mercredi 3 octobre 2012

0 Emasculation des Intellectuels Camerounais


Par Paristocrate:Si tu crois que l’opposition ce sont les partis politiques, alors tu es un camerounais qui manque de bon sens, car l’opposition c’est le peuple à travers les partis politiques. Il y’en marre de voir ces poltrons de camerounais, cacher leur indolence et leur émasculation derrière le manque de charisme, de leadership et d’organisation des partis d’opposition.

Il est vrai que d’une certaine manière, les leaders des partis d’opposition se sont montrés extrêmement inefficace à s’organiser et organiser leur campagne électorale. Mais, où était cette partie du peuple, qui prétend vouloir le changement, quand il fallait apporter sa pierre la construction d’une opposition forte et à leur souhait ? Où était-elle?

A l’évidence, elle était absente. Les Camerounais ne savent parler que de ce qui ne les concerne pas directement : pendant les élections en Côte d’Ivoire, on les a vu se défiler sur les plateaux de télévision et s’émoustiller dans tous les coins de rue, pour soit dénoncer les fraudes électorales, soit décrier le rôle de la France. Pourtant, la plupart d’entre eux, n’a jamais mis les pieds en Côte d’Ivoire.

On les a vus dénigrer les medias français et les accuser d’être en cabale contre Laurent Gbagbo ; on les a vus accuser l’ONU, la France et les Etats-Unis, d’avoir reconnus le président Ouattara avant la déclaration du Conseil Constitutionnelle. Cependant, ils ont choisi de faire langue de bois quand les même medias français, déclarent Paul Biya vainqueur avant même que les votes aient été comptés ; On les a vus donner leur langue au chat, quand Alain Juppé déclare que les élections au Cameroun se sont déroulés dans des conditions acceptables.

Si vous leur demandez pourquoi ce double standard, ils vous diront : « les acteurs de notre opposition ne valent pas la peine qu’on s’y intéresse ».

D’abord, c’est qui l’opposition ? Les partis politique ou tous ceux qui veulent le changement ? Ensuite, depuis quand est-ce qu’un citoyen s’intéressent à une élection présidentielle pour l’attrait des candidats ? N’est pas la cause et non la personne qui devrait motiver notre vote et notre engagement ?

Parce que les candidats ne sont pas de nos standards, cela justifie-t-il qu’on puisse tolérer les fraudes électorales ? Parce que les acteurs ne sont pas nos standards, cela justifie-t-il qu’on accepte une élection pipée ? Parce que les acteurs ne sont pas de nos standards, cela implique-t-il que nous devons nous désengager du processus électoral ?

En réalité et c’est un paradoxe, beaucoup de ceux qui tiennent ce discours sont ce qu’on appelle chez nous « les intellectuels ». Pour ma part, soit ils sont sincères quand ils tiennent ce discours erroné, ce qui remet en cause leur intellect, soit ils ne sont pas sincères quand ils tiennent ce discours, ce qui nous laisse conclure qu’ils ont vendu leur intégrité au prix de la partialité.

Mais quel que soit le cas, le résultat est le même : beaucoup de ce qu’on appelle des intellectuels sont soit des imbéciles, soit des ivrognes de la corruption. Ce n’est pas à cause de Paul Biya ou de l’opposition que le Cameroun est ce qu’il est, c’est à cause de chaque camerounais, particulièrement ceux-là qui appartiennent à la classes des « intellectuels ».

18Octobre 2011
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mercredi 2 mai 2012

Corruption ou Colonisation ?

Paristocrate:
C’est une pandémie mortelle, nous en sommes tous atteint. Même ceux qui en sont immunisés en sont affectés. Comme un navire coulant et perdu en haute mer, si chacun de nous continue de refuser d’accepter sa culpabilité, nous y sombrons tous, sans exception, dans l’inévitable calamité de notre naufrage.

Si nous nous continuons de la banaliser, d’en faire un mode de vie, nous ne laissons aucune chance à nos enfants, nos grands enfants et aux générations à venir.

Si nous ne nous érigeons pas comme de valeureux guerriers, pour nous battre contre ce nouveau fléau, il nous asservira dans des conditions pires que celles de la colonisation et l’esclavage combinées, il nous anéantira.

Qui blâmeront nous, lorsqu’un siècle après, nous réaliseront par notre déchéance, que nous avons vécu sur le joug de la corruption et que nous avons marché a la lumière des ténèbres ?

Ils se sont battus corps et sang, pour que nous soyons libres et indépendants ; ils sont morts tôt et brutalement, pour que nous ayons un avenir.

Le prix de leurs sacrifices vaut-il la société que nous sommes devenus ?

Les intellectuels, socle de la société et fer de lance de son développement, sont devenus son tendon d’Achille et sa principale source de corrosion. Regardez Douala et Yaoundé, deux villes vivantes, mais mortes. Mortes piégées par la corruption, assassinées par ses intellectuels et incinérées par l’abandon de nos cultures, l’abandon de nous.

Dans ces villes, la corruption s’est infiltrée dans chaque pan de l’administration, des institutions, des familles. Comme un serpent broie sa proie, comme elle étrangle les habitants, des habitants engluées dans les méandres de l’enrichissement illicite et de l’appât pour le gain facile.

Est-ce là le fruit du sacrifice de ceux qui nous ont précédés ? Est-ce là la récompense de ceux qui sont morts pour que nous puissions être les maîtres de notre destinée ?

Yaoundé et Douala, nos villes chéries, sont désormais des lierres maléfiques, elles enchaînent chacun de leurs citadins ; Elles les propulsent tous et sans exception, dans ce vortex vif et rapide, dont la spirale a pour destination, les égouts d’une société moribonde, pourrie et bord de la ruine.

Les habitants de ces villes, pour la plupart devenus acculturés, ne sont pas seulement des corrompus, mais des prisonniers de la corruption. La corruption a été institutionnalisée, elle est devenue un art dont le savoir-faire est officieusement légitime et extrêmement sollicité. Ceux qui y excellent sont recherchés, et ceux qui traînent sont méprisés.

Dans ces villes, les justes sont charriés, les « feymans » adorés et les véritables intellectuelles ignorés. La distraction est devenue la préoccupation majeure ; L’envers est devenu l’endroit et l’endroit est devenu l’envers ; la vertu s’est substituée au vice et le vice s’est substitué à la vertu.

D’aucuns vous disent que c’est par misère qu’ils sont corrompus, d’autres vous disent que c’est le système qui les y contraint. Mais depuis quand est-ce que nos misères, nos contraintes, sont devenus d’excellents justificatifs de la platitude de nos standards moraux ?

Que ce soit dans la misère ou dans la plénitude, nous réprimandons violemment la prostitution, nous condamnons sans hésitation les bandits et nous tuons sans remords les homosexuels. Cependant, nous tolérons la corruption, la corruption qui est pourtant une des causes principales de la prostitution, du banditisme et de l’homosexualité.

Autrefois, les villes de Douala et Yaoundé étaient les points de référence, y aller était signe de progrès et d’évolution. Aujourd’hui, ces mêmes villes sont devenues des lieux de perdition, des signes de notre régression et de dévolution du vice.

Ces villes ont extirpé chacun de leurs citadins de la culture locale et de nos traditions, pour les infecter de la culture et du mode de vie occidentale. Leurs environnements feutrés, ne réussissent qu’à édulcorer l’essentiel de ce que nous sommes. On ne peut y vivre longtemps, sans perdre progressivement, mais sûrement, la quintessence de son identité.

Nous sommes de nouveau esclaves, esclaves de nos vices, esclaves de la corruption. Si nous ne changeons pas le cours des choses, il viendra un temps ou la colonisation se lira comme le meilleur de notre histoire et l’esclavage comme une époque bénite.
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lundi 31 octobre 2011

0 Le Bouc-Emissaire des Camerounais

Par Paristocrate:
Qui danse mal accuse le sol d’être humide. Nous trouvons toujours le moyen de tenir les autres responsables de nos échecs. Les Camerounais ont trouvé leur bouc-émissaire, la source de tous leurs malheurs, l’excellent paravent qui leur permet de masquer leur pusillanimité.

L’opposition camerounaise est jetée en pâture, accusée d’être imbécile et incapable, affamée et assoiffée. Les camerounais comme on l’a souvent vu avec le football, sont prompts à la critique et se précipitent à désavouer ceux qui les ont souvent mené vers de superbes victoires.

On ne peut observer ce qui est en train de se produire sur la scène politique, sans se souvenir du triste, malheureux et honteux épisode de barbarie et d’ingratitude dont a été victime Pierre Womé : Excellent défenseur de l’équipe du Cameroun, sa maison avait été brulée pour avoir raté un penalty.

Pour ceux qui traitent l’opposition d’imbécile et incapable, il leur serait utile de faire un tour sur la route du souvenir et, de se rafraîchir la mémoire des batailles que ces gens ont menés et gagnés.

Aujourd’hui, au nom du multipartisme et dans le cadre des élections présidentielles, nous appelons les leaders de l’opposition des imbéciles et des incapables. Pourtant, si en 1990 la loi sur le multipartisme a été promulguée au Cameroun, ce ne fut pas par le bon vouloir de Paul Biya, mais par les durs combats menés par ses soi-disant imbéciles et ses incapables.

Il y’a plus de 20ans, quand la plupart des votants de cette élection de 2011 étaient encore des moins de 10ans, les opposants que nous appelons imbéciles et incapables, risquaient leur vie pour que nous ayons le multipartisme, ils affrontaient le parti unique (UDC) pour que nous ayons droit à des élections présidentielles libres et indépendantes.

En 1990, pendant que le RDPC imposait le libéralisme communautaire, c’est encore ces opposants, qui proposaient la conférence nationale souveraine, afin que nous puissions chacun et tous ensemble, définir notre projet de société et rompre définitivement avec l’ère coloniale.

Pour obtenir satisfaction à leurs revendications, il y’a eu les villes mortes, il y’a eu des morts et il y’a eu la déclaration de « zéro mort » par Augustin Kontchou Kouomegni. Il y’a eu la création des « commandements militaires opérationnels », ces commandos qui avaient pour missions de mater la contestation. Cependant, ces opposants que nous appelons imbéciles et incapables, n’ont pas cessé de militer pour que les camerounais de demain, aient un meilleur système politique et électorale.

Pour arrêter les villes mortes, il y’a eu la conférence de la tripartite, conférence au cours de laquelle, le président Paul Biya, promit de tenir une autre conférence où il y’aurait un grand débat sur la constitution. Cette promesse ne fut pas tenue, mais au contraire, ce sont des élections présidentielles anticipés qui ont été annoncés pour le 11 octobre 1992, alors que le mandat du président s’achevait en avril 1993.

Cette anticipation des élections présidentielles, avait un seul but : empêcher l’opposition de s’organiser. Tout comme cette année, il leur a été accordé 10jours ouvrables pour dérouler leur plan de campagne.

En 1997, les leaders de l’opposition ont boycotté les élections présidentielles, parce que n’ayant pas obtenu la création d’une commission électorale indépendante. Paul Biya, sans le moindre scrupule, s’est présenté contre lui-même, et a remporté les élections avec 92,5% des suffrages exprimés.

Trois ans après son élection, sous le harcèlement de leaders de l’opposition, Paul Biya crée l’ONEL. Alors que l’ONEL est supposé être une commission indépendante, Paul Biya impose que les 11 membres qui la constituent, soient exclusivement nommés par lui et par décret présidentiel. C’est encore ces opposants, que nous appelons aujourd’hui par tous les diminutifs, qui sont montés sur le créneau et ont dénoncé la supercherie.

En 2008, lorsque Paul Biya a soumis à l’Assemblée nationale son projet de loi sur la modification de la constitution, c’est encore ces opposants qui sont descendus dans la rue pour protester contre le tripatouillage de notre constitution et le « hold-up » que s’apprêtait à faire le président.

On peut ne pas partager beaucoup des choix qui ont été fait par l’opposition au courant de cette période électorale et même au fil des années, mais dire qu’ils sont des imbéciles et des incapables, c’est ignorer le contexte dans lequel nous évoluons et oublier d’où nous venons politiquement.

S’il y’a eu des avancés sur la scène politique dans notre pays, ce n’est pas par le bon vouloir du parti au pouvoir, mais par la force d’opposition des leaders de l’opposition. Quel qu’en soit le cas, nous leur devons bien plus que cette tirade sur leur incompétence. Si nous ne pouvons par leur dire une eulogie, nous pouvons au moins leur offrir une épitaphe meilleure que « imbécile et incapable ».
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jeudi 27 octobre 2011

0 John Fru Ndi Accepte sa Fin

Par Paristocrate:
En s’opposant au résultat de la cour suprême, les leaders de l’opposition n’essayaient pas seulement de dénoncer les fraudes, mais aussi, de se donner un dernier souffle de vie en tant que candidat à une élection présidentielle dans notre pays.

Les Camerounais n’ont pas voté pour Paul Biya, ils ont massivement et simplement rejeter l’ensemble de la classe politique de notre pays.

Pour les leaders qui veulent continuer de jouer un rôle dans l’histoire, l’heure est désormais à la transition du leadership ; pour les partis politiques qui veulent raviver l’engouement du peuple, le temps de la réforme et de la reconstruction est arrivé ; pour les citoyens, c’est le moment de s’engager pour façonner la nouvelle ère politique qui s’annonce.

En acceptant finalement le verdict de la cour suprême, John Fru Ndi a aussi, implicitement et officieusement, accepté la fin de son statut de leader de l’opposition et de candidat à une élection présidentielle.

S’il y’a une chose qui est certaine, c’est qu’il y’a autant de défis à relever du côté du parti au pouvoir, qu’il y’en du côté des partis d’opposition. Un de ces défis, c’est de sortir de la dichotomie de la vie politique en termes de parti au pouvoir et partis d’opposition, et embrasser une dichotomie idéologique.
YAOUNDE — Le leader de l'opposition camerounaise John Fru Ndi, arrivé deuxième à la présidentielle du 9 octobre, a affirmé mardi que son parti prenait acte de la réélection du président sortant Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982.

"Le SDF (Social Democratic Front, principal parti d'opposition) prend acte de la proclamation par la (Cour suprême) des résultats des élections (...) en faveur de M. Biya", écrit M. Fru Ndi dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Nous invitons tous les Camerounais, y compris le candidat proclamé (vainqueur), à s'investir pour que notre pays mette en place des règles équitables pour l'organisation d'élections libres et transparentes afin de lui épargner d'autres mascarades qui contribuent considérablement à jeter le discrédit et la honte sur (le Cameroun)", ajoute-t-il.

Bien avant la proclamation des résultats, M. Fru et six autres candidats avaient déclaré qu'ils les rejetaient par avance, appelant les populations à manifester au cas ou l'élection n'était pas annulée.

"La +déclaration de Yaoundé+ (dans laquelle l'appel avait été lancé), faite en toute légalité et légitimité dans l'intention de faire prévaloir la justice, exigeait de M. Biya l'annulation de l'élection présidentielle. En cas d'autisme et de refus, elle invitait les Camerounais à manifester pacifiquement", précise-t-il. Lire sur AFP
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mercredi 26 octobre 2011

0 Paul Biya et les Sectes


Par Paristocrate:
S'il est vrai que les sectes ont une influence considérable sur le pouvoir au Cameroun, il est aussi vrai que ces mêmes sectes ont une influence considérable sur le pouvoir en France et ailleurs. On pourrait donc tomber des nues, à lire cette extrait d’un article de Pierre Prier, qui semble faire de ce phénomène, l’apanage des Etats Africains.
Partout en Afrique, les forces de l'invisible participent au pouvoir. Mais nulle part autant qu'au Cameroun. «Que ce soit dans l'administration, la haute fonction publique, la politique, l'Université, 95% des nominations se font en tenant compte de l'appartenance à une secte» , estime le professeur de sciences politiques Magellan Omballa. Lui-même s'est vu proposer l'entrée dans un ordre par un ministre dont il était le conseiller. «Il m'a dit: “Tu n'es pas des nôtres, il faut nous rejoindre”. J'ai refusé. Le ministre m'a alors déclaré clairement que ma promotion serait bloquée», raconte le professeur.

(...)Les plus hautes autorités de l'État camerounais sont supposées y avoir appartenu ou en être toujours membres: ministres, généraux, directeurs de sociétés parapubliques… «La Rose-Croix a été très puissante au Cameroun, explique Magellan Omballa. Elle a ensuite connu une éclipse au profit de la franc-maçonnerie, mais dernièrement elle semble revenir en force.»

Le goût africain pour la magie et les secrets n'explique pas tout. «L'impossibilité de se fier à son mérite et à ses compétences pour avoir un poste de responsabilité, ou tout simplement pour “réussir” socialement, oblige à imaginer d'autres voies et logiques», écrit Fanny Pigeaud dans Au Cameroun de Paul Biya (éditions Karthala).

L'Église catholique s'en alarme. «Les prêtres reçoivent souvent des fidèles qui leur confient leur douleur de devoir entrer dans une secte pour obtenir un travail, dit le père Sébastien Mongo, porte-parole de l'archevêché. Certains demandent en fait à l'Église une sorte d'autorisation.» Mais celle-ci ne peut être accordée. «Nous sommes obligés de rappeler ce que dit l'Église», ajoute le père Sébastien. La puissance des sectes est souvent évoquée dans la réflexion théologique de l'Église camerounaise. Mais elle a affaire à forte partie. «L'idée, pour beaucoup de gens c'est: «la Rose-croix protège, on peut devenir riche, avoir de l'influence», dit le prêtre.

Le politologue Mathias Owana Nguini approuve: «Dans l'élite, on est convaincu que l'on ne peut pas faire carrière sans cette béquille.» Démarche purement utilitaire? «Pas complètement, répond le professeur. Les cérémonies, le côté secret aussi, trouvent un terrain fertile au Cameroun. Elles rappellent aux Camerounais leurs propres sociétés initiatiques.»

La magie traditionnelle est présente dans la vie de tous les jours. La semaine dernière, au cours d'un déjeuner offert par le ministre de la Communication, un cadre camerounais, observateur du scrutin, explique tranquillement: «Chez nous, on utilise les morts. Des personnes décédées sont rappelées à la vie et deviennent l'esclave de quelqu'un.» Le ministre, originaire du Nord musulman, secoue la tête: «Moi, je ne crois pas à ces choses-là.» L'observateur s'insurge: «C'est prouvé! L'autre jour, j'ai vu la tombe d'un mort récent, et il n'y était plus.» Lire en intregralite sur le Figaro.
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lundi 24 octobre 2011

0 Au Cameroun, les Morts ne sont pas Morts

Par Paristocrate:
Au Cameroun, même les morts ont le droit de voter…selon la Cour Suprême alias Cour Constitutionnelle.

Comment donc être surpris, que malgré que les vivants soient massivement restés chez eux refusant de voter, on nous parle quand même de 70% de taux de participation ?

Comme avait dit Paul Biya : « Le Cameroun, c’est le Cameroun


YAOUNDE — Le principal parti d'opposition camerounais Le Social Democratic Front (SDF) du leader John Fru Ndi a accusé dimanche la Cour suprême qui a proclamé vendredi la réélection de Paul Biya au pouvoir depuis 1982, d'avoir entériné "le vote des morts".

"La Cour suprême entérine le vote des morts: voici les preuves de la mise en scène du 21 octobre 2011 (jour de proclamation des résultats)", a écrit le parti dans un communiqué transmis à l'AFP dans la nuit de samedi à dimanche l'AFP.

"Malgré les requêtes avec preuves à l'appui des avocats du SDF, la Cour suprême a décidé de faire le décompte des voix en tenant compte des morts", a ajouté le parti qui avait introduit 9 recours en annulation de la présidentielle. Sept de ces requêtes ont été rejetées et les deux autres ont été retirées.

"Le cas de Andzé Tsoungui Gilbert (ex-vice Premier ministre chargé de l'administration territoriale, Intérieur), décédé le 9 avril 2007 à Bruxelles, est fort illustratif" selon le SDF qui publie une liste d'électeurs comportant le nom de cet ancien ministre. "Que dire alors du vote multiple des vivants quand on sait que le défunt Andzé Tsoungui a voté trois fois? ", s'interroge le SDF. "Le Feu Luc Loe, ancien Dgsn (patron de la police) a également voté au bureau +T+" installé dans ses anciens à Yaoundé, accuse le SDF. Lire sur Jeune Afrique.

Il se pourrait que le défunt président Ahidjo ait aussi voté, mais on ne sait pas encore en faveur de qui.
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dimanche 23 octobre 2011

0 La Médaille du Mensonge : Raoul Mbog - Slate Afrique

Par Paristocrate:
Dans un pays, lorsque certains journalistes ont un trou de mémoire, l’opinion publique est victime de la désinformation. Pour mettre un bémol à cet élan qu’on certains journalistes de nous livrer des artéfacts et non des faits probants, nous avons décidé de décerner la médaille du mensonge à chaque fois que des artefacts et non des faits nous seront livrés par un journaliste.

Notre premier lauréat s’appelle Raoul Mbog du quotidien Slate Afrique.

Raoul Mbog dans son article intitulé ‘Au Cameroun, les opposant jouent avec le feu’ affirme :
« Lorsque, en 2008, Paul Biya a fait modifier la Constitution pour pouvoir briguer un sixième mandat, aucun responsable de l’opposition n’a levé le petit doigt, englués qu’ils étaient tous alors dans des querelles internes de leadership (1), Ce sont plutôt les jeunes qui étaient descendus dans la rue pour manifester, avant de se faire violemment réprimer par les forces de l’ordre. Les manifestations, soldées par des émeutes qui avaient fait une centaine de morts selon les ONG des droits de l’homme, ont ensuite été «récupérées» par l’opposition. (2) »

C’est faux, mais en plus, votre histoire est à l’ envers de ce qui s’est réellement passé.

Voici ce qu’il en est de la réalité :

1. Dimanche le 6 janviers 2008, c’est-à-dire environ un mois avant les émeutes de févriers 2008, la coordination provincial du SDF sous la direction de Jean Michel Nintcheu marchait en signe de protestation contre la modification de la constitution relative à la limitation du nombre de mandat présidentiel. Sources le Quotidien Mutation

2. Le samedi 2 février 2008, Mboua Massock organise une marche et il est rejoint par Hilaire Nzipang du Mouvement progressiste (Mp), Elimbi Lobè et Kah Bang Wallah du Sdf. Ces deux derniers représentaient bien leur parti politique et manifestaient contre la modification de la constitution. Source Le Messager

3. Le 13 février 2008, Ni John Fru Ndi organisait une conférence de presse à laquelle assiste de nombreux sympathisants revêtus de T-shirt sur lesquels on peut lire : « Touche pas à ma constitution ». source : Quotidien Mutations

4. Toujours le 13 février 2008, la marche de protestation qui devait suivre, est violement refoulée par la police : « Des gaz lacrymogènes et des jets d’eau serviront à éparpiller la foule. Certains militants reçoivent des coups de matraques. D’autres, en tentant de fuir, se heurtent aux véhicules et aux motos qui circulent. Un embouteillage monstrueux se forme sur la place. Avant que la situation ne revienne progressivement à la normale. Cette fois encore, la marche du Sdf contre la révision de la loi fondamentale n’ira donc pas bien loin… Pendant la conférence de presse, un confrère avait pourtant attiré l’attention de Ni John Fru Ndi sur la présence de nombreux policiers en civil dans la salle de conférence. "Ce que je fais ici, je le fais pour tous les Camerounais, qu’ils soient des civils ou des hommes en tenue. Ils sont donc les bienvenus…" a répondu le chairman. » Source : Quotidien Mutations.

5. Le 20 février 2008 devant la presse à Douala, John Fru Ndi a affirmé que son parti « invite toutes les couches de la population, toutes les couches sociales, la société civile, les étudiants, les taximen etc... à se joindre pour dire non à cet amendement de la Constitution. »Source : Les Afriques

6. C’est le 25 février 2008 après le mot d’ordre de John Fru Ndi le 20 février 2008, que début la grevé des taxis. Et, c’est après le début de cette grève, que la population va entrer dans le mouvement pour protester elle aussi, contre la vie chère. Source : Wikipédia (Bien que la source soit Wikipédia, les informations fournies correspondent à la réalité, ndlr)

7. Le 17 avril 2008, John Fru Ndi invite tous les citoyens à une journée de Deuil National fixée au 21 avril 2008. Objectif : rendre hommage aux jeunes décédés en février et protester contre la promulgation de la nouvelle constitution. Source : L’international Magazine

Si vous étiez au courant de tous ces faits, et vous avez quand même affirmé qu’aucun leader de l’opposition n’a levé le petit doigt pour protester contre la modification de la constitution, alors vous avez menti et vous méritez la médaille du mensonge.

Si par contre, vous en tant que journaliste pour un quotidien, vous n’étiez pas au courant de ces faits, mais vous affirmez quand même qu’aucun leader n’a levé le petit doigt, alors vous êtes un incompétent et un paresseux, car un simple tour sur Google vous aurait évité l’égarement.

Quel que soit le cas, le moins que vos lecteurs puissent attendre de vous, c’est la correction de votre erreur et peut être, des excuses pour les avoir dérouté.

Enfin, et au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, ce sont les transporteurs et la population qui ont récupéré le mouvement de l’opposition, non le contraire.
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vendredi 21 octobre 2011

0 La Liberté, le Cameroun, la Liberté

Par Paristocrate:
DONNEZ-MOI La LIBERTE OU,
DONNEZ-MOI LA MORT.
- [PATRICK HENRY]

La PLUS GRANDE GLOIRE
D'UN PEUPLE NE-LIBRE…

…C’EST DE TRANSMETTRE CETTE
LIBERTE A LEURS
ENFANTS
[WILLIAM HAVARD]

UNE SOCIETE QUI
CEDERA UN PEU DE LIBERTE
POUR UN PEU D'ORDRE,
PERDRA LES DEUX A LA FOIS ET
NE MERITE NI L’UN NI L’AUTRE.

[THOMAS JEFFERSON]


LA PERTE DE LA LIBERTE CHEZ SOI
EST A LA CHARGE DES DISPOSITIONS CONTRE LE DANGER,
REEL OU IMAGINAIRE,
DE L’ETRANGER
[JAMES MADISON]


LA LIBERTE EST LE MEILLEUR PARENT
DE LA SICENCE ET DE LA VERTU ; ET
UNE NATION SERA MEILLEURE DANS LES DEUX
TOUJOURS DANS LA MEME PROPORTION QU’ELLE EST LIBRE.
[THOMAS JEFFERSON]


L'HISTOIRE NOUS ENSEIGNE QUE
DES MENACES GRAVES A LA LIBERTE
SURGISSENT SOUVENT EN TEMPS D'URGENCE,
LORSQUE LES DROITS CONSTITUTIONNELS
SEMBLENT TROP EXTRAVAGANTS A ENDURER
[THURGOOD MARSHALL]


SI VOUS AIMEZ LA RICHESSE MIEUX QUE LA LIBERTE,
LA TRANQUILLITE DE LA SERVITUDE MIEUX QUE LE CONCOURS ANIMANT DE LA LIBERTE
RENTREZ A LA MAISON DE NOUS EN PAIX
NOUS NE DEMANDONS PAS VOS CONSEILS NI VOS BRAS
ACCROUPISSEZ-VOUS ET LECHEZ LES MAINS QUI VOUS NOURRISSENT
QUE VOS CHAINES SOIENT LEGERES ET QUE LA POSTERITE
OUBLIE QUE VOUS ETIEZ NOS COMPATRIOTES.
[SAMUEL ADAMS]


CE QUE LA LUMIERE EST AUX YEUX,
CE QUE L'AIR EST AUX POUMONS,
CE QUE L'AMOUR EST AU COEUR,
LA LIBERTE EST A L'AME HUMAINE.

[ ROBERT GREEN INGERSOLL ]


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jeudi 20 octobre 2011

0 Washington dénonce de vastes irrégularités dans l'organistion des Elections Présidentielle au Cameroun

Par Paristocrate:

YAOUNDE — Les Etats-Unis ont estimé que l'élection présidentielle du 9 octobre au Cameroun était entachée "d'irrégularités à tous les niveaux", dans une déclaration transmise jeudi à l'AFP à la veille de la proclamation des résultats.

L'opposition, qui accuse le pouvoir d'avoir verrouillé l'élection en faveur du président Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982 et qui brigue un sixième mandat, a annoncé qu'elle rejetait par avance les résultats du scrutin, qu'elle qualifie de "mascarade".

La Cour suprême a rejeté mercredi et jeudi 15 recours en annulation de la présidentielle introduits par l'opposition et doit proclamer les résultats vendredi.

La France par son ministre le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé avait jugé mardi que les élections avaient eu "lieu dans des conditions acceptables". L'équipe d'observateurs du Commonwealth a aussi estimé que le scrutin avait été exempt de "coercition", tout en soulignant qu'il y avait un "bon nombre de plaintes" sur l'organisation.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun Robert Jackson a lui affirmé: "Le jour du scrutin, nos observateurs ont noté des incohérences et des irrégularités à tous les niveaux, ainsi que des difficultés techniques de la part d'Elecam (Elections Cameroon, la commission électorale) dans l'administration de l'élection".

"L'une des plus grandes critiques a porté sur la façon dont les listes électorales ont été conçues et gérées, laissant libre cours aux votes multiples. Le manque de formation des agents électoraux et d'éducation des électeurs concernant la manière de voter était apparent", a ajouté l'ambassadeur américain.

"L'encre qui devrait être utilisée pour empêcher les votes multiples n'était pas indélébile, et les responsables des bureaux de vote ne prenaient pas la peine de vérifier les pouces des électeurs", a poursuivi M. Jackson. lire sur l'AFP
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0 La Face qu’on a Cachée de l’Opposition

Par Paristocrate:
On veut nous faire croire que tous les membres de l’opposition sont des idiots, qu’ils n’ont pas de programme, qu’ils ne savent ce qu’ils voudraient faire du pays, qu’ils s’expriment sans vergogne et avec irrévérence, qu’ils sont tous et sans exception, à l’image de Jean Njeunga : C’est faux.

Vous pouvez ne pas être un de ses sympathisants de ce candidat et c’est normal, mais ce serait anormal d’écouter ce candidat et de continuer de prétendre que l’opposition est à l’image de Njeunga. D’ailleurs, ce ne serait pas seulement anormal, ce serait aussi malhonnête.

Pour ma part, je découvre cette vidéo sur le tard, mais à en juger à la pertinence des réponses, ce candidat apparait avoir une idéologie bien formée et un plan de ce qu’il voudrait faire du Cameroun. Ecoutez et je jugez de vous-même au regard de ce qui a été dit de l’opposition jusqu’ici.

Adam Ndam Njoya Repond aux Question des Citoyens- I




Adam Ndam Njoya Repond aux Question des Citoyens- II


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