jeudi 24 mai 2012

Carrière: Aux Etudiants et Jeunes diplômés

Par Paristocrate:
Le monde professionnel est rude, y survivre n’est pas toujours évident. Pour les étudiants qui le contemplent et les jeunes diplômés qui s’apprêtent à le rejoindre, c’est parfois le désarroi quand ce n’est pas le désespoir. Pour y avoir été pendant plus d’une décennie maintenant, je voudrais partager avec vous, ce que j’ai appris jusqu’ici.

Apprendre c’est l’affaire de toute une vie.
Apprendre ne se s’arrête pas après l’université, c’est une initiative qui commence peut être avec l’université, mais qui dure toute la vie. La connaissance fonctionne comme les intérêts composés: lorsqu’on l’accroit à un taux d’apprentissage constant et continue, elle devient exponentielle et par ricochet, repousse les limites de nos capacités vers l’infini.

L’intellect est votre arme, votre caractère votre propulseur.
Après votre diplôme, vous entrerez dans la jungle humaine. A la différence des animaux qui survivent par l’acuité de l’instinct, vous, vous survivrez par la puissance et la finesse de votre intellect. Mais si votre intellect assurera votre survie, c’est votre caractère qui, cependant, garantira votre progrès.

Demain est incertain.
Le chemin qui mène à la réussite est fait de nombreux échelons et jalonné d’insoupçonnables embûches. Vous ne pouvez en aucun cas, prédire de quoi demain sera fait. Pour pallier à cette limite, vous devez vous préparer à de nombreuses éventualités. Vos chances de succès se décupleront, si vous prenez plaisir dans ce que vous faites et, si vous prenez le temps de le faire.

Pressez-vous, mais surtout, ne vous précipitez pas.
Aucunes des merveilles que nous admirions dans ce monde, ne s’est fait en un laps de temps ; aucune des œuvres qui continuent de transcender les générations, n’est le produit de la précipitation ou de la vitesse. Si vous voulez être des artistes de votre discipline, il vous faudra énormément de savoir, beaucoup de pratique, et du temps.

Vos erreurs sont votre dette.
La vie à cette façon d’être juste: Toujours, elle nous confronte à nos erreurs passées. Et, plus d’erreurs nous commettons, plus nous passons notre temps à essayer de les corriger au lieu d’aller de l’avant. Détrompez-vous, le temps que vous passez à flâner et à surfer la vague de l’inutile, vous en payer le prix au moment où vous vous attendriez le moins.

Apprenez, Apprenez, Apprenez.
Ne vous arrêtez jamais, ne vous donnez jamais d’excuse pour arrêter. L’invention de l’écriture a permis à l’homme, au fil des temps, de causer et d’apprendre des meilleurs esprits qui aient jamais foulés cette planète. Si la pratique répété de votre métier vous permettra d’exceller, c’est cependant, la lecture et l’acquisition d’un savoir approfondie, qui vous permettra d’aller au-delà de l’excellence, d’imaginer, de créer. Et, lorsque vous seriez capable de combiner excellence et créativité, le résultat sera simplement explosif.

Observez, écoutez, questionnez.
Si la lecture est le meilleur raccourcie vers l’acquisition du savoir, l’observation vous apprendra de votre environnement tel qu’il est aujourd’hui. L’acuité de votre observation fera de vous un sujet alerte, capable de voir les moindres détails, d’anticiper le mouvement des commettants avant même qu’ils n’en prennent conscience. L’écoute vous permettra de vous infiltrer et d’apprendre de l’inconscient de ceux qui vous entourent, elle vous permettra d’écouter ceux qu’ils disent, ou, ce qu’ils disent sans le dire. Le questionnement vous libérera de votre ignorance, il vous ouvrira les portes du savoir et de la connaissance.

Exigez les faits avant d’émettre une opinion.
Refusez de vivre dans le monde imaginaire, refusez de vivre dans un monde d’illusion. Chaque jours, chaque heure, chaque minute, chaque instant de votre vie, la force gravitationnelle de ces mondes merveilleux essayera de vous aspirer. Pour y échapper, vous devez absolument vous accrocher à la réalité. Et pour le faire, vous devez rejeter systématiquement toute opinion qui ne soit pas supportée par des faits ; vous devez questionner l’évidence et challenger la trivialité. C’est vrai, vous n’aurez pas toujours tous les faits. Mais, lorsque ce sera le cas, laisser les faits à votre disposition guider votre décision, votre opinion. Dites non à toute opinion créée ex-nihilo, et, souvenez-vous toujours, que ce sont les faits qui font la réalité.

Vous êtes une marque, construisez-la.
Qu’est-ce que vous représentez dans l’esprit des autres ? Quel est votre positionnement dans l’esprit de votre entourage ? Posez-vous constamment ces questions et engagez-vous à y répondre. Ne laissez pas les autres vous définir, définissez-vous pour eux, dites-leur à quoi renvoie votre marque : Excellence, Intégrité, loyauté, endurance, adaptabilité, intellect…etc. Définissez-vous par votre attitude, par vos actions, par vos combats. Votre marque sera l’un des outils le plus important de votre carrière professionnel et personnel. Et, lorsque la qualité correspondra aux attentes, elle enverra votre réputation vers l’exosphère.

Si vous tombez, digérez la douleur, mais relevez-vous vite.
S’il y’a une chose qui est certaine, c’est que personne n’y arrive sans passer par des échecs et des moments très difficiles. Une autre façon dont la vie est juste, c’est qu’elle nous récompense seulement lorsque nous bravons les obstacles et embûches qu’elle place continuellement entre nous et nos objectifs. Vous échouerez, mais la hauteur de l’échec sera la mesure du succès potentiel à venir. N’abandonnez jamais, ne laissez jamais l’échec vous paralyser. Utilisez l’échec comme un maître, un coach : Laissez-la vous enseigner comment réussir, laissez-la vous motiver et vous revigorer pour la conquérir.

Le monde est petit et demain est fait d’hier et d’aujourd’hui.
Les gens que vous doublez aujourd’hui, vous les croiserez probablement au prochain carrefour de la vie. Et quand ce moment viendra, ils seront peut-être plus grands, plus forts, plus doués. Ils seront peut-être dans une condition meilleure que celle dans laquelle vous les avez doublés et, votre survie dépendra peut-être d’eux. Traitez tout le monde avec respect et avec tout le monde, agissez avec intégrité.

Apprenez à dire non.
Chaque jour, votre caractère sera challengé. Chaque jour, vous devriez réaffirmer les principes qui gouvernent votre action. Ce ne sera pas facile, la tentation sera souvent très forte, mais vous devez apprendre à dire non. Ne prenez aucune décision qui puisse troubler votre conscience ; ne prenez aucune décision qui puisse compromettre votre intégrité, ternir votre marque et salir votre réputation. Si vous restez ferme dans vos principes, tout le monde ne vous aimera pas, mais tout le monde vous respectera. Souvenez-vous toujours qu’il faut du temps pour construire une réputation, mais juste un instant pour la défaire.

Apprenez à dire ce qui est.
Ne dites rien pour flatter la vanité des autres, si vous devez parler, ayez toujours le courage de vous exprimer librement, que ce soit en face de votre supérieur, de votre collègue ou d’un ami, dites toujours ce que vous pensez. Si vous n’avez pas le courage de parler librement, optez pour le silence ou alors, démissionnez. La fortune sourit aux audacieux : Ne laissez jamais la crainte de la réaction de l’autre, vous réduire à ce que vous n’êtes pas.

A propos du messager.
Maintenant, pour terminer, vous devez certainement vous demander qui est Paristocrate. Mais, comme je le dis très souvent, l’importance du message ne dépend pas du messager. Si ce que vous venez de lire vous a apporté quelque chose, alors la question de savoir qui je suis n’a pas de relevance.
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mardi 15 mai 2012

Comment faire de son CV une arme d'auto marketing efficace?

Par Davy-Pacôme Nzekwa: 
C'est en relisant les divers articles postés sur mon blog, et en tenant compte de certaines remarques faites récemment par des proches, que j'ai réalisé que j'avais abordé plusieurs sujets sur l'Emploi (astuces pour trouver un emploi, réussir son entretien d'embauche, réussir son induction en entreprise, etc) mais je n'ai jamais pris le temps de parler du point 0, qui est la rédaction d'un CV.

En effet, tout devrait partir de là...le CV, Curriculum Vitae...

Je vais donc m'atteler, dans les lignes qui suivent, de parler du Cv, en essayant de répondre à deux questions qui me semblent fondamentales: qu'est ce qu'il est, et qu'est ce qu'il n'est pas.

Je ne dirai rien qui ne se trouve déjà sur internet ou dans les nombreux livres traitant du sujet, mais je vais insister sur des détails pratiques, sur des éléments qu'on pense savoir mais qu'on ignore parfois, ou encore, je vais essayer d'expliquer les choses de façon purement basique, afin que chacun se retrouve, et éprouve le besoin de modifier son Cv, ou la satisfaction de ne pas avoir besoin de le faire.

Je précise d'entrée de jeu qu'il n'ya aucun standard en terme de Cv, mais il ya toutefois des usages admis, que l'on peut contextualiser certes, mais que l'on gagnerait à connaître déjà.

Le Cv est une vitrine, la vitrine du magasin nommé "Candidat"...comme toute vitrine, l'agencement dépend d'abord du propriétaire...certes le commerçant peut tenir compte de la mode, mais au final c'est un travail d'art, qui est supposé refléter sa personnalité. C'est dire si l'agencement en question compte pour beaucoup, et détermine à 90% l'envie qu'aura le potentiel client (le recruteur), d'entrer. En partant de cette métaphore, le reste devrait être très simple à expliquer.

Un potentiel client dans la rue, traverse plusieurs magasins, avec son esprit habité par diverses pensées, les unes bousculant les autres...donc il ne consacre pas tout son temps, encore moins toute son attention, à la somme des vitrines qu'il traverse. Le recruteur qui parcourt des Cvs, passe en moyenne 30 secondes devant chaque document, pour se faire une première impression. Ce n'est que si la première impression est bonne, qu'il décide de mieux scruter le document.

Cette réalité signifie qu'il faut veiller à la forme, car comme disent les Marketistes, de facon basique, "c'est l'emballage qui attire le client". Une belle présentation donne donc un à priori positif concernant le fond, en tout cas elle attire déjà l'attention, et c'est une bonne chose. Alors si le Cv est une vitrine, comment doit-on l'agencer afin que le potentiel client (recruteur) éprouve l'envie d'y entrer, et d'en savoir plus?

- De nos jours, il n'est plus pertinent d'indiquer en haut de page, CURRICULUM VITAE...le lecteur saura reconnaître un Cv, pas la peine de perde de l'espace, du temps etc

- On devrait retrouver en haut de page, les informations simples présentant le candidat. Pas besoin de mettre 4 ou 5 numéros de téléphones en précisant que 2 sont ceux de l'épouse ou de la tante. Pas besoin de mettre une photo de vous qui ne soit pas à votre avantage...abstenez-vous d'effrayer le recruteur, avec une photo qui lui laisse un goût amer, et lui donne juste envie de passer au Cv suivant.


- Plus besoin de préciser son statut matrimonial, ou le nombre d'enfants, cette information qui pouvait avoir des avantages fiscaux lorsqu'il existait la surtaxe progressive, ressort à présent comme un appel à une discrimination positive/négative.


-Indiquez non pas votre âge, mais votre date de naissance, ca permet de situer votre âge même si on consulte votre Cv 5 ans apres sa rédaction.


- Choisir une police plaisante, une taille lisible, et au cas où l'on souhaite mettre certaines parties du Cv en couleur, il est conseillé de bien choisir la couleur qui ne choquera pas...sinon au lieu de 30 secondes sur votre Cv, le recruteur en passera 2, juste le temps de retrouver sa corbeille.

- On ne reinvente pas la roue, les rubriques classiques d'un Cv sont la Formation (académique, professionnelle), l'Expérience (emplois, stages), les Centres d'interêts (Cinéma, Sport, Lecture, etc), le chapitre Divers/Autres (Langues parlées si on en parle plusieurs bien sûr, Distinctions, Vie Associative, etc)...le but du Cv est de donner une première impression au recruteur, pas de lui étaler toute votre vie, l'entretien sera toujours une occasion d'en dire plus sur vous.


- Dans la continuité de mes propos récents, il est important de faire tenir son Cv sur une page, pour des candidats ne bénéficiant pas encore d'une longue et riche expérience. Un étudiant, ou un junior, qui présente un Cv de 2 ou 3 pages, est soit bavard, soit menteur.


- En parlant du mensonge, éviter d'en rajouter...le Cv d'une personne qui ne dit pas la vérité, est facile à reconnaître. Embellissez les informations dont vous n'êtes pas très fier(e), mais ne les cachez pas si vous savez qu'elles ont une certaine importance, ou pire, une importance certaine. Le recruteur n'est pas là pour vous juger, mais pour vous connaître, donc pas la peine d'inventer des stages ou autres, car c'est aisé de recouper les informations.

- Tout ce que vous indiquez sur un Cv, doit porter une date précise, c'est comme un livre d'histoire...ce qui n'est pas daté, fait naître le doute. Indiquez donc clairement la date, le lieu, ce que vous avez fait, et si vous voulez, ce que ca vous a apporté.

- Comme pour une vitrine, le fait de tout dire sur un Cv, ne donne plus vraiment envie de rencontrer le candidat, car on peut se faire son impression devant un papier...et c'est généralement en défaveur du candidat, car il est toujours embêtant d'être jugé en votre absence.

- Le Cv n'est pas une lettre d'amour, abstenez-vous de mettre des couleurs partout, et parfois des couleurs qui sont même déplaisantes...rouge, rose, etc ce n'est pas le bon endroit! Parce que ce n'est pas une lettre à un(e) ami(e), et encore moins un sms, il faudrait faire l'effort de se relire, de corriger les fautes, de supprimer ce qui semble être innaproprié, de se mettre à la place du futur lecteur.

- Lorsque votre expérience professionnelle vous semble riche (la richesse n'est pas liée à la durée, mais au contenu des tâches, des responsabilités, etc), mettez-là avant de présenter votre formation académique, elle sera plus parlante.

Donc pour se résumer, un Cv est une vitrine, qui doit donner envie de vous connaître mieux. Ca implique que vous n'en disiez pas trop, mais juste assez pour susciter la curiosité. Parce que le Cv est une image de ce que vous prétendez être, veillez à le rendre précis, concis, et dénué de fautes.

Pour finir, pensez toujours à dire la vérité sur le Cv, et soyez prêt(e) à défendre les informations qu'il contient, au cas où le recruteur vous convoque pour un entretien d'embauche. Alors vous pourrez aisément lire mon article sur "Comment réussir son entretien d'embauche".

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mardi 23 février 2010

11 Davy Nzekwa: La Force du Talent

Par Ingrid Alice Ngounou

«Je n’admets pas qu’on puisse tout abandonner en pensant que le plus dur est d’arriver à l’étranger»

En quelques mots qui est Davy-Pacôme Nzekwa?
Je suis un camerounais de 32 ans (en juin 2010), issu d’une famille de 4 enfants, dont le père est expert comptable et la mère (décédée en février 1997) était comptable. C’est dire si j’ai été éduqué dans les valeurs de travail, de rigueur, d’intégrité, mais aussi de solidarité, ma mère ayant été une femme exceptionnelle et toujours disponible pour les autres. Tout ceci a fait de moi une personne très ambitieuse, exigeante et ne sachant pas reculer devant les difficultés.

Vous êtes "Human Resources & Administrative Manager" chez Geovic. Ce poste représente-t-il la réalisation d’un rêve?
Je ne dirai pas un «rêve», car mon rêve à moi se résume à inspirer positivement les personnes qui me côtoient au quotidien. Par contre, un objectif qui est resté clair dans mon esprit depuis le bas âge, était d’accéder à la position de Directeur avant l’âge de 35 ans, et Directeur Général avant 40 ans. Je pense que je tenais à faire mieux que mon père, qui est mon premier modèle dans la vie. Alors je peux dire que j’ai atteint la première étape avec 4 ans d’avance puisque je suis à ce niveau de responsabilité depuis l’an dernier, je travaille donc actuellement pour atteindre le niveau 2 (Rires).

En quoi consiste votre travail, en tant que chargé des ressources humaines chez Geovic Cameroun?
La tâche première d’un «Human Ressources Manager» dans ce contexte, est de «planter le décor», en élaborant des procédures qui correspondront à un standard mondial, et surtout qui tiendront compte des réalités d’un secteur encore nouveau au Cameroun. Globalement il s’agit de définir la stratégie HR, de la faire valider par les personnes autorisées, et de l’implémenter sur le terrain. L’élaboration des politiques HR (recrutement, rémunération, discipline, etc.), la rédaction des job profiles, les plans de recrutement, de formation, de motivation, l’optimisation des coûts liés aux Ressources Humaines, constituent mon quotidien, en plus de la gestion des relations avec les partenaires (inspection du travail et autres) et les représentants des employés. Ca m’impose de passer très régulièrement de l’opérationnel à la stratégie, et vice versa, et ceci constitue la principale richesse de la fonction.

Au quotidien, éprouvez-vous des difficultés à gérer les personnes plus âgées que vous?
Pas du tout, car j’ai toujours été précoce: je me souviens qu’en 3è au Lycée Joss, je passais beaucoup plus de temps déjà avec les élèves de Terminale qu’avec mes égaux, qui me procuraient parfois un sentiment de monotonie. Dans la vie professionnelle, je ne souffre pas d’être souvent plus jeune que mes collègues dont j’ai en charge la gestion, car quel que soit l’âge des personnes que je côtoie, je mets une priorité à toujours rester professionnel, et à appliquer la méthode du questionnement. Je n’apprends donc rien à personne, mais je suis toujours curieux d’apprendre des autres, ce qui les valorise et au lieu de voir le jeune, mes collègues voient en fait une personne travailleuse et recherchant l’objectivité dans toutes les décisions à prendre.

Parlez nous de votre parcours, notamment académique?
Né à Douala, j’y ai passé toute ma scolarité primaire et secondaire : Primaire au Petit Joss, puis Secondaire au Lycée Joss et au Collège Chevreul. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ces écoles m’ont permis de rencontrer dès mon enfance, des personnes de qualité, avec lesquelles j’ai gardé d’excellents rapports, malgré la distance et le temps. Après mon baccalauréat Scientifique, mes parents n’ayant pas les moyens de me faire partir en Allemagne comme c’était la mode à la fin des années 90, j’ai passé une année à la maison. Puis quelques amis m’ont convaincu de présenter le concours de l’Université Catholique d’Afrique Centrale, concours auquel j’ai réussi sans peine. J’ai donc passé 4 années exceptionnelles à Yaoundé, sur le campus de Nkolbisson. Mon père m’avait suggéré de faire la Gestion, mais par esprit de challenge je me suis engagé dans les Sciences Sociales sans l’en informer, en me disant que je travaillerai dans une banque, sans avoir besoin d’être un gestionnaire pur (rires). Ces quatre années ont été décisives pour moi, car très pénibles. Je devais travailler très dur pour maintenir ma bourse d’excellence, mais je devais surtout éviter de me laisser distraire par la facilité ambiante, et inspirer mes cadets. A plusieurs reprises j’ai failli abandonner, mais à chaque fois je me disais que la difficulté était source de sagesse, et je me souvenais des paroles de ma défunte mère à une semaine de son décès: «si tu montres à un obstacle qu’il te mine, il finira par t’achever.» Pour une femme qui a combattu son cancer pendant 5 ans, elle savait de quoi elle parlait.

Quelles relations entre vos années d’étudiants et votre préoccupation professionnelle?
J’ai toujours eu une attraction pour la gestion des hommes, donc dès la première année, j’étais Délégué des étudiants auprès du Doyen, en License et Maîtrise je siégeais au Conseil du Recteur, en tant que Représentant des Etudiants de la Faculté de Sciences Sociales et Gestion. Je me suis aussi beaucoup investi dans les Associations, et j’ai été le premier étudiant de Sciences Sociales à présider la prestigieuse Commission d’Audit des Associations, sous l’autorité du Vice-Recteur. Sur le plan strictement académique, je me suis senti dans mon élément, et en 4 ans j’ai toujours validé mes matières en juin, pour être libre pendant les 3 mois de vacances et faire des jobs pour payer mes études l’année suivante. J’ai aussi été aidé au début par certains membres de ma famille qui ont payé une partie de ma scolarité, et le reste provenait de bourses diverses, la plus importante étant celle octroyée par l’Union Européenne, pour l’excellence académique. En Maîtrise, je me suis lancé un autre défi, celui de soutenir mon mémoire en juin (au lieu d’attendre une année supplémentaire comme la plupart des étudiants). J’ai donc soutenu le 29 juin 2003, et le 1er juillet je commençais au Crédit Lyonnais à Douala. Après trois ans dans cette banque où j’ai appris le basique de la fonction HR, j’ai été approché par Guinness qui a su me convaincre de venir relever un challenge, celui de motiver le personnel à un moment de récession interne. J’ai passé 18 mois passionnants à Guinness, occupant deux fonctions successives et découvrant le style de management anglo-saxon. Et ensuite Geovic m’a convaincu de changer de bord et de venir mettre en place un département HR, ce qui dans une carrière peut ne jamais se présenter. J’y suis depuis Novembre 2008, et je ne cesse de m’épanouir dans un environnement riche, entouré de personnes exceptionnelles, allant de challenges à challenges.

Davy-Pacôme Nzekwa Vous animez un blog personnel. Quand et comment est né chez vous le projet de créer ce blog?
Parmi mes passions, la lecture et l’écriture occupent des places de choix. Plus jeune j’écrivais même des romans d’espionnage et ça parvenait à me divertir. Au Collège et à la fac je rédigeais des articles pour le journal de l’école. C’est dire si j’ai toujours eu envie de partager mes opinions, et le choix d’un blog n’est que le choix d’un canal de communication moderne, pour faire profiter les lecteurs, d’un certain nombre de connaissances, ce dont je n’ai pas toujours bénéficié..

Selon des personnes qui vous sont proches, vous auriez pu être basketteur professionnel, est ce vrai?
(Rires) Basketteur professionnel ? C’est très généreux de la part des ces personnes qui me sont proches. J’ai beaucoup pratiqué le Basket effectivement, disons que mon lien avec le Basket est fort, et il s’agit en réalité d’une histoire de famille: ma mère allait être sélectionnée dans l’équipe nationale de Basket, au moment où elle a été enceinte de moi et a donc tout abandonné, pour se consacrer à son futur enfant. Je suppose qu’elle a fait un transfert sur moi, me motivant à pratiquer ce sport que je trouve très élégant, mais aussi prenant car il demande d’être toujours prêt à donner plus. Sur mes maillots je portais le numéro 22, de Clyde Drexler, un joueur de la NBA, réputé être l’un des meilleurs sauteurs de son époque.

Pourquoi avez-vous abandonné ce sport?
A force de m’entraîner pour avoir une détente hors pair, j’ai poussé et fini par me déchirer les ligaments au genou et aux chevilles, ce qui m’a forcé à suivre des soins pendant plusieurs années, et la conséquence est que j’étais sur le banc! Impossible de continuer ma passion

Vous arrive-t-il souvent encore de jouer au basket Ball?
Sincèrement, NON. J’ai une balle de Basket dans ma chambre, c’est le premier objet que j’emporte quand je déménage, mais je ne pourrai plus pratiquer ce sport, sauf peut-être comme vétéran (et je me trouve trop jeune pour intégrer ce type d’équipe tout de suite).

Après des études au Cameroun, vous y vivez et travaillez. Un message pour ceux qui croient au rêve occidental à tout prix?
Je pense sincèrement que l’effort paie, et cela ne dépend pas de là où on se trouve mais de sa faculté à s’imposer une certaine rigueur et même une rigueur certaine. Personnellement je pense qu’il n’y a pas de meilleur endroit que chez soi, mais cela ne signifie pas qu’on puisse se croiser les doigts, car c’est dur partout. Les jeunes devraient surtout cesser de penser que le gazon est plus vert chez le voisin, car ce n’est pas vrai. Autant je suis admiratif de mes deux cadets qui s’en sortent actuellement en France et en Italie, qui ont pu intégrer les meilleures écoles de ces systèmes assez sélectifs et même des entreprises à renommée mondiale, autant je n’admets pas qu’on puisse tout abandonner en pensant que le plus dur est d’arriver à l’étranger, ce n’est pas vrai sinon cela se saurait depuis fort longtemps. Je ne regrette pas de n’être pas parti en Occident, d’ailleurs après ma Maîtrise j’ai eu une proposition pour aller continuer à Paris, mais la vie est un ensemble de choix, et qui dit choisir dit aussi renoncer, qui dit renoncer suppose assumer. Je me suis engagé à réussir sur place et à ce jour tant ma qualité de vie que le fait d’être proche de ma famille, me confirment que je n’ai pas eu tort.

Que peut-on vous souhaiter pour 2010?
Après trois années pénibles sur le plan privé, je souhaite que 2010 soit une année d’apaisement et d’épanouissement sur tous les plans. Une sorte de nouvelle page dans ma vie.
Sur le plan personnel, je souhaite donc que ces douze mois m’apportent la paix du cœur, la joie au quotidien, et l’opportunité de faire encore plus plaisir aux personnes que j’aime et qui en valent la peine. Sur le plan professionnel, 2010 est l’année de lancement des travaux de construction de notre mine, cela suppose une pression encore plus grande, j’espère pouvoir continuer d’apprendre en m’épanouissant, et en ayant une santé de fer. [Le Journal du Cameroun]
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mercredi 9 septembre 2009

1 Manager Son Boss

Par Hervé Ngameleu:
Si les managers ont la possibilité de répercuter leur pression sur leurs collaborateurs, ces derniers n’ont guère d’alternative que d’encaisser sans mot dire jusqu’à la dépression : « Mon chef me demande d’améliorer mes résultats mais il ne m’en donne pas les moyens ! », « Mon supérieur ne m’écoute jamais », « Mon manager ne supporte pas qu’on fasse autrement que lui », … entend-t-on très souvent.

Mais ces salariés n’ont-ils réellement d’autres choix que de subir ? Quelles peuvent être les causes et les conséquences d’une mauvaise entente entre managers et collaborateurs et comment rectifier le tir ?

Manager son boss : une nécessité
De nombreuses études indiquent qu’une mauvaise relation avec un supérieur est l'une des principales causes de démission. Une enquête spécifique sur la population des cadres révèle que près de la moitié estime que la relation avec le supérieur est le facteur influençant le plus l'épanouissement au travail de leurs employés.

Si l’on en croit d’autres chercheurs, une relation pénible avec un supérieur hiérarchique favoriserait aussi les maladies cardiovasculaires et le stress. Une étude publiée en juin 2003 par des spécialistes de la médecine du travail en Grande Bretagne révèle ainsi que les employés qui perçoivent négativement leur patron ont une pression artérielle supérieure à la moyenne. La même étude précise aussi qu’une situation conflictuelle avec un patron et la perception que votre travail n'est pas reconnu font grimper d'environ 16 % les risques de maladies coronariennes et de 38 % de crises cardiaques.

Que l'attitude des patrons affecte autant ses collaborateurs ne doit guère vous surprendre. En effet, comme tout être humain, vous avez besoin d'être reconnu et récompensé. Hors votre patron a le pouvoir d'apprécier votre travail. Non seulement influence-t-il votre humeur, mais c'est aussi lui qui signe votre chèque de paie, évalue votre performance et infléchit la progression de votre carrière.

En fait, ce n'est pas tant le patron en lui-même qui est toxique pour ses employés que la relation qu'il entretient avec chacun d'entre eux. Par exemple, si vous êtes une personne qui aime l'autonomie, vous vivrez à coup sûr une relation toxique avec un patron autoritaire. Alors qu'une personne moins sûre d'elle peut apprécier qu'il vérifie constamment son travail.

La solution à l’énigme de nombreux collaborateurs résiderait donc dans la réponse à la question : « quelle attitude adoptée pour quel boss ? »

Quelle attitude pour quel boss
Les patrons ne se ressemblent pas toujours y compris dans la même entreprise. Dans les grands groupes, des formules sont construites et largement diffusées pour orienter l’action des managers et partant canaliser leur influence sur le bas de l’échelle. Mais l’effet de ces « leadership models » sont très souvent en deçà des résultats escomptés. La situation est plus dramatique dans les organisations de plus petites tailles ou des entreprises unipersonnelles.

Dans ce contexte, vous ne tirerez votre épingle du jeu qu’en maîtrisant les logiques propres à votre responsable hiérarchique. Apprendre à les connaître, à les décoder et à agir en conséquence vous évitera à coup sur la crise d’hystérie. cliquez sur l'image ci-dessous pour quelques schémas classiques :

Il peut arriver que ces mesures ne fonctionnent pas pour votre cas ou que malheureusement, que vous soyez l’exception qui confirme la règle. Il vous reste encore une dernière alternative : engager un dialogue franc avec votre manager avant de sombrer dans une dépression professionnelle.

La suite dans notre prochain article.



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lundi 13 juillet 2009

0 Se Connaître En Tant Que Recruteur

Le recrutement comme toute action managériale peut être biaisé. Un mauvais recrutement expose tout aussi bien l’entreprise que l’achat d’un équipement inadapté ou la réalisation d’un investissement à perte.
Bien se connaître permet de limiter les risques d’erreurs qui font des recruteurs des « victimes » plutôt que des manageurs.

Situer l’entretien dans son contexte
Pour commencer, vous devez situer l’entretien d’embauche dans son contexte. En effet, certains biais disparaitront spontanément dès lors que vous appréhenderiez l’entretien dans le sens approprié :

(cliquez sur l'imaga pour une meilleur aperçu)

Les erreurs classiques des recruteurs
Vous devez par la suite évitez 4 erreurs classiques qui échappent souvent aux interviewers :
- trop parler : c’est un moyen utilisé -parfois inconsciemment- et qui vous donne l’impression de contrôler la situation ou de dominer les candidats. Pour pallier ce risque, appliquez la loi des 80/20[1].
- poser des questions uniquement sur les domaines qui vous sont familiers : vous vous limitez aux sujets que vous maîtrisez le mieux (ce qui vous met en confiance) et vous avez tendance à négliger les autres, avec pour risque de passer à côté de l’essentiel.
- faire deviner la réponse : certains recruteurs ont tendance à faire deviner au candidat la réponse qui fera bonne impression. Le candidat astucieux saura facilement la réponse « correcte», celle qui vous fera plaisir. Posez plutôt des questions ouvertes.
- passer des faits à la conclusion : Une réponse ou une attitude du candidat devra être analysé avant tout jugement. N’allez pas vite en besogne. Respectez le schéma : Constat – Analyse – conclusion.

Les pièges des recruteurs
Certains biais à la réussite des entretiens sont plus subtils et se forgent dans la psychologie même des interviewers.

Les stéréotypes
Les stéréotypes font préjuger certaines caractéristiques du candidat en fonction de l’image que vous avez du groupe auquel il appartient. Par exemple :
- ce candidat est un polytechnicien donc brillant
- celui-ci est célibataire à son âge, donc « il a un problème »
- celui-là est expert comptable donc rigoureux et minutieux
- avec cette carrure d’athlète, ce candidat doit être très dynamique
- les femmes ne peuvent pas manager des hommes
- Etc.

Par analogie, les stéréotypes sont pour les recruteurs ce que serait un a priori pour un scientifique. Ils vous poussent à faire des choix irrationnels : pour éviter des erreurs graves de jugement, ne vous y fiez pas d’entrée de jeu !

L’effet de halo
La capacité d’un candidat à remplir une fonction s’apprécie sur plusieurs critères que vous devez à l’avance identifier et pondérer. Certains recruteur s’appuis sur un seul critère observé pour en faire un jugement global sur le candidat. Ils sont victimes de l’effet de halo.

Par exemple vous appréciez que vos collaborateurs aient de l’ambition. Conséquence, lors du recrutement vous avez tendance, à mieux juger les personnes ambitieuses ; même si par ailleurs, elles correspondent peu au profil du poste à pourvoir.

Les autres biais
- la sympathie : vous avez tendance à surévaluer les candidats que vous trouvez sympathiques.
- la similarité : vous favorisez les candidats qui ont des similarités avec vous (physique, études, carrières ou attitudes). Par exemple, il a fait la même école que moi donc « il peut faire l’affaire ».
- l’ordre des candidats : des études ont montré que le candidat vu en dernier a tendance à être surévalué, de même que les candidats vus à la suite de « mauvais » candidats.
Vous devez donc éviter de recevoir un trop grand nombre de candidats et prendre le temps de noter les informations sur un candidat reçu avant de prendre le suivant.
- l’information défavorable : certains recruteurs attachent plus d’importance aux informations négatives sur le candidat plutôt qu’à celles qui vont à son avantage. En clair, l’information défavorable compte plus et obscurcit outre mesure les informations favorables sur le même candidat.
- la première impression : les interviewers ont tendance à être plus sensibles à l’information reçue dans les premières minutes de l’entrevue et se forment d’entrée de jeu une opinion du candidat qui faussera leurs interprétations des informations obtenues par la suite.

Comme vous le constatez, les pièges auxquels vous êtes exposé en tant que recruteur sont tout aussi insidieux que ceux auxquels s’exposent les candidats en face de vous. Les risques pour les intervenants dans la démarche de recrutement sont donc partagés : pour le candidat de ne pas être retenu, et pour vous de retenir le mauvais candidat !
[1] Vous écoutez 80% et parlez seulement 20% du temps durant l’entretien avec le candidat.

_________________________________________________ [1] :Vous écoutez 80% et parlez seulement 20% du temps durant l’entretien avec le candidat.




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mardi 2 juin 2009

4 L’entretien d’embauche : faire bonne impression le jour J

Par Hervé NGAMALEU


Faire la différence en entretien consiste souvent à se montrer percutant et à faire preuve de bon sens face au recruteur : savoir parler de l’entreprise ou de soi de façon vivante, être concis quand il le faut, poser des questions pertinentes, …

Attitude générale
Contrairement à une croyance très répandue, pour bien des recruteurs, l’habit fait le moine. Commencez donc par soigner votre apparence. Attachez de l'importance à votre présentation en rapport avec l'activité de l'entreprise et le poste recherché.

Dès le départ, abordez le premier contact avec votre interlocuteur tout simplement par une poignée de main (toutefois, c’est le recruteur qui doit en avoir l’initiative) qui doit être franche et énergique (sans lui écraser les doigts), vous serez tout de suite classé dans la catégorie des gens directs, spontanés, dynamiques.

Apparaissez enthousiaste tout au long de l’échange. Lorsqu’ils existent, vos silences ne doivent pas être inexpressifs ; pour cela, ayez un regard franc, parfois admiratif, parfois interrogatif. Restez très attentif lors de l'entretien, même si celui-ci est perturbé (appels téléphoniques, entrée de collaborateurs, etc.)

Pendant vos interventions, montrez de l'intérêt pour le poste proposé et sachez mettre en valeur sans ostentation les initiatives que vous avez été amenées à prendre. Démontrez à votre interlocuteur que celles-ci peuvent trouver une application au sein du poste proposé.

Lorsqu’il vous en donne l’occasion posez lui des questions originales, mais sans indisposer votre interlocuteur. N’oubliez pas que c’est lui qui conduit l’échange. Une bonne astuce est de formuler vos questions à partir des éléments fournis par le recruteur lui même. Vous éviterez ainsi d’être volubile et poserez des questions qui montreront votre intérêt et valoriseront votre candidature :
Quelle est la raison de ce recrutement ? (création de poste ou remplacement) ; Quelle est l’organisation de travail du service auquel je serai rattaché ? Est-ce un poste sédentaire ou itinérant ? Quelles sont les perspectives d’évolution ?

A la fin de l’entretien, n’oubliez pas de remercier le recruteur et de vous informer sur les prochaines échéances avant de prendre congé.

Faire la différence
Pour un poste, l’employeur évalue en règle générale au moins 3 candidats en entretien. Ainsi, votre succès dépend de votre capacité à vous « démarquer » des autres. Quelques astuces pourraient vous permettre de marquer les esprits :

- se présenter succinctement (2 ou 3 minutes maximum) : Se présenter ne veut pas dire dérouler son CV point par point car l’examen complet de votre parcours et de vos compétences viendra plus tard au cours de l’entretien. Comme pour la vitrine d’un magasin limitez vous pour un début aux points importants (identité, situation familiale, diplôme, poste actuel/ recherche un emploi depuis x, années d’expériences, domaines de compétences, principales réalisations et hobbies)

- « Pitcher » l’entreprise : Ne vous contentez pas d’égrener les informations clés que vous avez glanées sur l’entreprise, mais présentez les de façon vivante. A titre d’exemple, un candidat qui présente Guinness Cameroun comme « le challenger qui est leader dans sa tête » est tout de suite marqué d’un signe distinctif dans l’esprit d’un recruteur de cette entreprise. Toutefois, il ne s’agit pas de faire de la propagande.

- éviter de se perdre dans les détails : vous devez être à la fois précis et concis. C’est ainsi que vous serez perçu comme percutant et efficace. Ne vous conjecturez pas en thèse, antithèse et synthèse.

- regarder derrière la question posée : À chacune des interrogations du recruteur, demandez-vous ce qu'il veut évaluer. L’enjeu consiste à repérer le véritable objectif de la question afin d'y répondre à propos car aucune question n'est innocente et vous devez faire preuve de perspicacité pour en décrypter le but véritable.

Les situations à éviter
Deux aspects apparaissent particulièrement pernicieux en entretien : les questions pièges et les gestes « parasites ».

Les questions pièges
Les entretiens d’embauches se composent d’une batterie de questions auxquelles vous devez répondre, autant faire que se peut, avec un maximum d’aise et de spontanéité. Ci-dessous une sélection de 10 questions récurrentes qui mettent souvent les candidats dans des situations embarrassantes :

1. Parlez-moi un peu de notre entreprise ! Savez-vous quelle place nous occupons dans notre secteur ? Quels produits ou services pensez-vous que nous fabriquons ou commercialisons ? Connaissez-vous les produits ou services que nous lançons actuellement ?
2. Avez-vous un parent ou une personne de votre entourage qui travaille ou a travaillé dans notre entreprise ?
3. Quelle formation avez-vous ? Quels diplômes sanctionnent vos études? Pourquoi avoir choisi cette formation ?
4. Qu'est-ce qui vous amène à envisager de quitter votre actuel employeur ?
5. Au travers de votre expérience, indiquez-moi une initiative réussie ou un résultat dont vous êtes fier ?
6. Citez-moi trois de vos points forts ? Trois de vos points faibles ?
7. Avec quel type de supérieur hiérarchique aimeriez-vous travailler ?
8. Comment organisez-vous votre travail dans une journée type ?
9. Quel service et quel type d'emploi vous attirent le plus ? Que recherchez-vous exactement ?
10. Vous jugez-vous apte à occuper le poste ? Pourquoi ?

Préparer des réponses précises et concises à ces questions vous évitera les « passages à vide » qui déstabilisent souvent les candidats et ternissent ainsi leur prestation.

Les gestes « parasites »
En dehors des questions pièges, les gestes parasites se révèlent beaucoup plus insidieux. Les entretiens d'embauche sont très stressants, ce qui laisse souvent le champ libre à toute une série de comportements et de micromouvements.
Ces comportements parasites peuvent être les plus divers : vous vous grattez l'oreille, vous croisez les bras, vous grignotez le bout de votre stylo, vous battez la mesure avec le pied, etc.

Ces gestes ne sont pas insignifiants car ils révèlent vos états d'âme à tel ou tel moment de l'entretien et ont une influence certaine sur la qualité de votre prestation. Pour les contrôler vous devez analyser tous les mouvements ou postures que vous pouvez avoir lors de l’entretien et éliminer ceux qui pourraient s’avérer préjudiciables.

En somme, soignez votre attitude générale, vous montrer accrocheur tout au long de l’échange, tout en évitant les situations embarrassantes (faits et gestes) est à coup sûr le processus gagnant au stade de l’entretien d’embauche.

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mardi 19 mai 2009

0 Entretien d’embauche : les clés pour réussir

Par Hervé NGAMALEU
Votre téléphone vient de sonner et une voix vous annonce dans un ton très formel que vous êtes conviés à un entretien.
C'est une bonne nouvelle, car vous venez d’accéder à une nouvelle étape dans votre démarche de recherche d’emploi. Mais votre bonheur est de courte durée et laisse place quasi instantanément à un ressentiment tout autre. Vous vous demandez si vous allez être à la hauteur, déjà vous sentez votre estomac se nouer…
Lisez nos conseils pour avoir dans vos mains les clés qui vous ouvriront peut être la porte de l’emploi que vous recherchez

Bonne nouvelle !
L'entretien d'embauche représente le deuxième stade de votre démarche. Pour y accéder vous avez réussi une première étape invisible qui est le tri des candidatures. Suivant l’envergure de l’appel d’offre (national, sous régional ou international), l’entreprise ou le Cabinet en charge du dossier a dû éplucher des dizaines, des centaines, voire des milliers de candidatures avant d’obtenir une short list pour des entretiens. Votre candidature fait partie de cette sélection. C’est donc une bonne nouvelle !



Votre lettre de motivation et votre CV ont « accroché » le recruteur. Il veut maintenant en savoir davantage, toucher du doigt le profil qui à première vue a paru intéressant. Il y a là également une autre bonne nouvelle car il ne s’agira pas pour vous de vous refaire ou de refaire le monde : au cours de l'entretien, il faudra simplement confirmer la première impression donnée et "vendre" réellement votre candidature.

Votre premier atout est donc la confiance en vous. Vous avez été contacté parce qu’il y’a dans votre parcours académique et/ou professionnel quelque chose qui « attire » le recruteur. L’enjeu pour vous est de le porter à son attention, avec tact et méthode.
La démarche de la réussite se résume en 2 attitudes essentielles : vous préparer à vous vendre efficacement et, le jour J, faire bonne impression tout en évitant les situations qui pourraient jouer en votre défaveur.

Se préparer à se vendre
A peu d’exception près, l’entretien se résume en une chose, Vous : ce que vous savez (vos connaissances, acquises principalement lors de votre formation initiale), ce que vous savez faire (vos expériences en milieu professionnel ou extra professionnelles) et ce que vous êtes (votre attitude, votre comportement, votre manière de vous déterminer face aux situations auxquelles vous faites face).
Votre situation n’est pour ainsi dire pas différente de celle d’un commercial qui prépare une tournée. Sauf que dans le cas d’espèce, le produit c’est Vous. Comme lui, vous devez donc bâtir un bon argumentaire.

Construire son argumentaire
Vous devez organiser et présenter votre profil suivant le tryptique CAP : Caractéristique, Avantage, Preuve. En d’autres termes, pour chaque élément de
votre profil, cherchez à identifier l’intérêt pour l’entreprise (en relation avec le poste) et trouvez au moins une situation concrète (« fait significatif ») qui permet de l’illustrer.


De façon pratique, dessiner un tableau à 3 colonnes sur une feuille de papier, chacune correspondant à une composante du CAP. Puis détaillez élément par élément les points de votre profil.

Attention, comme pour un argumentaire-produit qui est destiné à un client ou à un marché, votre argumentaire doit être en phase avec le profil recherché. Vous devez donc bien connaître le poste en question ainsi que l’entreprise qui l’offre.

Malheureusement, de nombreux candidats ignorent ou négligent cette préparation élémentaire. Ils se limitent en entretien à énoncer un chapelet de critères sans lien direct avec le poste et qu’ils sont incapables de prouver.


Extrait d’un entretien au poste de Comptable Stocks
Le Recruteur : Quelles qualités vous reconnaissez vous en particulier ?
Le Candidat : Voilà ! Je suis extraverti, dynamique et aime les contacts
humains chaleureux. J’ai un bon esprit de synthèse et d’analyse et je
dispose d’une excellente capacité d’adaptation.
R : Pouvez-vous décrire une situation de travail qui illustre votre excellente capacité d’adaptation ?
C : … (Black out !)
D’un côté, être extraverti et dynamique n’a pas un réel intérêt pour un poste de Comptable. Encore moins aimer les contacts humains chaleureux. Pire, ces qualités peuvent même être perçues comme un handicap dans certains cas. Les mots-clés seraient plutôt rigueur, sens de l’organisation et discrétion.
D’un autre côté, le candidat n’a aucun argument, ni preuve factuel permettant au recruteur de palper les qualités qu’il dit avoir. Il est alors perçu comme un bluffeur.
Ce scénario dramatique est un classique des entretiens mal préparés et que vous pallierez aisément en construisant un argumentaire. Mais il vous faut encore vous exercer pour l’utiliser efficacement avant le jour J.

S’entraîner pour « avoir la main »
Vous aurez à vous présenter, c'est-à-dire à parler de vous pendant plusieurs minutes. Pour y arriver efficacement, ne vous risquez pas à l’improvisation ; entraînez-vous à l’avance.

Reprenez votre argumentaire et simuler individuellement à haute voix ou devant 1 ou 2 amis le scénario de l’entretien. Vous arriverez ainsi à vous approprier votre argumentaire et en connaître les éléments de façon détaillée.
Dans le cadre de l’entraînement, il est aussi conseillé quand cela est possible d’utiliser des entretiens d'embauche pour des postes non capitaux. En clair, vous répondez à des offres qui ne vous attirent pas a priori et ainsi vous n'avez rien à perdre. L’intérêt : vous arriverez au fil du temps à vous faire la main.

Par contre la règle reste d’être convaincant et de paraître motivé pour le poste ou plus généralement pour la société. Vous devez vous atteler malgré tout à laisser derrière vous une bonne impression.

En résumé, pour vous donner le maximum de chance de réussir le Jour J, il vous faut une bonne préparation (argumentaire) et acquérir de la pratique (entraînement).


[Un panorama des astuces pour faire bonne impression et éviter les pièges qui arrivent fréquemment en situation d’entretien sera présenté dans notre prochain article.]

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lundi 11 mai 2009

7 TIPS : Réussir son induction

Par Davy-Pacôme Nzekwa

1- Une fois que vous êtes tombé d’accord avec votre employeur sur les termes de votre contrat, parlez de votre processus d’intégration ; ça inclut « l’induction » et le « handover » si vous avez un prédécesseur dans le poste. Ne vous y trompez pas ce n’est pas la même chose. Si possible, demandez que votre induction ait lieu avant votre handover ou votre prise effective de fonction, ça vous permettra de garder un œil objectif et un esprit ouvert et de mieux vous imprégner des réalités de l’entreprise.

2- Quelque soit votre niveau d’expertise et votre connaissance du secteur d’activités de l’entreprise, votre induction doit durer au minimum une semaine, voire deux en fonction de l’étendue des activités de l’entreprise. Et pour cause…
3- Une induction n’est pas une séance de présentation, c’est un processus par lequel le nouvel employé est introduit dans l’entreprise et au terme duquel il/ elle doit avoir saisi l’essentiel de son activité : who’s who, en quoi consistent les missions de chaque Département et quels en sont les challenges, les objectifs de l’entreprise et comment chaque Département y contribue, où est-ce qu’il/elle se situe dans l’architecture et quels sont les leviers qu’il/ elle pourra utiliser pour remplir ses fonctions au mieux.

4- Le nouvel employé doit passer en moyenne ½ journée par Département, ou par service selon l’importance que cela aura pour ses futures fonctions. En particulier, il/ elle passera au moins une journée avec son principal client interne, y compris sur le terrain si cela est une partie importante son activité (le client interne)

5- De ce point de vue, l’induction aussi bien que le « handover » doit intégrer de façon concrète la présentation des interfaces externes de l’entreprise, i.e. la rencontre face to face avec ses représentants principaux (je sais que c’est lourd à gérer, mais ça évite bien des déboires par la suite et pour confirmer que le temps c’est bien de l’argent c’est susceptible d’en faire gagner beaucoup à l’entreprise parce que c’est du temps utile et productif).

6- Comme indiqué au point 1, la meilleure attitude à avoir c’est l’ouverture d’esprit. Ouvrir grand ses yeux et ses oreilles, poser le maximum de questions pour s’assurer qu’on a bien compris, identifier les « leaders non hiérarchiques » dans l’entreprise. Veiller à mettre en valeur les personnes que vous rencontrez en mettant en avant leur expertise. Ce n’est pas le lieu de vous faire valoir, vous en aurez tout le temps par la suite. Vous êtes là pour apprendre donc veillez à tirer le maximum de vos interlocuteurs et ne leur faites pas de l’ombre. Si vous êtes considéré comme un concurrent potentiel personne ne vous donnera d’informations or vous en avez besoin. C’est le moment idéal pour créer des liens (surtout informels) qui perdureront tout au long de votre carrière au sein de l’entreprise.

7- Un point pour compléter le précédent, c’est d’éviter absolument les comparaisons à haute voix. Au cas où vous venez d’une autre entreprise, pensez à dire à vos nouveaux collègues/patrons comment leur comptabilité est vraiment mal tenue, ou encore ne passez pas vos journées à vanter l’avancée technologique qui faisait la fierté de votre précédente entreprise. Si c’était si bien, il fallait y rester, et si on vous a recruté, c’est généralement pour changer/améliorer ce qui n’est pas parfait.

8- Durant la phase d’induction, éviter de tomber dans le piège de la proximité hiérarchique. Le Directeur Général n’est pas votre ami, et si c’est le cas, cachez le bien. Pas besoin donc de vous lancer dans l’ascenseur avec lui, sur des critiques du système, sur ce qu’il faut changer dès le lendemain, etc. vous aurez le temps de faire vos preuves (cf pt 6), pas besoin de vous mettre à dos les collègues en passant pour celui/celle qui sait tout et connaît tout le monde.

9- Le réseautage : identifier les leaders non hiérarchiques, créer des liens, etc. L’induction est l’une des premières étapes de la création de réseau dans une entreprise. Je dirais même qu’une induction réussie est celle à la fin de laquelle on a une pile de carte de visites en interne aussi bien qu’en externe. Ce réseau qu’il va falloir soigneusement entretenir au cours du temps ;

10- Last but not least le “nœud” de rencontres sociales: il s’appelle salle café, cafétéria, machine à café, restaurant, etc. Cela dépend des entreprises, mais chaque entreprise en a un. C’est le lieu de mixité par excellence où indépendamment du grade et du département, tous les employés se rencontrent et où se tisse une bonne part de la culture de l’entreprise. C’est l’endroit clé pour consolider son réseau d’où l’importance de l’identifier dès le premier jour et de s’en faire expliquer les codes, voire d’y être introduit pour ne pas dire coopté par la bonne personne.


N’oubliez pas que c’est la personne qui vous présente qui détermine la manière dont vous serez perçu par les autres employés. Imaginez : c’est votre premier jour et vous entrez dans le restaurant de l’entreprise en compagnie du Directeur Général à l’heure du déjeuner et c’est lui qui vous présente à vos voisins de table ; ou bien vous entrez en compagnie de l’agent de liaison qui distribue le courrier dans les bureaux. Pour avoir vécu une situation similaire, je peux vous assurer que ça fait une très grande différence.

Anecdote :
J’ai effectué mon stage de fin d’étude d’ingénieur dans une société d’ingénierie à Paris. Grosse boîte, le siège est un immeuble entier qui donne sur la place de la Défense. Le premier jour, mon maître de stage, le chef du service méthodes, demande à sa secrétaire de me faire faire le tour de l’étage pour me présenter de façon à ce que les gens sachent qui je suis en me croisant dans les couloirs. N’oublions pas nous sommes à Paris, en avril 1997, je suis une jeune femme noire dans une boîte où il n’y a quasiment que des ingénieurs de grandes écoles et dans ce contexte, il n’y a que cette secrétaire (d’origine asiatique) et moi à apporter un peu de couleur dans l’environnement ambiant.


Nous faisons donc le tour des bureaux et elle me présente comme la stagiaire qui vient d’arriver au service méthodes et qui sera là pour trois mois. Regards curieux, quelques hochements de tête, personne ne demande ce que je suis censée faire, etc… Bref comportement typiquement parisien. Nous arrivons dans le bureau d’un autre chef de service qui nous reçoit, pieds sur la table, cigare au bec, il doit être 9h du matin, affalé dans son fauteuil, mais très souriant, jovial, gentil même puisqu’il s’intéresse à ce que je vais faire : « Ah ! Elle va travailler avec vous !? ».

Alors là ça devient intéressant, parce que dès que la secrétaire à dit que non j’étais une élève de Centrale Paris et que c’était mon stage de fin d’étude ça a été radical. Il a enlevé ses pieds de la table à une telle vitesse que je me demande encore comment il a fait pour ne pas tomber, s’est empressé d’éteindre son cigare et de se lever pour venir jusqu’à moi me serrer la main. C’était quelque chose !

Morale : La personne qui vous introduit est cruciale pour votre image dès les premiers jours dans l’entreprise.

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mardi 28 avril 2009

1 L’entretien d’embauche IV : Se Vendre

Par Davy-Pacôme Nzekwa
Apres avoir suivi les phases I, II, III de l’entretien d’embauche, en phase IV, il ne reste plus qu’a se vendre le jour J…

5- Se vendre :
Le fameux Jour J, le candidat devra essayer d’être lui-même, il devra également penser à écouter les questions sans nécessairement se demander où se trouve le piège, penser à "réfléchir" quand même 5 secondes même si la réponse à la question posée semble très évidente.

Par contre, certaines attitudes importantessont sont à prendre en compte

• Eviter d’arriver en retard : comme beaucoup de points qui coulent de source, il est tout de même important d’insister sur la ponctualité ; il est donc vivement conseillé d’être en avance, pour avoir le temps de souffler avant l’entretien, et pourquoi pas, de se familiariser avec l’environnement, sans toutefois trop en faire (pas la peine d’aller discuter dans les bureaux ou à la cantine avec ses anciens camarades de fac ou amis travaillant dans l’entreprise)

• Eviter de prendre son aise trop facilement : pas besoin de s’asseoir dans la salle sans y être invité, ou de tutoyer le recruteur, même si lui le fait. Les premières secondes comptent, alors par précaution il faudrait éteindre ses téléphones longtemps à l’avance, et non pas dans la salle en demandant au jury d’attendre quelques minutes. Il n’est pas bien vu également de croiser les pieds, de regarder par terre pour "réfléchir", ca trahit généralement un grand manque d’assurance. Si la question est difficile, il vaut mieux regarder le plafond, ou admettre qu’on n’a pas la réponse, on passe pour quelqu’un d’authentique

• Eviter de répondre à une question qui n’a pas été posée : parfois le candidat a tellement imaginé les questions possibles, qu’il se retrouve en train de parler de tout, mais sans intéresser le jury. Merci d’attendre que la question soit posée, au besoin précisée, avant de donner une réponse que l’on a en tête depuis des mois…et pas besoin de sourire, façon de dire « je m’y attendais »

• Eviter de critiquer son employeur actuel : quels que soient les rapports que le candidat a avec son employeur actuel, il est dis courtois de s’engager dans un exercice consistant à le discréditer aux yeux du jury. Car il ne faut pas l’oublier, une personne capable de tirer sur son employeur actuel, risque de le faire pour son futur employeur, un jour ou l’autre.

• Prendre la peine de valoriser le recruteur : ne l’oublions pas, le recruteur est un humain, donc a son égo propre. Même si ce n’est pas souvent admis, le recruteur apprécie qu’on lui donne l’occasion de vanter son poste, son entreprise, etc.Il est question ici de trouver pour chaque membre du jury, le « driver » sur lequel travailler un peu, question de se rendre plus proche de lui. A cette étape, le point 3 est important, car les renseignements obtenus en interne et de manière informelle, permettront de vite déceler le driver de chaque recruteur, et d’en faire un allié. Par exemple, un directeur qui a un grand portrait de ses enfants sur son bureau, sera toujours plus sensible au fait qu’on lui demande leur âge, ce qu’ils font, etc. Tout comme celui qui affiche ses diplômes sur le mur, attendra qu’on lui vante son école, ou sa formation dont il semble si fier

• Parler de son salaire sans trop de pudeur : tous les recruteurs savent que le candidat a une idée assez claire de son niveau de rémunération souhaité, mais à chaque fois, le candidat a l’air surpris par la question sur sa prétention salariale…il n’ya pas de bonne formule, certaines écoles conseillent de parler en terme de fourchette/intervalle, d’autres recommandent de donner un plancher, ou même un montant.
Le pire candidat reste celui qui dit qu’il accepte ce qu’on lui propose. Lorsqu’on applique bien les points 1, 2 & 3, on se fait une idée du poids du poste, et de ce qu’il vaut en interne. Maintenant le risque est de donner un plancher qui soit rejeté, et d’accepter la proposition de l’entreprise au final, on passe pour un simple bluffeur.
Personnellement, je recommande aux jeunes chercheurs d'emploi d'avoir une idée de leur valeur sur le marché, et d'admettre que les premières années servent à payer ses factures, et à se faire la main. Pas besoin de choquer en demandant un salaire devant servir soit-disant à rembourser les parents pour leurs efforts en terme de frais de scolarité. Non seulement ils ne faisaient que leur devoir, mais en plus, on ne parviendra jamais à rembourser les parents, sauf peut-être en réussissant dans la vie!Soit on donne donc un plancher en sachant qu’on n’acceptera rien en dessous, soit on donne une fourchette en indiquant qu’on affinera l’ensemble suivant le détail de la proposition qu’on recevra. Il est important toutefois de savoir que si les entreprises françaises ne mettent pas grand-chose dans le salaire mais dans les avantages, les anglo-saxons négocient en terme de package, montant qui intègre out ou presque (salaire et périphériques).

• Toujours avoir une question pour la fin de l’entretien : bien entendu, il vaut mieux que la question soit pertinente, et il n’est pas nécessaire qu’elle porte sur un domaine technique. Demander à un DRH comment il a géré la fusion, ou la dernière grève, demander au Directeur Financier comment il compte réduire les charges en cette période de crise financière mondiale, demander au Directeur technique s’il a l’intention de changer le mode de production afin de tenir compte du développement durable, sont des astuces permettant de démontrer qu’on est au fait de l’activité. Mais demander également à un recruteur ce qu’il pense d’un sujet d’actualité, ou simplement s’il peut parler de sa brillante carrière, de ses motivations lorsqu’il a intégré l’entreprise, c’est caresser un peu son égo, ce qui est rarement source de problèmes.

• A la fin de l’entretien, il importe de demander quelle sera la suite de la procédure : prochaine étape, date, etc. il est juste interdit de trop relancer par la suite, pour obtenir son feed-back, c’est très peu apprécié.Et pour les plus malins il n’est pas interdit de tenter une sortie qui restera à l’esprit du jury. Un candidat qui termine en demandant à quelle date il commence, peut soit choquer, soit être très apprécié du jury, suivant son sens de l’humour…Pour la petite histoire, mon Dg actuel a terminé mon entretien d’embauche dans son bureau, en me disant que ce serait à moi de trouver les motifs de ma démission! J'ai mis quelques secondes avant de comprendre ce que ca voulait dire, et j'ai formulé ma lettre de démission en attendant de recevoir la décision du jury. C'est pour dire qu'il faut aussi être attentif et décoder certains "lapsus", comme un recruteur qui en parlant du contenu du poste, cesse d'employer le conditionnel, et vous dit "vous aurez ceci à faire dès le mois X, et ensuite je vous confierai cela"!

C'est le signe que dans son esprit, vous êtes LE bon candidat. En général, seul le recruteur ayant la poids le plus fort dans le processus de décision, peut se permettre ce type de lapsus verbal.
C'est donc aussi un exercice, que de vite détecter qui il faudra rassurer le plus, pendant l'entretien, car au final, il est question de ca, rassurer et faire comprendre au jury qu'en plus de vos qualités techniques (que l'on trouve partout), vous avez ce plus permettant de bien vous intégrer dans l'équipe.
Alors, bonne chance à chacun!
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mercredi 22 avril 2009

0 L’entretien d’embauche III : Se renseigner, Se rassurer, Se Vendre

Par Davy-Pacôme Nzekwa

Apres qu’on se soit « Informer » sur l’entreprise, qu’on se soit « Projeter » dans le poste que l’on voudrait occuper, il maintenant question de se « Renseigner » et surtout de se « Rassurer » pour que tout se déroule bine le Jour J.

3- Se renseigner :

Ici il est question d’utiliser son réseau, pour avoir des informations sur la culture de l’entreprise, les conditions réelles de travail, bref les informations qu’une entreprise ne met pas toujours sur son site web. Attention, il ne s’agit pas de se faire une idée définitive à partir de ces informations totalement subjectives, mais d’avoir assez d’éléments pour anticiper sur certains aspects, comme la tenue vestimentaire par exemple (venir en entretien en jean ne passera jamais dans une banque, mais pourrait être admis dans un cabinet de communication, suivant le poste).

Quelles sont les couleurs de l’entreprise, que signifient ses valeurs, quelles difficultés a-t-elle dû gérer ces derniers mois, etc.

Un candidat qui découvre en entretien que l’entreprise vient de fusionner, ou qu’elle vient de changer de Directeur Général, peut être perçu comme un aventurier. Ne dit-on pas que l’information c’est le pouvoir ?

Deux jours avant mon entretien pour un poste aux Ressources Humaines à Guinness, cette entreprise s’est séparée d’une dizaine de personnes au sein de sa Direction Financière, et je postulais pour gérer les ressources humaines des Finances entre autres Directions. Du coup, cette réalité donne une idée claire de ses priorités si l’on est retenu, et évite de parler de façon théorique, alors qu’il ya une urgence, recruter une dizaine de talents en un temps record. Pour cela, il importe de savoir pour quel motifs ces personnes ont été mises à la porte, et d'antciper sur la suite, à savoir redonner confiance à ceux qui sont restés en poste et vont travailler en se demandant à quelle date on les mettra aussi dehors.

4- Se rassurer :

Tout candidat a le droit d’être stressé, mais il importe de bien se souvenir qu’il ne s’agit que d’un entretien, le pire est qu’on ne soit pas retenu...ce n'est pas la fin du Monde non plus!

Donc, pas la peine de transpirer à grosses gouttes, pas la peine de faire des veillées chez des marabouts, car on sera au moins fatigué le jour J, au pire fatigué et ruiné, en plus pour rien!

Mais plus sérieusement, le candidat doit admettre que s’il a été convoqué, ca signifie que son profil intéresse le recruteur; donc il faut rester soi-même, se sentir bien dans ses bottes, et se souvenir que c'est un échange, pas une audition de police.

Une autre chose que l’on oublie parfois, c’est que l’entretien se fera pour un poste lié à ce qu’on a appris à l’école, ou même déjà pratiqué dans différentes entreprises. On ne demandera jamais au candidat d’inventer la roue, mais juste de dire ce qu’il sait, ou a fait par le passé, et peut faire s’il intègre l’entreprise demain.

Si toutes ces précautions ont été prises, alors il ne reste plus qu’à savoir "se vendre" le Jour J…
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mardi 21 avril 2009

3 L’entretien d’embauche II : Se projeter, Se renseigner, Se rassurer

Par Davy-Pacôme Nzekwa

A la suite du premier point « s’informer », « savoir se projeter » est la deuxième astuce pour réduire les erreurs que l’on constate généralement en cours d’entretiens.

2- Se projeter

Il s’agit ici de savoir quel est le poste pour lequel on est convoqué, quelles sont les perspectives possibles d’évolution, quel est le niveau de responsabilité (à qui l’on reporte, et combien de personnes nous séparent du DG, combien de personnes on devra gérer par exemple.

Il importe aussi de savoir quelles sont les spécificités de ce poste au sein de l’entreprise. Un comptable dans une banque ne fait pas les mêmes opérations qu’un comptable dans une entreprise de distribution, tout comme les comptabilités francophone et anglo-saxonne ont des différences qu’il semble crucial de comprendre avant un entretien pour un poste de financier.

Les finances dans une entreprise locale, diffèrent de la réalité d’une multinationale, car les notions de reporting, de consolidation, pèsent de tout leur poids dans une multinationale.

Tout comme le poste de commercial dans une assurance aura des spécificités que l’on ne trouvera pas dans une entreprise agro-alimentaire. On sera donc plus à l’aise si l’on se met dans la peau du poste sollicité.



Retrouvez les autres points dans nos prochains articles!

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lundi 20 avril 2009

4 L’entretien d’embauche I : S’informer, Se projeter, Se renseigner

Par Davy-Pacôme Nzekwa

Dans un précédent article, je présentais quelques “astuces” qui à mon humble avis, peuvent aider tout chercheur d’emploi.
Je me propose à la suite, de m’attarder sur l’une des étapes cruciales du processus de recrutement, à savoir l’entretien d’embauche.

En effet, l’entretien d’embauche est l’étape au cours de laquelle le recruteur a l’occasion de se faire une meilleure idée des différents candidats retenus (après tests ou étude des Cvs), mais c’est également l’occasion pour le candidat, de confirmer ou de ré ajuster l’idée qu’il se fait de son éventuel futur employeur.

Donc les choses doivent être claires: le recruteur et le candidat sont stressés, car si le premier cherche un candidat idéal pour un poste vacant, le second désire intégrer une entreprise lui permettant de s’épanouir, en mettant à profit ses connaissances et/ou compétences.

De ce fait, loin d’être une balade, l’entretien d’embauche reste un exercice à prendre vraiment au sérieux, par les deux parties. Je n’insisterai pas ici sur les dispositions à prendre par le recruteur pour permettre à cet exercice de bien se passer, mais je vais opter pour l’approche « candidat ».

Si le Cv a permis donc au candidat de parler en quelques lignes de ses qualités et aptitudes, tant techniques qu’humaines, l’entretien sera l’occasion pour lui de mieux détailler certains points qui auront retenu l’attention du recruteur.

En général, la phase d’entretien met en face du candidat, un expert technique (généralement la personne qui utilisera la ressource) et un expert comportemental (la fonction RH, qui veille à l’objectivité du processus, et juge des qualités humaines du candidat). Elle dure en moyenne 45 minutes, trop court on n'a pas le temps de se faire une idée réelle du candidat, trop longue on court le risque de causer, et non plus de passer un entretien.

Le but fondamental de l’entretien, est de mettre quelques détails sur des informations portées sur le Cv, ce qui implique que tout Cv devra porter uniquement des informations vraies, que l’on pourra expliquer de manière cohérente. Toute incohérence sera détectée, donc pas la peine de prendre ce risque.

Sans vouloir me substituer à tous les auteurs présents en librairie ou sur Internet, je me propose de donner juste 5 « astuces » pour réduire les erreurs que l’on constate généralement en cours d’entretiens :

1- S’informer :
Même si ca semble basique, on retrouve encore trop de candidats qui arrivent en entretien sans avoir assez d’informations sur l’entreprise. Il appartient au candidat de se renseigner sur le secteur d’activité, l’entreprise, ses produits, son organigramme, parfois même (suivant le poste) son type de comptabilité, son chiffre d’affaire, son effectif, etc...

En effet le recruteur sera plus séduit s’il se trouve en face d’un candidat ayant une compréhension assez poussée de l’entreprise, ca dénote au moins d’un esprit de curiosité.

Bien-sûr, pas besoin d’avoir le détail du dernier bilan financier, sauf si l’on postule pour un poste de Directeur Financier, et encore!

Mais tout de même, connaître ne serait-ce que la vision de l’entreprise, ses valeurs, son implantation, sont des atouts non négligeables pour un candidat « sérieux ».

Retrouvez les autres points dans nos prochains articles!

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jeudi 16 avril 2009

6 Organiser votre recherche d’emploi

Par Hervé NGAMALEU
Décrocher son premier entretien peut être de longue haleine ; mais comme tout projet, il faut s’organiser : réseau personnel, Internet, candidatures spontanées, annonces... Toutes les pistes sont bonnes à suivre, mais avec méthode.

Adopter une méthode
Commencez par adopter une attitude de « gagnant ». Définissez-vous non comme un « sans emploi » mais bien comme un « chercheur d’emploi », car chercher un emploi est un travail à plein temps. Aménagez-vous donc un « espace de travail » où vous pourrez avoir sous la main le nécessaire pour noter, classer, conserver et retrouver facilement les renseignements qui vous seront utiles.

Cela peut être une évidence, mais nous rappelons néanmoins la nécessité d’utiliser un agenda ou un bloc-notes dans lequel vous consignerez les jours de parution des offres, les dates des salons ou des manifestations intéressantes pour vous (Promote, Semaine emploi jeune, etc.). En cas de réponse à une offre, planifiez les jours où vous rédigerez vos lettres de candidatures et vos CV, puis plus tard les moments où vous relancerez les entreprises concernées, et (le cas échéant) ceux où vous passerez vos entretiens.

Plus globalement, organisez vos notes sous forme de journal de bord : par exemple, listez toutes les personnes (et leurs coordonnées) qui peuvent vous donner un coup de pouce, vous conseiller ou vous aiguiller vers un contact professionnel ; Répertoriez les entreprises qui vous intéressent et les informations que vous aurez trouvées sur leur activité, leurs métiers, leur projet de développement.

Un autre aspect qui est parfois négligé est que la recherche d'emploi engendre des frais quasi incontournables : coups de téléphone, Internet, déplacements.... Il n’est donc pas superflu de prévoir un budget. Certains postes de coûts pourraient alors être évités ou réduits. Vous pouvez par exemple consulter les journaux et utiliser les ordinateurs et Internet gratuitement dans certains organismes (CCF , FNE , etc.)

Multiplier ses chances
Parfois ou même bien souvent, les conseils ci-dessus ne suffisent pas : vous avez remanié pour la énième fois votre CV, relancer vos contacts, déposé votre dossier dans de nombreux cabinets, consulter les grands sites emploi... Et vous vous demandez bien ce que vous pouvez faire de plus. Ci-dessous quelques astuces pour booster votre recherche et multiplier vos chances en exploitant de nouvelles pistes.

- agrandir votre réseau : de nombreux emplois cachés ne sont accessibles que par le bouche-à-oreille ou par cooptation. C'est donc en activant son réseau qu'on multiplie les chances de tomber sur la bonne information. Essayez donc d’élargir vos contacts. Parlez de votre recherche d'emploi à votre médecin par exemple, l’un de ses patients est peut-être un employeur potentiel.
Vous pouvez aussi Adhérer à une association (professionnelle ou d'anciens élèves). Allez à la pêche aux relations en fréquentant les forums, salons, manifestations, ...

- profiter des ressources du net : en dehors des sites d’emploi les plus connus
(ADRH, Job Afrique, …), pensez à déposer votre CV sur des sites spécialisés. Consulter les pages carrières des entreprises où vous rêvez de travailler. Certaines entreprises au Cameroun (BAT, Orange, Standard Chartered Bank, MTN) ont des sites internet avec des pages dédiées au recrutement.

- prospecter les entreprises : entrer en contact avec les entreprises pour mieux connaître leur activité et leurs métiers, pour repérer les professionnels qui peuvent vous aider, pour s’informer sur les profils recherchés, est un travail de terrain qui représente une réelle source d’opportunité.

- Rechercher l’information cachée : les sources sont nombreuses, mais pas seulement officielles. Vous devez être à l'affût. Si vous apprenez par exemple qu'une société est en expansion (nouvelle agence ou autre) ou qu'un nouvel arrivant se prépare vous devez tenter votre chance et envoyer votre CV.

- utiliser les piste annexes : particulièrement recommandé aux jeunes diplômés, recourir à des stages, des intérims ou à des programmes d’apprentissage (PED/FNE ) sont autant de pistes qui peuvent accélérer l'accès à un premier emploi. Les diplômés de sciences sociales particulièrement peuvent rechercher des emplois de bénévoles ou de volontaires qui constituent de bons moyens pour accéder à des organismes à vocation sociale ou humanitaire (Croix Rouge, HCR , OIF , etc.)

- Enfin si nécessaire se faire accompagner. Formez-vous par exemple aux techniques
de recherche d'emploi (TRE) grâce aux ateliers gratuits d’organisme tel que le FNE.

En conclusion, tout est dans l’attitude et la méthode. Ce sont les maîtres mots de la réussite de votre démarche. En suivant ces conseils simples vous réussirez certainement (du moins nous vous le souhaitons vivement !) à décrocher une interview avec un employeur.

Vous faire réussir cette autre étape sera l’objectif de notre prochain article.

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Programme Emploi diplômé du Fond National de l’Emploi
Haut Commissariat aux Réfugiés
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dimanche 12 avril 2009

8 Recherche d'emploi : mode d'emploi

Par Hervé NGAMALEU



Comment faire mon curriculum vitae, où et comment chercher un emploi, sont des questions qui se posent voire s’imposent régulièrement. En clair, chercher un emploi, n'est pas une mince affaire !
C'est pourquoi nous mettons à votre disposition de l'information concernant la recherche d'emploi. Ces conseils proviennent des sites d’organismes spécialisés dans le domaine de l’emploi, des articles et revues mais aussi de notre expérience personnelle comme recruteur.

Se préparer
Avant de vous lancer tête la première dans votre recherche d’emploi, il est important de savoir quels sont les outils que vous possédez et que vous devez développer (la connaissance de soi) d’une part, et, d’autre part, dans quel contexte ou situation vous pourrez les mettre en exergue (l’objectif d’emploi).

Se connaître revient simplement à maîtriser vos qualités, vos défauts, vos aptitudes, vos valeurs et vos champs d’intérêts. Ces éléments sont la base d’une recherche d’emploi efficace ! Comme vous le constatez, la connaissance de soi telle qu’entendue dans une démarche de recherche d’emploi n’est pas un concept philosophique. Il s’agit de se poser des questions simples, mais claires : quelles qualités mon entourage me reconnaît-il généralement, dans quelles situations suis-je en réussite, qu’est-ce qui a été à l’origine de ma dernière crise de colère, etc.

Se fixer un objectif d’emploi c’est se préciser (à soi même) dans quel(s) domaine(s) vous désirez trouver du travail. Ce qu’il faut dire d’emblée, c’est que le contexte actuel, caractériser par la pénurie et la précarité de l’emploi, ne prédispose pas à une telle démarche. Une autre certitude toutefois est que vouloir travailler dans tous les domaines, quelles qu’en soient les conditions loin de multiplier vos chances, disperse plutôt votre énergie ; et par ricochet réduit votre efficacité.
Pour illustration, certains chercheurs d’emploi brassent large et déposent tellement de demandes qu’ils ne se souviennent plus du lieu, de la date voire même des postes auxquels ils ont postulé !

En somme, bien se connaître et se fixer un objectif d’emploi conduit logiquement à identifier, puis à répertorier les organismes et les entreprises dans lesquelles vous avez le plus de chance de réussir.

La matérialisation de cette étape préalable est la rédaction de votre curriculum vitae (CV) et de votre lettre de motivation.

Rédiger le curriculum vitae et la lettre de motivation
Le CV et la lettre de motivation sont les meilleurs moyens de vous faire connaître par un employeur. Ils sont bien souvent les premiers contacts avec celui-ci. Leur but est d’attirer son attention et de l’inciter à vous rencontrer.

De nombreuses ressources (ouvrages, organismes spécialisés, site d’emplois, etc.) offrent des modèles divers et variés de CV et de lettre de motivation. Aussi, pour ne pas verser dans la redondance, nous avons voulu vous présenter ici uniquement les clés qui vous permettrons d’en tirer l’essentiel.

Le curriculum vitae
C’est un outil qui est à votre service, mais qui doit être écrit en fonction de l’employeur. Alors, mieux vaut accorder de l’importance à la rédaction (le fond) et à la présentation visuelle (la forme).

Sur le fond, votre CV doit donner la priorité à l’information à transmettre. Ainsi, le début de chaque catégorie devrait contenir les renseignements les plus pertinents pour le poste convoité. L’employeur potentiel devrait être en mesure de retrouver ce qu’il cherche en première page et sans trop d’effort.

Utilisez des verbes d’action pour faire la description des tâches. Pour les postes à dominance commerciale ou financière, le CV devra notamment fournir des résultats observables et mesurables : quantifier vos résultats, définir des situations de travail et prouver un rendement X en dit plus long qu’une simple description de tâches.

En bref, sur le fond, votre CV doit être tout à la fois concis (court, 1 à 3 pages maximum) et précis (contenir une richesse d’informations).

Sur la forme, vous devez rendre les informations facilement repérables. Car un CV clair et aéré permet de cibler plus rapidement les informations voulues. Par contre, vous devez aussi éviter l’autre extrême. Il ne doit pas être confondu à un carton d’invitation ou à une guirlande. Choisissez donc le juste milieu en adoptant une présentation « sobre ».

Utilisez une seule police, mais jouez avec les caractères gras, les majuscules, les encadrements de texte ou de page, les soulignements, etc. L’important, c’est d’utiliser ces moyens de façon homogène et logique. Par exemple, si vous soulignez les titres des emplois, il faut tous les souligner, et de la même façon.

Les situations suivantes doivent absolument être évitées :
- CV recto verso ou plié,
- des corrections faites à la main,
- des sigles et abréviations sans explications,
- des informations qui peuvent faire l’objet de discrimination : religion, état de santé, handicap, taille, poids, etc.
- le salaire que vous souhaitez obtenir,
- écrire Curriculum vitae sur la première page (on s’en doute bien !)

La lettre de motivation
La lettre de motivation est le « porte étendard » de votre CV. Il doit permettre d’atteindre 3 objectifs majeurs : situer votre demande d’emploi dans le temps, affirmer votre intérêt pour le poste convoité et inciter l’employeur à lire votre CV. Le contenu de votre lettre doit donc être envisagé dans ce sens et chaque partie doit viser l’un de ces objectifs :

- L'introduction
Il devra contenir le nom du poste sollicité (ou du moins le domaine), la justification de l’envoi de la lettre (annonce journal, site d’emploi, etc.) et les raisons pour lesquelles le poste vous intéresse.

- Le développement
Il établie le parallèle entre le poste et votre profil. Il doit ainsi contenir, votre motivation et votre apport pour l’entreprise (en mentionnant l’activité de l’entreprise si possible). Par exemple : les raisons pour lesquelles vous vous jugez apte à occuper ce poste, vos points forts en appuyant sur votre formation et votre expérience, les compétences que vous pouvez apporter à l’entreprise. Le tout de façon succincte et sans redite du CV.

- La conclusion
Elle doit ressortir principalement votre désir de rencontrer l’employeur au cours d’une entrevue.
Selon les cas vous pourrez indiquer si vous le contacterez et préciser quand. N’oubliez pas pour finir les remerciements d’usage.

Vous avez fait votre bilan (je me connais et je sais ce je veux) et formaliser votre dossier d’embauche (lettre de motivation et CV), il vous reste maintenant à trouver (voire à susciter) une opportunité de rencontre avec le ou les employeur(s) potentiel(s).

[Nous vous donnons rendez-vous dans notre prochain article qui traitera des trucs et astuces pour organiser votre recherche d’emploi]


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