
La vie à cette façon d’être juste: Toujours, elle nous confronte à nos erreurs passées. Et, plus d’erreurs nous commettons, plus nous passons notre temps à essayer de les corriger au lieu d’aller de l’avant. Détrompez-vous, le temps que vous passez à flâner et à surfer la vague de l’inutile, vous en payer le prix au moment où vous vous attendriez le moins.

Apprenez, Apprenez, Apprenez.
Ne vous arrêtez jamais, ne vous donnez jamais d’excuse pour arrêter. L’invention de l’écriture a permis à l’homme, au fil des temps, de causer et d’apprendre des meilleurs esprits qui aient jamais foulés cette planète. Si la pratique répété de votre métier vous permettra d’exceller, c’est cependant, la lecture et l’acquisition d’un savoir approfondie, qui vous permettra d’aller au-delà de l’excellence, d’imaginer, de créer. Et, lorsque vous seriez capable de combiner excellence et créativité, le résultat sera simplement explosif.

Observez, écoutez, questionnez.
Si la lecture est le meilleur raccourcie vers l’acquisition du savoir, l’observation vous apprendra de votre environnement tel qu’il est aujourd’hui. L’acuité de votre observation fera de vous un sujet alerte, capable de voir les moindres détails, d’anticiper le mouvement des commettants avant même qu’ils n’en prennent conscience. L’écoute vous permettra de vous infiltrer et d’apprendre de l’inconscient de ceux qui vous entourent, elle vous permettra d’écouter ceux qu’ils disent, ou, ce qu’ils disent sans le dire. Le questionnement vous libérera de votre ignorance, il vous ouvrira les portes du savoir et de la connaissance.

Exigez les faits avant d’émettre une opinion.
Refusez de vivre dans le monde imaginaire, refusez de vivre dans un monde d’illusion. Chaque jours, chaque heure, chaque minute, chaque instant de votre vie, la force gravitationnelle de ces mondes merveilleux essayera de vous aspirer. Pour y échapper, vous devez absolument vous accrocher à la réalité. Et pour le faire, vous devez rejeter systématiquement toute opinion qui ne soit pas supportée par des faits ; vous devez questionner l’évidence et challenger la trivialité. C’est vrai, vous n’aurez pas toujours tous les faits. Mais, lorsque ce sera le cas, laisser les faits à votre disposition guider votre décision, votre opinion. Dites non à toute opinion créée ex-nihilo, et, souvenez-vous toujours, que ce sont les faits qui font la réalité.

Vous êtes une marque, construisez-la.
Qu’est-ce que vous représentez dans l’esprit des autres ? Quel est votre positionnement dans l’esprit de votre entourage ? Posez-vous constamment ces questions et engagez-vous à y répondre. Ne laissez pas les autres vous définir, définissez-vous pour eux, dites-leur à quoi renvoie votre marque : Excellence, Intégrité, loyauté, endurance, adaptabilité, intellect…etc. Définissez-vous par votre attitude, par vos actions, par vos combats. Votre marque sera l’un des outils le plus important de votre carrière professionnel et personnel. Et, lorsque la qualité correspondra aux attentes, elle enverra votre réputation vers l’exosphère.

Si vous tombez, digérez la douleur, mais relevez-vous vite.
S’il y’a une chose qui est certaine, c’est que personne n’y arrive sans passer par des échecs et des moments très difficiles. Une autre façon dont la vie est juste, c’est qu’elle nous récompense seulement lorsque nous bravons les obstacles et embûches qu’elle place continuellement entre nous et nos objectifs. Vous échouerez, mais la hauteur de l’échec sera la mesure du succès potentiel à venir. N’abandonnez jamais, ne laissez jamais l’échec vous paralyser. Utilisez l’échec comme un maître, un coach : Laissez-la vous enseigner comment réussir, laissez-la vous motiver et vous revigorer pour la conquérir.

Le monde est petit et demain est fait d’hier et d’aujourd’hui.
Les gens que vous doublez aujourd’hui, vous les croiserez probablement au prochain carrefour de la vie. Et quand ce moment viendra, ils seront peut-être plus grands, plus forts, plus doués. Ils seront peut-être dans une condition meilleure que celle dans laquelle vous les avez doublés et, votre survie dépendra peut-être d’eux. Traitez tout le monde avec respect et avec tout le monde, agissez avec intégrité.

Apprenez à dire non.
Chaque jour, votre caractère sera challengé. Chaque jour, vous devriez réaffirmer les principes qui gouvernent votre action. Ce ne sera pas facile, la tentation sera souvent très forte, mais vous devez apprendre à dire non. Ne prenez aucune décision qui puisse troubler votre conscience ; ne prenez aucune décision qui puisse compromettre votre intégrité, ternir votre marque et salir votre réputation. Si vous restez ferme dans vos principes, tout le monde ne vous aimera pas, mais tout le monde vous respectera. Souvenez-vous toujours qu’il faut du temps pour construire une réputation, mais juste un instant pour la défaire.

Apprenez à dire ce qui est.
Ne dites rien pour flatter la vanité des autres, si vous devez parler, ayez toujours le courage de vous exprimer librement, que ce soit en face de votre supérieur, de votre collègue ou d’un ami, dites toujours ce que vous pensez. Si vous n’avez pas le courage de parler librement, optez pour le silence ou alors, démissionnez. La fortune sourit aux audacieux : Ne laissez jamais la crainte de la réaction de l’autre, vous réduire à ce que vous n’êtes pas.

A propos du messager.
Maintenant, pour terminer, vous devez certainement vous demander qui est Paristocrate. Mais, comme je le dis très souvent, l’importance du message ne dépend pas du messager. Si ce que vous venez de lire vous a apporté quelque chose, alors la question de savoir qui je suis n’a pas de relevance.
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lundi 21 mai 2012

La Fin de l'Homme Paysan

Par Paristocrate:
Ben Bechir Yahmed, dans une récente publication sur son blog institulée "la fin des paysans, fait trois constats :
1. Depuis la chute du communisme, il y a vingt ans, il n'y a plus ni guerre ni même menace de guerre entre grandes puissances. (...) Une ère de paix s'est instaurée entre elles

2. Une autre très grande évolution a marqué de son empreinte, au cours du XXe siècle, le monde industrialisé et développé : la fin des paysans (...)Même dans les pays industrialisés, ils formaient il y a encore quelques décennies jusqu'à 70 % de la population. Dans cette partie du monde, la chute est vertigineuse  : ils ne sont plus aujourd'hui que 2%

3. L'Europe, plus généralement l'Occident, et plus généralement encore les pays développés, redoutent d'être envahis et submergés par la population de l'ex-Tiers Monde. (...) Au cours des vingt dernières années, ce sont les immigrés de fraîche date qui, en Amérique, ont créé le plus de nouvelles entreprises
Ces constats sont pertinents, car ils reflètent la réalité du moment et laisse entrevoir les tendances à venir. Mais bien plus intéressant que ces constats, est le processus, comment en est-on arrivé là et où va-t-on ?

1. Intérêts économiques et danger nucléaire
En 1945 au début de la guerre froide et à la fin de la seconde guerre mondiale, les grandes puissances ne sont que très peu intégrées économiquement, l’essentiel de leurs échanges se limite à des biens physiques ; la plupart des grandes entreprises sont des entreprises locales et non des multinationales ; les marchés financiers ne sont que très peu connectés ; l’internet n’est pas encore en usage et les interactions des hommes ne se limites qu’avec les gens de leur environnement.

L’ère de paix dont parle Ben Bechir, n’est pas une paix de consensus, mais une paix de compromis ; une paix qui surgie parce qu’il y’a un certain équilibre de force, parce que les intérêts communs sont nombreux ; parce que les états nucléaires à eux-seules, peuvent réduire la plantète terre en bouillie ; parce que le monde des disparités d’hier, est devenu aujourd’hui, un monde de convergence ; parce qu’une Russe peut désormais avoir de nombreux amis américains sur Facebook, et qu’un américain est désormais suivie par de nombreux iraniens sur Twitter.

La véritable guerre aujourd’hui, c’est celle qui consiste à préserver son indépendance économique, sa stabilité interne, à conquérir le monde à coups d’innovations. La véritable guerre aujourd’hui, c’est celle qui consiste à se préparer à occuper une place de choix, dans ce monde qui évolue de manière inéluctable vers un village planétaire où, les mieux préparés deviendront les chefs.Bold


2. Avancement Technologique et réduction du travail humainLe déclin des paysans est la conséquence de l’essor et de l’avancement scientifique, mécanique et technologique des nations.

Au 16 siècles, époque de la renaissance, le nombre de découvertes scientifiques explose. De puissantes réalités mathématiques sont mises en équation, ces réalités mathématiques sont ensuite utilisées par la physique pour théoriser et conceptualiser l’évolution des systèmes. Ça, c’était la phase première de la fin des paysans.

Après la renaissance, ce fut le 20e siècle qui sera marqué par l’essor du machinisme agricole. L’homme doué de la connaissance scientifique, va l’utiliser pour se soustraire au travail. De nombreuses machines sont crées et le monde industriel prend son envole. Seulement, bien que ces machines permettent de limiter l’effort fournie par l’homme, elle reste largement mécanique et nécessitent de nombreuses manœuvres humaines.

Les hommes sont de moins en moins en contact avec la terre et de nombreux paysans d’hier, deviennent des manœuvres et opérateurs de machines. Ce fut la phase 2 de la fin des paysans

Dans les années 1940-1945, au courant de la seconde guerre mondiale, le premier ordinateur est construit. Grace au calcul automatique et à la programmation, les machines peuvent désormais s’opérer d’elles-mêmes selon une séquence prédéfinie par l’homme.

Au fil des années, l’homme d’abord un paysan laboureur de terres est devenu manœuvre opérateur de machine, puis, un informaticien créateur et gestionnaire de systèmes. Cette période fut la troisième phase de la fin des paysans

Le monde continue d’évoluer, la prochaine étape de la fin des paysans sera peut être la renaissance de la robotique, un des moyens ultimes de réduire infiniment le travail fourni par l’homme.


3. Immigration Phénomène NaturelL’immigration est un phénomène naturel ancrée dans l’esprit de survie de chaque individu et motivée par la recherche du bien être par tous. Quiconque essaye d’aller en sens opposé à ce phénomène, est en train de ramer à contre-courant et d’aller contre la nature.

La recherche de liberté et la poursuite du bonheur sont des droits inaliénables de l’homme, voila des mots qui apparaissent dans la constitution Américaine, non parce que Thomas Jefferson les trouvait jolis, mais parce qu’il avait compris que là, etaient les valeurs qui feraient de l’Amérique la nation la plus admirée du monde.

Lorsque les immigrés cesseront de se diriger vers l’Europe, ce sera la preuve que l’Europe n’est plus un terre de liberté où les hommes d’où qu’ils viennent peuvent poursuivre le bonheur. En se barricadant, ils ne font que barricader le futur de l’Europe.

Pendant que l'Amérique réfléchit à comment attirer les meilleurs talents, l'Europe réfléchit à comment les repousser. L’Afrique elle, semble ne pas être au courant de ce qui se passe.
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vendredi 18 mai 2012

Music du Vendredi: Deep Forest - Sweet Lullaby

Par Paristocrate:



Lyrics:
Sasi sasi o to aro aro
O angi si nau boroi amu
Ni ma oe e fasi korona
Dolali dasa na, lao dai afuimae
Afuta guau mauri, Afuta wela inomae

Sasi sasi ae o angisi nau
Boroi nima oe e fasi koro na
Dolali dasa na, lao dai afuimae
Afuta guau mauri, Afuta wela inomae
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mercredi 16 mai 2012

Harvard & MIT : Segmentation, Repositionnement, Globalisation

Par Paristocrate:
Les temps ont changé, le monde dans lequel nous vivons n’est plus celui dans lequel nous avons vécu. Dans les années à venir, il deviendra extrêmement difficile de survivre si on n’est pas bien éduqué. Le diplôme ne sera même plus une présomption de connaissance, mais juste l’équivalent d’une carte de membre d’un club. Pour survivre, il faudra avoir une bonne maitrise de son art. Et pour exceller, il faudra une bonne dose d’imagination.

L’université de Harvard et du MIT aux Etats-Unis l’ont compris, ils ont compris que le temps se renouvelle, et s’ils n’entrent pas dans l’air du temps, alors dans les décennies à venir, ils écriront les derniers chapitres de leur glorieuse histoire.

Voilà pourquoi ces universités ont annoncé la semaine dernière, la création de l’edX, une organisation à but non lucratif et qui sera dotée d’un capital initial de 60millions de dollars-30 millions par institution.

Désormais, partout dans le monde, tout ceux qui ont un ordinateur et ont accès à internet, pourront suivre les même lectures, prendre les même testes et avoir accès aux mêmes laboratoires virtuels que les étudiants de Harvard et du MIT : Ceci est une révolution.

Mais au-delà d’être une révolution, c’est aussi un acte de survie, un acte motiver par l’ambition de façonner l’avenir de l’éducation, de cibler les nouveaux segments de leur marché, de repositionner leurs marques et enfin, d’embrasser la globalisation.

Segmentation :
 Le coût de l’éducation a considérablement augmenté ces dix dernières années. Aux Etats-Unis il a augmenté de 147% et, dans les meilleures écoles du Cameroun et sur la même période, le coût de l’éducation a augmenté pratiquement du même pourcentage. L’inaccessibilité, à ce coût, à l’éducation formelle, a créé un nouveau segment de marché : Les autodidactes.

Ce sont des gens qui bien qu’ayant le potentiel, n’ont pas toujours les moyens d’accéder aux meilleures universités. Au lieu de se rabattre sur une éducation au rabais, ils ont choisi de se transformer en véritables autodidactes et de se servir de l’abondance des ressources qui se trouvent sur le web et ailleurs, pour se faire une éducation taillée à leur envie, adaptée aux demandes du marché de l’emploi et comparable à celle des grandes écoles.

Damadoran, l’un des meilleurs professeurs d’évaluation d’entreprise, mets la totalité de ses cours à la disposition du grand public depuis plusieurs années. Robert Schiller célèbre professeur d’économie et de finance à Yale, a ses lectures disponibles à travers Yale Open course…etc. Si cette ouverture n’était qu’une tendance « informelle » jusqu’ici, la décision de Harvard et du MIT d’aller un pas plus loin, la rende « formelle » et durable.

Mais plus encore, cette ouverture donne la possibilité à ces écoles, de cibler et de reconquérir ceux de leurs potentiels clients délaissés dans le sillage de la cherté de l’accès à l’éducation traditionnelle.

Repositionnement :
« L’université de Harvard adhère aux objectifs pour lesquels la charte de 1650 lui a été accordée : « La promotion de toutes bonnes littératures, des arts et des sciences, la promotion et l’éducation de la jeunesse à toutes sortes de bonnes littérature, aux arts et aux sciences et à toutes les autres dispositions nécessaires qui peuvent concourir à l’éducation de la Jeunesse de ce pays. »

Jusqu’ici dans les esprits de beaucoup, Havard ou le MIT étaient associés des lieux physiques et à une éducation de qualité. Pour être de Harvard ou du MIT, il fallait avoir été physiquement étudiants sur leurs campus. Ces écoles ne venaient pas à nous, c’est nous qui allions à ces écoles. Mais avec l’edX, ces écoles n’attendent plus qu’on vienne à elles, elles viennent à nous ; pour elles, il ne s’agit plus seulement d’être présent, mais d’être omniprésent.

Désormais, quiconque a un ordinateur, une bonne connexion internet et le désir d’apprendre, est un potentiel client de Harvard.

Globalisation :
Il y’a un peu plus de sept ans que Thomas Friedman a publié son livre « The World is Flat » littéralement, « Le Monde est plat ». Ce livre fut un réveil de conscience pour la plupart et un essaie prédisant à quoi le monde ressemblerait dans les décennies à venir. S’il était apparemment que la compétition serait désormais globale, il était aussi évident que pour gagner, il fallait agir localement.

Si les entreprises peuvent avec succès installer des succursales, construire des filiales ou accorder des représentations un peu partout dans le monde, cela n’est pas toujours le cas pour les universités, particulièrement les plus prestigieuses. Par Exemple : Coca-Cola peut installer une unité de production au Cameroun et produire le même Coca-Cola au Cameroun que celui qu’elle produit aux Etats-Unis. Par contre, si le MIT ou Harvard peut sans difficulté construire des campus au Cameroun, il est cependant très difficile voire lucrativement impossible, d’avoir les mêmes enseignants aux Etats-Unis et Cameroun sur la même période.

edX apparaît comme la solution magique permettant à ces universités d’aller globale et agir localement, sans toutefois avoir à édulcorer la qualité de leur produit.

Maintenant, qu’est-ce que ces bouleversements impliquent pour des universités comme l’Université Catholique d’Afrique Centrale ? Pour  y répondre il faudrait se poser une autre question: Pourquoi est-ce qu’un potentiel étudiant à l’UCAC dépenserait des millions pour la scolarité, alors qu’il pourrait accéder à une éducation de meilleures qualités et à moindre coûts ?

Pour ma part, l’UCAC ou toute université qui veut survivre, devra prendre un certain nombre de mesures :
1. Renforcer son label et mettre un accent sur la recherche ; 

2. Solidifier son réseau d’anciens étudiants et faciliter son extension ; 

3. Se débarrasser des professeurs au rabais et rénover et revitaliser son corps enseignant avec des professeurs hautement qualifiés et riches d’une expérience locale- l’exemple serait le défunt Dr. Severin Cécile Abega ou encore le célèbre Pr. Pierre Jonathan Bikanda; 

4. Ne pas attendre qu’il soit trop tard, pour se jeter à l’eau : commencer par avoir un véritable site web.
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mardi 15 mai 2012

Comment faire de son CV une arme d'auto marketing efficace?

Par Davy-Pacôme Nzekwa: 
C'est en relisant les divers articles postés sur mon blog, et en tenant compte de certaines remarques faites récemment par des proches, que j'ai réalisé que j'avais abordé plusieurs sujets sur l'Emploi (astuces pour trouver un emploi, réussir son entretien d'embauche, réussir son induction en entreprise, etc) mais je n'ai jamais pris le temps de parler du point 0, qui est la rédaction d'un CV.

En effet, tout devrait partir de là...le CV, Curriculum Vitae...

Je vais donc m'atteler, dans les lignes qui suivent, de parler du Cv, en essayant de répondre à deux questions qui me semblent fondamentales: qu'est ce qu'il est, et qu'est ce qu'il n'est pas.

Je ne dirai rien qui ne se trouve déjà sur internet ou dans les nombreux livres traitant du sujet, mais je vais insister sur des détails pratiques, sur des éléments qu'on pense savoir mais qu'on ignore parfois, ou encore, je vais essayer d'expliquer les choses de façon purement basique, afin que chacun se retrouve, et éprouve le besoin de modifier son Cv, ou la satisfaction de ne pas avoir besoin de le faire.

Je précise d'entrée de jeu qu'il n'ya aucun standard en terme de Cv, mais il ya toutefois des usages admis, que l'on peut contextualiser certes, mais que l'on gagnerait à connaître déjà.

Le Cv est une vitrine, la vitrine du magasin nommé "Candidat"...comme toute vitrine, l'agencement dépend d'abord du propriétaire...certes le commerçant peut tenir compte de la mode, mais au final c'est un travail d'art, qui est supposé refléter sa personnalité. C'est dire si l'agencement en question compte pour beaucoup, et détermine à 90% l'envie qu'aura le potentiel client (le recruteur), d'entrer. En partant de cette métaphore, le reste devrait être très simple à expliquer.

Un potentiel client dans la rue, traverse plusieurs magasins, avec son esprit habité par diverses pensées, les unes bousculant les autres...donc il ne consacre pas tout son temps, encore moins toute son attention, à la somme des vitrines qu'il traverse. Le recruteur qui parcourt des Cvs, passe en moyenne 30 secondes devant chaque document, pour se faire une première impression. Ce n'est que si la première impression est bonne, qu'il décide de mieux scruter le document.

Cette réalité signifie qu'il faut veiller à la forme, car comme disent les Marketistes, de facon basique, "c'est l'emballage qui attire le client". Une belle présentation donne donc un à priori positif concernant le fond, en tout cas elle attire déjà l'attention, et c'est une bonne chose. Alors si le Cv est une vitrine, comment doit-on l'agencer afin que le potentiel client (recruteur) éprouve l'envie d'y entrer, et d'en savoir plus?

- De nos jours, il n'est plus pertinent d'indiquer en haut de page, CURRICULUM VITAE...le lecteur saura reconnaître un Cv, pas la peine de perde de l'espace, du temps etc

- On devrait retrouver en haut de page, les informations simples présentant le candidat. Pas besoin de mettre 4 ou 5 numéros de téléphones en précisant que 2 sont ceux de l'épouse ou de la tante. Pas besoin de mettre une photo de vous qui ne soit pas à votre avantage...abstenez-vous d'effrayer le recruteur, avec une photo qui lui laisse un goût amer, et lui donne juste envie de passer au Cv suivant.


- Plus besoin de préciser son statut matrimonial, ou le nombre d'enfants, cette information qui pouvait avoir des avantages fiscaux lorsqu'il existait la surtaxe progressive, ressort à présent comme un appel à une discrimination positive/négative.


-Indiquez non pas votre âge, mais votre date de naissance, ca permet de situer votre âge même si on consulte votre Cv 5 ans apres sa rédaction.


- Choisir une police plaisante, une taille lisible, et au cas où l'on souhaite mettre certaines parties du Cv en couleur, il est conseillé de bien choisir la couleur qui ne choquera pas...sinon au lieu de 30 secondes sur votre Cv, le recruteur en passera 2, juste le temps de retrouver sa corbeille.

- On ne reinvente pas la roue, les rubriques classiques d'un Cv sont la Formation (académique, professionnelle), l'Expérience (emplois, stages), les Centres d'interêts (Cinéma, Sport, Lecture, etc), le chapitre Divers/Autres (Langues parlées si on en parle plusieurs bien sûr, Distinctions, Vie Associative, etc)...le but du Cv est de donner une première impression au recruteur, pas de lui étaler toute votre vie, l'entretien sera toujours une occasion d'en dire plus sur vous.


- Dans la continuité de mes propos récents, il est important de faire tenir son Cv sur une page, pour des candidats ne bénéficiant pas encore d'une longue et riche expérience. Un étudiant, ou un junior, qui présente un Cv de 2 ou 3 pages, est soit bavard, soit menteur.


- En parlant du mensonge, éviter d'en rajouter...le Cv d'une personne qui ne dit pas la vérité, est facile à reconnaître. Embellissez les informations dont vous n'êtes pas très fier(e), mais ne les cachez pas si vous savez qu'elles ont une certaine importance, ou pire, une importance certaine. Le recruteur n'est pas là pour vous juger, mais pour vous connaître, donc pas la peine d'inventer des stages ou autres, car c'est aisé de recouper les informations.

- Tout ce que vous indiquez sur un Cv, doit porter une date précise, c'est comme un livre d'histoire...ce qui n'est pas daté, fait naître le doute. Indiquez donc clairement la date, le lieu, ce que vous avez fait, et si vous voulez, ce que ca vous a apporté.

- Comme pour une vitrine, le fait de tout dire sur un Cv, ne donne plus vraiment envie de rencontrer le candidat, car on peut se faire son impression devant un papier...et c'est généralement en défaveur du candidat, car il est toujours embêtant d'être jugé en votre absence.

- Le Cv n'est pas une lettre d'amour, abstenez-vous de mettre des couleurs partout, et parfois des couleurs qui sont même déplaisantes...rouge, rose, etc ce n'est pas le bon endroit! Parce que ce n'est pas une lettre à un(e) ami(e), et encore moins un sms, il faudrait faire l'effort de se relire, de corriger les fautes, de supprimer ce qui semble être innaproprié, de se mettre à la place du futur lecteur.

- Lorsque votre expérience professionnelle vous semble riche (la richesse n'est pas liée à la durée, mais au contenu des tâches, des responsabilités, etc), mettez-là avant de présenter votre formation académique, elle sera plus parlante.

Donc pour se résumer, un Cv est une vitrine, qui doit donner envie de vous connaître mieux. Ca implique que vous n'en disiez pas trop, mais juste assez pour susciter la curiosité. Parce que le Cv est une image de ce que vous prétendez être, veillez à le rendre précis, concis, et dénué de fautes.

Pour finir, pensez toujours à dire la vérité sur le Cv, et soyez prêt(e) à défendre les informations qu'il contient, au cas où le recruteur vous convoque pour un entretien d'embauche. Alors vous pourrez aisément lire mon article sur "Comment réussir son entretien d'embauche".

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lundi 14 mai 2012

Un sans-emploi n’est pas un chômeur

Par Paristocrate:
Le chômage au Cameroun est un fléau. C’est un fléau dont la virulence l’a transformé en un mythe. Pour aborder et tenter de résoudre la problématique du chômage dans notre pays, il est important de commencer par la démystifier.

Certains membres du gouvernement affirment régulièrement et avec une certaine assurance, qu’en prenant en compte le secteur informel, le chômage dans notre pays se situe entre 14% et 15%. 

Cependant, il est important de le rappeler qu’à ce pourcentage, nous sommes par tous les standards, loin du plein emploi. Et, même si l’économie continue de croitre, à ce niveau du chômage, la réalité pour les ménages est plus proche d’une économie en récession prolongé qu’autre chose.

De plus, un sans-emploi n’est pas forcément un chômeur, et nous devons attirer l’attention de ces membres du gouvernement sur ce fait.

Tous les chômeurs sont rangés dans la catégorie sans-emploi, mais tous les sans-emplois ne sont pas rangés dans la catégorie chômeur. De ce fait et dans notre contexte, le taux de chômage n’est pas la mesure à utiliser si l’on voudrait comprendre la complexité, mais surtout la gravité du problème de l’emploi dans notre pays. Nous devons par contre, porter notre attention sur le taux d’emploi et le sous-emploi.

Pourquoi est-ce que le taux d’emploi est une meilleure mesure que le taux de chômage ?

Parce que pour être considéré comme chômeur, il est faut selon le BIT remplir simultanément trois conditions : (1) être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant une semaine de référence ;(2) être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;(3) avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois moi. 

Partant des critères ci-dessus, il ressort que : Tout Camerounais sans emploi et n’ayant pas cherché un emploi il y’a plus d’un mois, n’est pas considéré comme chômeur ; Tout Camerounais cherchant un emploi mais  ayant travaillée ne serait-ce qu’une heure durant la semaine de référence, n’est pas considéré comme chômeur ; Enfin, tout Camerounais cherchant un emploi, mais n’étant disponible à prendre l’emploi dans les 15jours, n’est pas considéré comme chômeur.  

Combien de personne connaissez-vous, qui aient cherché un emploi pendant des années et qui se soient résolus à l’abandon ? S’il est vrai que ces personnes ne sont pas techniquement des chômeurs, elles sont tout de même des personnes sans-emploi.

Il y’a donc beaucoup de camerounais qui sont sans emploi, mais qui ne sont pas considéré comme chômeur. Voilà pourquoi le taux de chômage est une mesure inadéquate pour dépeindre la question de l’emploi dans notre pays. La mesure qui nous rendrait le plus grand service, c’est le taux d’emploi. 

Le taux d’emploi mesure la proportion de la population en âge de travailler et qui a un travail.

Pour estimer le taux d’emploi, prenons les statistiques issues du dernier recensement : la population  camerounaise en âge de travailler se situe aux environs de 10940736 camerounais. Et d’après Inack Inack, la population active était estimée à 6millions de Camerounais en 2007. Sur cette base, le taux d’emploi au Cameroun serait de 55%. 

Qu’est-ce cela implique ?

Cela implique qu’a un taux d’emploi de 55%, si on prend au hasard un échantillon de Camerounais en âge de travailler, près de la moitié de ceux-ci sont sans emploi, environ 1 camerounais sur 2 est sans emploi. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette réalité contraste à suffisance le taux de chômage.

Avoir un taux de chômage de 15% et un taux d’emploi de 55% est une indication que la vitesse à laquelle les camerounais sont mis hors de la population active est super élevée. Pour tenter de résoudre la problématique de l’emploi, nous devons faire une claire dichotomie entre chômage et manque d’emploi ; nous devons aborder ces deux problèmes simultanément, mais séparément.

Cette dichotomie est nécessaire, car les solutions qui favorisons la création d’emploi, ne résoudrons pas forcement le chômage et, les solutions qui résorberons le chômage ne susciterons pas forcement la création d’emploi. Pour nous guider, nous devons garder en mémoire qu’un sans-emploi n’est pas forcément un chômeur.

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mercredi 2 mai 2012

Corruption ou Colonisation ?

Paristocrate:
C’est une pandémie mortelle, nous en sommes tous atteint. Même ceux qui en sont immunisés en sont affectés. Comme un navire coulant et perdu en haute mer, si chacun de nous continue de refuser d’accepter sa culpabilité, nous y sombrons tous, sans exception, dans l’inévitable calamité de notre naufrage.

Si nous nous continuons de la banaliser, d’en faire un mode de vie, nous ne laissons aucune chance à nos enfants, nos grands enfants et aux générations à venir.

Si nous ne nous érigeons pas comme de valeureux guerriers, pour nous battre contre ce nouveau fléau, il nous asservira dans des conditions pires que celles de la colonisation et l’esclavage combinées, il nous anéantira.

Qui blâmeront nous, lorsqu’un siècle après, nous réaliseront par notre déchéance, que nous avons vécu sur le joug de la corruption et que nous avons marché a la lumière des ténèbres ?

Ils se sont battus corps et sang, pour que nous soyons libres et indépendants ; ils sont morts tôt et brutalement, pour que nous ayons un avenir.

Le prix de leurs sacrifices vaut-il la société que nous sommes devenus ?

Les intellectuels, socle de la société et fer de lance de son développement, sont devenus son tendon d’Achille et sa principale source de corrosion. Regardez Douala et Yaoundé, deux villes vivantes, mais mortes. Mortes piégées par la corruption, assassinées par ses intellectuels et incinérées par l’abandon de nos cultures, l’abandon de nous.

Dans ces villes, la corruption s’est infiltrée dans chaque pan de l’administration, des institutions, des familles. Comme un serpent broie sa proie, comme elle étrangle les habitants, des habitants engluées dans les méandres de l’enrichissement illicite et de l’appât pour le gain facile.

Est-ce là le fruit du sacrifice de ceux qui nous ont précédés ? Est-ce là la récompense de ceux qui sont morts pour que nous puissions être les maîtres de notre destinée ?

Yaoundé et Douala, nos villes chéries, sont désormais des lierres maléfiques, elles enchaînent chacun de leurs citadins ; Elles les propulsent tous et sans exception, dans ce vortex vif et rapide, dont la spirale a pour destination, les égouts d’une société moribonde, pourrie et bord de la ruine.

Les habitants de ces villes, pour la plupart devenus acculturés, ne sont pas seulement des corrompus, mais des prisonniers de la corruption. La corruption a été institutionnalisée, elle est devenue un art dont le savoir-faire est officieusement légitime et extrêmement sollicité. Ceux qui y excellent sont recherchés, et ceux qui traînent sont méprisés.

Dans ces villes, les justes sont charriés, les « feymans » adorés et les véritables intellectuelles ignorés. La distraction est devenue la préoccupation majeure ; L’envers est devenu l’endroit et l’endroit est devenu l’envers ; la vertu s’est substituée au vice et le vice s’est substitué à la vertu.

D’aucuns vous disent que c’est par misère qu’ils sont corrompus, d’autres vous disent que c’est le système qui les y contraint. Mais depuis quand est-ce que nos misères, nos contraintes, sont devenus d’excellents justificatifs de la platitude de nos standards moraux ?

Que ce soit dans la misère ou dans la plénitude, nous réprimandons violemment la prostitution, nous condamnons sans hésitation les bandits et nous tuons sans remords les homosexuels. Cependant, nous tolérons la corruption, la corruption qui est pourtant une des causes principales de la prostitution, du banditisme et de l’homosexualité.

Autrefois, les villes de Douala et Yaoundé étaient les points de référence, y aller était signe de progrès et d’évolution. Aujourd’hui, ces mêmes villes sont devenues des lieux de perdition, des signes de notre régression et de dévolution du vice.

Ces villes ont extirpé chacun de leurs citadins de la culture locale et de nos traditions, pour les infecter de la culture et du mode de vie occidentale. Leurs environnements feutrés, ne réussissent qu’à édulcorer l’essentiel de ce que nous sommes. On ne peut y vivre longtemps, sans perdre progressivement, mais sûrement, la quintessence de son identité.

Nous sommes de nouveau esclaves, esclaves de nos vices, esclaves de la corruption. Si nous ne changeons pas le cours des choses, il viendra un temps ou la colonisation se lira comme le meilleur de notre histoire et l’esclavage comme une époque bénite.
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