mardi 15 mai 2012

Comment faire de son CV une arme d'auto marketing efficace?

Par Davy-Pacôme Nzekwa: 
C'est en relisant les divers articles postés sur mon blog, et en tenant compte de certaines remarques faites récemment par des proches, que j'ai réalisé que j'avais abordé plusieurs sujets sur l'Emploi (astuces pour trouver un emploi, réussir son entretien d'embauche, réussir son induction en entreprise, etc) mais je n'ai jamais pris le temps de parler du point 0, qui est la rédaction d'un CV.

En effet, tout devrait partir de là...le CV, Curriculum Vitae...

Je vais donc m'atteler, dans les lignes qui suivent, de parler du Cv, en essayant de répondre à deux questions qui me semblent fondamentales: qu'est ce qu'il est, et qu'est ce qu'il n'est pas.

Je ne dirai rien qui ne se trouve déjà sur internet ou dans les nombreux livres traitant du sujet, mais je vais insister sur des détails pratiques, sur des éléments qu'on pense savoir mais qu'on ignore parfois, ou encore, je vais essayer d'expliquer les choses de façon purement basique, afin que chacun se retrouve, et éprouve le besoin de modifier son Cv, ou la satisfaction de ne pas avoir besoin de le faire.

Je précise d'entrée de jeu qu'il n'ya aucun standard en terme de Cv, mais il ya toutefois des usages admis, que l'on peut contextualiser certes, mais que l'on gagnerait à connaître déjà.

Le Cv est une vitrine, la vitrine du magasin nommé "Candidat"...comme toute vitrine, l'agencement dépend d'abord du propriétaire...certes le commerçant peut tenir compte de la mode, mais au final c'est un travail d'art, qui est supposé refléter sa personnalité. C'est dire si l'agencement en question compte pour beaucoup, et détermine à 90% l'envie qu'aura le potentiel client (le recruteur), d'entrer. En partant de cette métaphore, le reste devrait être très simple à expliquer.

Un potentiel client dans la rue, traverse plusieurs magasins, avec son esprit habité par diverses pensées, les unes bousculant les autres...donc il ne consacre pas tout son temps, encore moins toute son attention, à la somme des vitrines qu'il traverse. Le recruteur qui parcourt des Cvs, passe en moyenne 30 secondes devant chaque document, pour se faire une première impression. Ce n'est que si la première impression est bonne, qu'il décide de mieux scruter le document.

Cette réalité signifie qu'il faut veiller à la forme, car comme disent les Marketistes, de facon basique, "c'est l'emballage qui attire le client". Une belle présentation donne donc un à priori positif concernant le fond, en tout cas elle attire déjà l'attention, et c'est une bonne chose. Alors si le Cv est une vitrine, comment doit-on l'agencer afin que le potentiel client (recruteur) éprouve l'envie d'y entrer, et d'en savoir plus?

- De nos jours, il n'est plus pertinent d'indiquer en haut de page, CURRICULUM VITAE...le lecteur saura reconnaître un Cv, pas la peine de perde de l'espace, du temps etc

- On devrait retrouver en haut de page, les informations simples présentant le candidat. Pas besoin de mettre 4 ou 5 numéros de téléphones en précisant que 2 sont ceux de l'épouse ou de la tante. Pas besoin de mettre une photo de vous qui ne soit pas à votre avantage...abstenez-vous d'effrayer le recruteur, avec une photo qui lui laisse un goût amer, et lui donne juste envie de passer au Cv suivant.


- Plus besoin de préciser son statut matrimonial, ou le nombre d'enfants, cette information qui pouvait avoir des avantages fiscaux lorsqu'il existait la surtaxe progressive, ressort à présent comme un appel à une discrimination positive/négative.


-Indiquez non pas votre âge, mais votre date de naissance, ca permet de situer votre âge même si on consulte votre Cv 5 ans apres sa rédaction.


- Choisir une police plaisante, une taille lisible, et au cas où l'on souhaite mettre certaines parties du Cv en couleur, il est conseillé de bien choisir la couleur qui ne choquera pas...sinon au lieu de 30 secondes sur votre Cv, le recruteur en passera 2, juste le temps de retrouver sa corbeille.

- On ne reinvente pas la roue, les rubriques classiques d'un Cv sont la Formation (académique, professionnelle), l'Expérience (emplois, stages), les Centres d'interêts (Cinéma, Sport, Lecture, etc), le chapitre Divers/Autres (Langues parlées si on en parle plusieurs bien sûr, Distinctions, Vie Associative, etc)...le but du Cv est de donner une première impression au recruteur, pas de lui étaler toute votre vie, l'entretien sera toujours une occasion d'en dire plus sur vous.


- Dans la continuité de mes propos récents, il est important de faire tenir son Cv sur une page, pour des candidats ne bénéficiant pas encore d'une longue et riche expérience. Un étudiant, ou un junior, qui présente un Cv de 2 ou 3 pages, est soit bavard, soit menteur.


- En parlant du mensonge, éviter d'en rajouter...le Cv d'une personne qui ne dit pas la vérité, est facile à reconnaître. Embellissez les informations dont vous n'êtes pas très fier(e), mais ne les cachez pas si vous savez qu'elles ont une certaine importance, ou pire, une importance certaine. Le recruteur n'est pas là pour vous juger, mais pour vous connaître, donc pas la peine d'inventer des stages ou autres, car c'est aisé de recouper les informations.

- Tout ce que vous indiquez sur un Cv, doit porter une date précise, c'est comme un livre d'histoire...ce qui n'est pas daté, fait naître le doute. Indiquez donc clairement la date, le lieu, ce que vous avez fait, et si vous voulez, ce que ca vous a apporté.

- Comme pour une vitrine, le fait de tout dire sur un Cv, ne donne plus vraiment envie de rencontrer le candidat, car on peut se faire son impression devant un papier...et c'est généralement en défaveur du candidat, car il est toujours embêtant d'être jugé en votre absence.

- Le Cv n'est pas une lettre d'amour, abstenez-vous de mettre des couleurs partout, et parfois des couleurs qui sont même déplaisantes...rouge, rose, etc ce n'est pas le bon endroit! Parce que ce n'est pas une lettre à un(e) ami(e), et encore moins un sms, il faudrait faire l'effort de se relire, de corriger les fautes, de supprimer ce qui semble être innaproprié, de se mettre à la place du futur lecteur.

- Lorsque votre expérience professionnelle vous semble riche (la richesse n'est pas liée à la durée, mais au contenu des tâches, des responsabilités, etc), mettez-là avant de présenter votre formation académique, elle sera plus parlante.

Donc pour se résumer, un Cv est une vitrine, qui doit donner envie de vous connaître mieux. Ca implique que vous n'en disiez pas trop, mais juste assez pour susciter la curiosité. Parce que le Cv est une image de ce que vous prétendez être, veillez à le rendre précis, concis, et dénué de fautes.

Pour finir, pensez toujours à dire la vérité sur le Cv, et soyez prêt(e) à défendre les informations qu'il contient, au cas où le recruteur vous convoque pour un entretien d'embauche. Alors vous pourrez aisément lire mon article sur "Comment réussir son entretien d'embauche".

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mardi 19 mai 2009

0 Entretien d’embauche : les clés pour réussir

Par Hervé NGAMALEU
Votre téléphone vient de sonner et une voix vous annonce dans un ton très formel que vous êtes conviés à un entretien.
C'est une bonne nouvelle, car vous venez d’accéder à une nouvelle étape dans votre démarche de recherche d’emploi. Mais votre bonheur est de courte durée et laisse place quasi instantanément à un ressentiment tout autre. Vous vous demandez si vous allez être à la hauteur, déjà vous sentez votre estomac se nouer…
Lisez nos conseils pour avoir dans vos mains les clés qui vous ouvriront peut être la porte de l’emploi que vous recherchez

Bonne nouvelle !
L'entretien d'embauche représente le deuxième stade de votre démarche. Pour y accéder vous avez réussi une première étape invisible qui est le tri des candidatures. Suivant l’envergure de l’appel d’offre (national, sous régional ou international), l’entreprise ou le Cabinet en charge du dossier a dû éplucher des dizaines, des centaines, voire des milliers de candidatures avant d’obtenir une short list pour des entretiens. Votre candidature fait partie de cette sélection. C’est donc une bonne nouvelle !



Votre lettre de motivation et votre CV ont « accroché » le recruteur. Il veut maintenant en savoir davantage, toucher du doigt le profil qui à première vue a paru intéressant. Il y a là également une autre bonne nouvelle car il ne s’agira pas pour vous de vous refaire ou de refaire le monde : au cours de l'entretien, il faudra simplement confirmer la première impression donnée et "vendre" réellement votre candidature.

Votre premier atout est donc la confiance en vous. Vous avez été contacté parce qu’il y’a dans votre parcours académique et/ou professionnel quelque chose qui « attire » le recruteur. L’enjeu pour vous est de le porter à son attention, avec tact et méthode.
La démarche de la réussite se résume en 2 attitudes essentielles : vous préparer à vous vendre efficacement et, le jour J, faire bonne impression tout en évitant les situations qui pourraient jouer en votre défaveur.

Se préparer à se vendre
A peu d’exception près, l’entretien se résume en une chose, Vous : ce que vous savez (vos connaissances, acquises principalement lors de votre formation initiale), ce que vous savez faire (vos expériences en milieu professionnel ou extra professionnelles) et ce que vous êtes (votre attitude, votre comportement, votre manière de vous déterminer face aux situations auxquelles vous faites face).
Votre situation n’est pour ainsi dire pas différente de celle d’un commercial qui prépare une tournée. Sauf que dans le cas d’espèce, le produit c’est Vous. Comme lui, vous devez donc bâtir un bon argumentaire.

Construire son argumentaire
Vous devez organiser et présenter votre profil suivant le tryptique CAP : Caractéristique, Avantage, Preuve. En d’autres termes, pour chaque élément de
votre profil, cherchez à identifier l’intérêt pour l’entreprise (en relation avec le poste) et trouvez au moins une situation concrète (« fait significatif ») qui permet de l’illustrer.


De façon pratique, dessiner un tableau à 3 colonnes sur une feuille de papier, chacune correspondant à une composante du CAP. Puis détaillez élément par élément les points de votre profil.

Attention, comme pour un argumentaire-produit qui est destiné à un client ou à un marché, votre argumentaire doit être en phase avec le profil recherché. Vous devez donc bien connaître le poste en question ainsi que l’entreprise qui l’offre.

Malheureusement, de nombreux candidats ignorent ou négligent cette préparation élémentaire. Ils se limitent en entretien à énoncer un chapelet de critères sans lien direct avec le poste et qu’ils sont incapables de prouver.


Extrait d’un entretien au poste de Comptable Stocks
Le Recruteur : Quelles qualités vous reconnaissez vous en particulier ?
Le Candidat : Voilà ! Je suis extraverti, dynamique et aime les contacts
humains chaleureux. J’ai un bon esprit de synthèse et d’analyse et je
dispose d’une excellente capacité d’adaptation.
R : Pouvez-vous décrire une situation de travail qui illustre votre excellente capacité d’adaptation ?
C : … (Black out !)
D’un côté, être extraverti et dynamique n’a pas un réel intérêt pour un poste de Comptable. Encore moins aimer les contacts humains chaleureux. Pire, ces qualités peuvent même être perçues comme un handicap dans certains cas. Les mots-clés seraient plutôt rigueur, sens de l’organisation et discrétion.
D’un autre côté, le candidat n’a aucun argument, ni preuve factuel permettant au recruteur de palper les qualités qu’il dit avoir. Il est alors perçu comme un bluffeur.
Ce scénario dramatique est un classique des entretiens mal préparés et que vous pallierez aisément en construisant un argumentaire. Mais il vous faut encore vous exercer pour l’utiliser efficacement avant le jour J.

S’entraîner pour « avoir la main »
Vous aurez à vous présenter, c'est-à-dire à parler de vous pendant plusieurs minutes. Pour y arriver efficacement, ne vous risquez pas à l’improvisation ; entraînez-vous à l’avance.

Reprenez votre argumentaire et simuler individuellement à haute voix ou devant 1 ou 2 amis le scénario de l’entretien. Vous arriverez ainsi à vous approprier votre argumentaire et en connaître les éléments de façon détaillée.
Dans le cadre de l’entraînement, il est aussi conseillé quand cela est possible d’utiliser des entretiens d'embauche pour des postes non capitaux. En clair, vous répondez à des offres qui ne vous attirent pas a priori et ainsi vous n'avez rien à perdre. L’intérêt : vous arriverez au fil du temps à vous faire la main.

Par contre la règle reste d’être convaincant et de paraître motivé pour le poste ou plus généralement pour la société. Vous devez vous atteler malgré tout à laisser derrière vous une bonne impression.

En résumé, pour vous donner le maximum de chance de réussir le Jour J, il vous faut une bonne préparation (argumentaire) et acquérir de la pratique (entraînement).


[Un panorama des astuces pour faire bonne impression et éviter les pièges qui arrivent fréquemment en situation d’entretien sera présenté dans notre prochain article.]

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mardi 28 avril 2009

1 L’entretien d’embauche IV : Se Vendre

Par Davy-Pacôme Nzekwa
Apres avoir suivi les phases I, II, III de l’entretien d’embauche, en phase IV, il ne reste plus qu’a se vendre le jour J…

5- Se vendre :
Le fameux Jour J, le candidat devra essayer d’être lui-même, il devra également penser à écouter les questions sans nécessairement se demander où se trouve le piège, penser à "réfléchir" quand même 5 secondes même si la réponse à la question posée semble très évidente.

Par contre, certaines attitudes importantessont sont à prendre en compte

• Eviter d’arriver en retard : comme beaucoup de points qui coulent de source, il est tout de même important d’insister sur la ponctualité ; il est donc vivement conseillé d’être en avance, pour avoir le temps de souffler avant l’entretien, et pourquoi pas, de se familiariser avec l’environnement, sans toutefois trop en faire (pas la peine d’aller discuter dans les bureaux ou à la cantine avec ses anciens camarades de fac ou amis travaillant dans l’entreprise)

• Eviter de prendre son aise trop facilement : pas besoin de s’asseoir dans la salle sans y être invité, ou de tutoyer le recruteur, même si lui le fait. Les premières secondes comptent, alors par précaution il faudrait éteindre ses téléphones longtemps à l’avance, et non pas dans la salle en demandant au jury d’attendre quelques minutes. Il n’est pas bien vu également de croiser les pieds, de regarder par terre pour "réfléchir", ca trahit généralement un grand manque d’assurance. Si la question est difficile, il vaut mieux regarder le plafond, ou admettre qu’on n’a pas la réponse, on passe pour quelqu’un d’authentique

• Eviter de répondre à une question qui n’a pas été posée : parfois le candidat a tellement imaginé les questions possibles, qu’il se retrouve en train de parler de tout, mais sans intéresser le jury. Merci d’attendre que la question soit posée, au besoin précisée, avant de donner une réponse que l’on a en tête depuis des mois…et pas besoin de sourire, façon de dire « je m’y attendais »

• Eviter de critiquer son employeur actuel : quels que soient les rapports que le candidat a avec son employeur actuel, il est dis courtois de s’engager dans un exercice consistant à le discréditer aux yeux du jury. Car il ne faut pas l’oublier, une personne capable de tirer sur son employeur actuel, risque de le faire pour son futur employeur, un jour ou l’autre.

• Prendre la peine de valoriser le recruteur : ne l’oublions pas, le recruteur est un humain, donc a son égo propre. Même si ce n’est pas souvent admis, le recruteur apprécie qu’on lui donne l’occasion de vanter son poste, son entreprise, etc.Il est question ici de trouver pour chaque membre du jury, le « driver » sur lequel travailler un peu, question de se rendre plus proche de lui. A cette étape, le point 3 est important, car les renseignements obtenus en interne et de manière informelle, permettront de vite déceler le driver de chaque recruteur, et d’en faire un allié. Par exemple, un directeur qui a un grand portrait de ses enfants sur son bureau, sera toujours plus sensible au fait qu’on lui demande leur âge, ce qu’ils font, etc. Tout comme celui qui affiche ses diplômes sur le mur, attendra qu’on lui vante son école, ou sa formation dont il semble si fier

• Parler de son salaire sans trop de pudeur : tous les recruteurs savent que le candidat a une idée assez claire de son niveau de rémunération souhaité, mais à chaque fois, le candidat a l’air surpris par la question sur sa prétention salariale…il n’ya pas de bonne formule, certaines écoles conseillent de parler en terme de fourchette/intervalle, d’autres recommandent de donner un plancher, ou même un montant.
Le pire candidat reste celui qui dit qu’il accepte ce qu’on lui propose. Lorsqu’on applique bien les points 1, 2 & 3, on se fait une idée du poids du poste, et de ce qu’il vaut en interne. Maintenant le risque est de donner un plancher qui soit rejeté, et d’accepter la proposition de l’entreprise au final, on passe pour un simple bluffeur.
Personnellement, je recommande aux jeunes chercheurs d'emploi d'avoir une idée de leur valeur sur le marché, et d'admettre que les premières années servent à payer ses factures, et à se faire la main. Pas besoin de choquer en demandant un salaire devant servir soit-disant à rembourser les parents pour leurs efforts en terme de frais de scolarité. Non seulement ils ne faisaient que leur devoir, mais en plus, on ne parviendra jamais à rembourser les parents, sauf peut-être en réussissant dans la vie!Soit on donne donc un plancher en sachant qu’on n’acceptera rien en dessous, soit on donne une fourchette en indiquant qu’on affinera l’ensemble suivant le détail de la proposition qu’on recevra. Il est important toutefois de savoir que si les entreprises françaises ne mettent pas grand-chose dans le salaire mais dans les avantages, les anglo-saxons négocient en terme de package, montant qui intègre out ou presque (salaire et périphériques).

• Toujours avoir une question pour la fin de l’entretien : bien entendu, il vaut mieux que la question soit pertinente, et il n’est pas nécessaire qu’elle porte sur un domaine technique. Demander à un DRH comment il a géré la fusion, ou la dernière grève, demander au Directeur Financier comment il compte réduire les charges en cette période de crise financière mondiale, demander au Directeur technique s’il a l’intention de changer le mode de production afin de tenir compte du développement durable, sont des astuces permettant de démontrer qu’on est au fait de l’activité. Mais demander également à un recruteur ce qu’il pense d’un sujet d’actualité, ou simplement s’il peut parler de sa brillante carrière, de ses motivations lorsqu’il a intégré l’entreprise, c’est caresser un peu son égo, ce qui est rarement source de problèmes.

• A la fin de l’entretien, il importe de demander quelle sera la suite de la procédure : prochaine étape, date, etc. il est juste interdit de trop relancer par la suite, pour obtenir son feed-back, c’est très peu apprécié.Et pour les plus malins il n’est pas interdit de tenter une sortie qui restera à l’esprit du jury. Un candidat qui termine en demandant à quelle date il commence, peut soit choquer, soit être très apprécié du jury, suivant son sens de l’humour…Pour la petite histoire, mon Dg actuel a terminé mon entretien d’embauche dans son bureau, en me disant que ce serait à moi de trouver les motifs de ma démission! J'ai mis quelques secondes avant de comprendre ce que ca voulait dire, et j'ai formulé ma lettre de démission en attendant de recevoir la décision du jury. C'est pour dire qu'il faut aussi être attentif et décoder certains "lapsus", comme un recruteur qui en parlant du contenu du poste, cesse d'employer le conditionnel, et vous dit "vous aurez ceci à faire dès le mois X, et ensuite je vous confierai cela"!

C'est le signe que dans son esprit, vous êtes LE bon candidat. En général, seul le recruteur ayant la poids le plus fort dans le processus de décision, peut se permettre ce type de lapsus verbal.
C'est donc aussi un exercice, que de vite détecter qui il faudra rassurer le plus, pendant l'entretien, car au final, il est question de ca, rassurer et faire comprendre au jury qu'en plus de vos qualités techniques (que l'on trouve partout), vous avez ce plus permettant de bien vous intégrer dans l'équipe.
Alors, bonne chance à chacun!
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mercredi 22 avril 2009

0 L’entretien d’embauche III : Se renseigner, Se rassurer, Se Vendre

Par Davy-Pacôme Nzekwa

Apres qu’on se soit « Informer » sur l’entreprise, qu’on se soit « Projeter » dans le poste que l’on voudrait occuper, il maintenant question de se « Renseigner » et surtout de se « Rassurer » pour que tout se déroule bine le Jour J.

3- Se renseigner :

Ici il est question d’utiliser son réseau, pour avoir des informations sur la culture de l’entreprise, les conditions réelles de travail, bref les informations qu’une entreprise ne met pas toujours sur son site web. Attention, il ne s’agit pas de se faire une idée définitive à partir de ces informations totalement subjectives, mais d’avoir assez d’éléments pour anticiper sur certains aspects, comme la tenue vestimentaire par exemple (venir en entretien en jean ne passera jamais dans une banque, mais pourrait être admis dans un cabinet de communication, suivant le poste).

Quelles sont les couleurs de l’entreprise, que signifient ses valeurs, quelles difficultés a-t-elle dû gérer ces derniers mois, etc.

Un candidat qui découvre en entretien que l’entreprise vient de fusionner, ou qu’elle vient de changer de Directeur Général, peut être perçu comme un aventurier. Ne dit-on pas que l’information c’est le pouvoir ?

Deux jours avant mon entretien pour un poste aux Ressources Humaines à Guinness, cette entreprise s’est séparée d’une dizaine de personnes au sein de sa Direction Financière, et je postulais pour gérer les ressources humaines des Finances entre autres Directions. Du coup, cette réalité donne une idée claire de ses priorités si l’on est retenu, et évite de parler de façon théorique, alors qu’il ya une urgence, recruter une dizaine de talents en un temps record. Pour cela, il importe de savoir pour quel motifs ces personnes ont été mises à la porte, et d'antciper sur la suite, à savoir redonner confiance à ceux qui sont restés en poste et vont travailler en se demandant à quelle date on les mettra aussi dehors.

4- Se rassurer :

Tout candidat a le droit d’être stressé, mais il importe de bien se souvenir qu’il ne s’agit que d’un entretien, le pire est qu’on ne soit pas retenu...ce n'est pas la fin du Monde non plus!

Donc, pas la peine de transpirer à grosses gouttes, pas la peine de faire des veillées chez des marabouts, car on sera au moins fatigué le jour J, au pire fatigué et ruiné, en plus pour rien!

Mais plus sérieusement, le candidat doit admettre que s’il a été convoqué, ca signifie que son profil intéresse le recruteur; donc il faut rester soi-même, se sentir bien dans ses bottes, et se souvenir que c'est un échange, pas une audition de police.

Une autre chose que l’on oublie parfois, c’est que l’entretien se fera pour un poste lié à ce qu’on a appris à l’école, ou même déjà pratiqué dans différentes entreprises. On ne demandera jamais au candidat d’inventer la roue, mais juste de dire ce qu’il sait, ou a fait par le passé, et peut faire s’il intègre l’entreprise demain.

Si toutes ces précautions ont été prises, alors il ne reste plus qu’à savoir "se vendre" le Jour J…
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mardi 21 avril 2009

3 L’entretien d’embauche II : Se projeter, Se renseigner, Se rassurer

Par Davy-Pacôme Nzekwa

A la suite du premier point « s’informer », « savoir se projeter » est la deuxième astuce pour réduire les erreurs que l’on constate généralement en cours d’entretiens.

2- Se projeter

Il s’agit ici de savoir quel est le poste pour lequel on est convoqué, quelles sont les perspectives possibles d’évolution, quel est le niveau de responsabilité (à qui l’on reporte, et combien de personnes nous séparent du DG, combien de personnes on devra gérer par exemple.

Il importe aussi de savoir quelles sont les spécificités de ce poste au sein de l’entreprise. Un comptable dans une banque ne fait pas les mêmes opérations qu’un comptable dans une entreprise de distribution, tout comme les comptabilités francophone et anglo-saxonne ont des différences qu’il semble crucial de comprendre avant un entretien pour un poste de financier.

Les finances dans une entreprise locale, diffèrent de la réalité d’une multinationale, car les notions de reporting, de consolidation, pèsent de tout leur poids dans une multinationale.

Tout comme le poste de commercial dans une assurance aura des spécificités que l’on ne trouvera pas dans une entreprise agro-alimentaire. On sera donc plus à l’aise si l’on se met dans la peau du poste sollicité.



Retrouvez les autres points dans nos prochains articles!

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