dimanche 14 décembre 2008

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16 Pourquoi est-il difficile de trouver un emploi au cameroun?


Trouver un emploi au Cameroun est une vraie gageure. De nombreux étudiants après l’obtention de leur diplôme n’arrivent pas à se faire recruter. Ceux qui ont « des relations » s’en sortent beaucoup mieux, ceux qui n’en ont pas sont abandonnés à leur propre sort.

L’égalité des chances à l’emploi est donc une utopie loin de devenir une réalité dans notre pays. Mais, c’est une utopie à laquelle je voudrais croire. Voici ci-dessous quelques idées pour entamer la marche vers cet idéal.

1. Instaurer des CV anonymes et sans photos
Les CV anonymes permettront de réduire les discriminations dans la présélection des candidats. Les principales bases de discrimination dans notre pays étant:
a. l’ethnie
b. l’âge
c. le sexe,
d. l’apparence physique
Lire Claude BEBEAR

2. Exiger aux entreprises la diffusion des offres d’emplois sur des espaces accessibles à tous
Pour cela il faudra :
a. Utiliser une communication de masse pour la diffusion des offres d’emploi
b. Créer un tableau central (il peut être virtuel) où il est publié toutes les offres d’emploi.

3. Un processus de recrutement clair et unique pour tous
a. Pré-tests
Rendre obligatoire les tests de présélection afin que ceux qui ont le plus d’aptitudes théoriques et pratiques puissent être sélectionnés.
b. Officier
Former des officiers chargés de s’assurer que le processus de recrutement se déroule comme établi par la commission pour l’égalité des chances à l’emploi.

4. Créer une commission pour l’égalité des chances à l’emploi
Le rôle de cette commission sera d’:
a. Etre la place centrale pour la publication des offres d’emploi
b. Organiser et participer à la présélection et sélection des candidats
c. Eliminer les influences de personnes dans le processus de recrutement

5. Limiter les recrutements de gré à gré pour certaines positions et sous respect de conditions préétablies
Les recrutements de gré à gré ne pourraient se faire que si les conditions ci-après sont respectées :
a. Il s’agit d’une position managériale
b. L’individu a déjà exercé une position managériale similaire
c. Etre reconnu comme qualifié(e) pour la position

6. Instaurer un centre d’investigation pour discrimination à l’emploi et recrutement privilégié
Le centre d’investigation aura pour mission de :
a. mener des investigations dans le cadre de recrutements douteux
b. gérer les plaintes des personnes victimes de discrimination
c. s’assurer que tout recrutement respecte les procédures établies par la Commission pour l’Egalité des Chances à l’Emploi(C.E.C.E)

7.Exiger des candidats la révélation de toute relation personnelle ou professionnelle avec les employés de l’entreprise offreuse


Voila quelques idées qui pourraient rendre équitable le processus de recrutement. La mise en place d’un tel processus se déroulera en trois étapes.
D’abord, Les étudiants, demandeurs d’emploi et toutes personnes employées, doivent former une coalition. Le but de cette coalition étant principalement d’attirer l’attention du secteur privé et public, et aussi celle de L’Etat sur ce fléau. Ensuite, Il faudra que les DRH des entreprises aussi bien du secteur public que privé acceptent d’aborder ouvertement la question et fassent des propositions pour enclencher le processus. Et enfin il faudra que l’Etat, sur la base des propositions faites, établissent des lois et s’assure de leur application.

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16 commentaires:

Anonyme a dit…

Nous les Africains nous sommes fort quand il s’agit de revendiquer nos droits dans des pays étrangers. Nombreux sont ceux qui décrient haut et fort les discriminations a l'embauche en France et ailleurs. Il est tout de même étonnant comme nous sommes incapable d'en faire autant chez nous. Un adage de notre pays dit “le chien est fort chez lui", mais notre attitude en ce qui concerne les discriminations a l’embauche est l'évidence du contraire.

Nous savons tous que l'égalité des chances à l'emploi est un problème sérieux dans notre société, mais nous fermons la bouche comme si c'était normal.

Moi j'ai cherché le boulot pendant deux ans, j'étais pourtant une des meilleures étudiantes de ma classe. Pourtant certaines personnes, moins doué que moi trouvaient du boulot avant même d'avoir eu leur diplôme. Quel dommage!

Je suis content d'avoir lu cette article, et j'espère qu'au moins nous étudiants de la catho aurons le courage d'aborder la question pendant nos table- rondes, nos diné-débats, conférences et autres moments d'échange.

Mireille Ngo Mbassop

Anonyme a dit…

Mireille tu n'es pas la seule, moi même je cherche encore un emploi. A chaque fois que je croyais que j'y étais, je me suis fais devancer par quelqu'un qui soi disant a la cote et les relations. On ne peut pas continuer comme ca. Il faut que quelque chose soit fait pour régler la mafia qui se passe pendant le processus de recrutement. C’est vrai que ca peut paraitre une utopie de vouloir régler complètement ce problème, mais au moins qu’on ralentisse l’ampleur de ce fléau. Comment peut-on devenir une grande société si on ne donne pas la chance à ceux qui ont du génie ? En tous on espère que tous les futurs DRH de la catho agiront autrement.

Charles BEKONO

Anonyme a dit…

je vous en pris arrêté de rêver ! le monde n'est pas blanc ou noir , il n'est pas straight comme dirait les anglo-saxons! il y aura toujours des personnes avantagés soit par la nature soit de part leurs naissances soit tout simplement parce qu'ils sont doués de persévérance et de courage et on exclu le découragement de leurs vie. donc faut toujours croire en soi et ne pas se lamenter des opportunités parfois volés par certaines personnes . mais pensé a ce que vous etes capables de faire ! vive ceux qui veulent entreprendre ! stop aux atermoiement !

Anonyme a dit…

Dale Carnegie disait...la réussite dans la vie c'est 15% de technique et 85% de relationnel. Depuis Mathusalem, on savait que la compétence ACAMEDIQUE ne garantit pas systématiquement la réussite.

Aujourd’hui, on parle de ''team building''.L'ambiance de travail en équipe peut déterminer le succès ou l'échec d'une mission.

Face à 2 personnes ayant le même diplôme de la même classe à la KTO, peut-on reprocher à un recruteur de choisir la personne avec qui le feeling passe le mieux? En dehors du travail, seriez vous bouche B? Ou bien pourriez vous discuter d'autres choses...sortir s'amuser ensemble...
A quoi pensez vous que la partie vie associative, social, loisir sert dans un CV?

A mon humble avis...parfois on préfère délaisser le produit sûr déjà fini au profit d'un produit semi-fini moins sur mais dont le POTENTIEL humain bien géré peut créer des merveilles!!!

Bref peut-être qu'on n'est pas sur la bonne voie quand on essaye de comparer uniquement les qualités techniques sans incorporer les qualités humaines (savoir rendre les gens joyeux, créer la bonne humeur, être facile d'accès...)

A priori du moment où on a un cerveau et une mémoire pas très défaillante, tout le monde peut apprendre le technique. Ca prendra juste plus ou moins de temps en fonction des gens...

Anonyme a dit…

Pour moi, je pense qu'il est permis de rêver, sans rêve l'homme n'est rien. Cessons d'encourager la médiocrité dans notre pays et disons les choses telles qu'elles sont. La discrimination à l'embauche laisse de côté ceux qui sont doués, ceux qui n'ont pas des gens haut placés, et dont les parents ont le plus saigné pour les études. Moi, j'ai mis près d'un an et demi pour trouver un emploi dans une PME avec ma MSTCF obtenu avec mention, en session normale. Et je ne suis pas la seule dans ce cas. Avec un salaire loin de ce que les Profs nous chantaient dans les oreilles. Mais je peux survivre avec et je ne plains pas parce que je crois en moi et je suis persévérante. je sais que j'irai loin malgré toute cette discrimination. Et comme l'a dit Mireille, certains moins doués, n'ayant pas terminé le cursus, se sont vite positionnés. C'est vrai on n'est pas tous nés sous la même étoile, mais la discrimination à l'embauche, il faut le vivre pour le sentir véritablement et c'est très frustrant.

C'est déjà un grand pas d'en parler et nous espérons que la mobilisation continuera.

BIG UP à tous ceux qui cherchent, malgré les embuches, gardez la foi et persévérez.

Anonyme a dit…

(je m'excuse d'avance pour la grammaire mais c'est pour pouvoir aller
très vite)
j sui pa tr d'acc avc ton analyse sur certains points sur d'autres
points je suis d'acc :
1 - le CV anonyme aggraverait les discriminations. En effet à la
sortie, les étudiants de la kto par exempl ne sont pas tous pareils. on
a tous reçu la mm formation, mai chacun la recu à sa manièr. j ne voi
pa pourquoi moi par exempl ki ai le plus k possibl éviter les activités
extra scolaires (clubs, asso et autres) aurai les mm droi à la sortie
k'une personne ki s'est justemen cassé pr fair des activités et
apporter quelque chose à la communauté avan de partir de la kto. fair
un CV anonyme serai djà pénalisé ce genre de personne. ya d'otr exempl
ke l'on pourrai citer just pr dir k pr les CV peut êtr la meilleur
solution devrai êtr la méritocrati et non le cooptag par quelque réseau
qui soit.
2 - c bien bo ce k tu propoz mai il fo de l'argent pr faire fonctionner
tout ceci..... mais pour le reste c réalisable si les moyens suivent

Mendjemen Landry

Anonyme a dit…

A mon avis ce probleme se pose uniquement parce qu'il n'ya pas d'entreprise qui recrute; le secteur privé et plus particuliérementles PME sont à genoux,je demeure convaincu que ce probléme se serait posé avec beaucoup moins d'acuité si l'économie de notre pays était beaucoup plus dynamique...A ce moment là sans doute ,les entreprises se battront pour retenir les meilleures éléments

Yannick TAMEZE a dit…

Je pense qu'une fois de plus, comme nous avons la fâcheuse habitude de le faire, on copie sans aucune adaptation à notre contexte ce qui passe à l'étranger, et en France particulièrement. La discrimination à l'embauche en France est une réalité, c'est connu, mais elle est beaucoup moins accrue qu'il y a quelques années. Mais au Cameroun, ce phénomène n'est pas tout à fait ce que vous avez décrit dans cet article. Je reste quand même effaré quand pour illustrer vos propos, vous demandez de lire Claude Bébéar qui est français, qui parle d'un problème purement franco-français, qui concerne la société française.
Pour moi, le problème de l'emploi au Cameroun est ailleurs : c'est qu'il y en pas assez. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de discrimination (tribalisme, relations, amitiés, etc.), mais je dis que l'ampleur de ce fléau n'est pas aussi immense que ce que décrit cet article, et par conséquent les mesures proposées me paraissent inadaptées, et difficilement faisables.
Je propose deux choses nous permettre, nous étudiants de la catho, de retrouver le chemin de l'emploi :
- La "préférence cathosarde", pour des entreprises où des anciens auraient le pouvoir de décision. Au moins on puise dans un vivier d'individus bien formés, opérationnels, dont les pairs ont démontré leurs capacités. Ce n'est pas un cousin ou untel qui n'a pas de compétences (car pas de diplôme ou autre) que l'on met à tel ou tel poste. Ce n'est d'ailleurs pas la solution optimale.
- Ma seconde et dernière proposition, celle qui me parait la plus importante : l'entreprenariat. Pourquoi ne pas créer sa propre entreprise, mettre sur pied son propre business? Au moins on a déjà un marché potentiel, constitué par les membres de notre réseau catho.

Anonyme a dit…

je suis surpris de lire que les travailleurs qualifies manquent au cameroun ou alors que la discrimination a l'embauche est marginale

Qu'entend par travailleur qualifie? Est ce celui qui a un diplome dans un domaine precis ce qui lui confere ou moins en theorie la capacite a travailler ou celui qui dispose d'une certaine experience.

il faut pas se tromper le travail manque dans ce pays et les entreprises a meme de recruter et de remunerer convenablement un etudiant sorti de Catho (qui est suppose former l'elite) sont rare et du coup tout le monde va au meme endroit et en fin de compte les criteres non objectifs interviennent pour permettre aux chanceux de se positionner.
l'entrepreunariat c'est bien mais se mettre a son compte c'es un investissement ce qui suppose avoir des ressources pour soutenir son projet et avec notre systeme bacaire c'est pas evident. a moins qu'une fois de plus les criteres non objectifs vous aident a vous realiser

Arsene T.

Anonyme a dit…

Bonjour

je trouve la suggestion de Yannick intéressante, notament en ce qui concerne la création d'entreprise mais je tiens tout de même à souligner un fait certain: il ya des entreprises au Cameroun qui recrutent en permanence. Mon employeur a l'habitude de dire que "le travail ne manque pas mais les travailleurs qualifiés manquent" il n'est peut être pas une reférence en terme de gestion du personnel ou de cursus académique mais j'ai l'intime conviction qu'il n'est pas totalement dans le faux.

Nous devons créer le besoin par le biais d'offres de services par exemple. Je me dis que si chacun de nous au lieu de se contenter de postuler à tout va et quelque peu à la légère, choisissais une dizaine d'entreprises cibles les étudiais en profondeur au point d'en déceler les besoins cachés (ce qui est fort possible, il ya au moins un Catholicien dans chaque boîte de ce pays et ils sont abordables je pense). puis, élaborais un plan d'action dans lequel il soulignerait dans quel domaine il pense améliorer les performances de l'entreprise et qu'il présentait juste à titre indicatif quelles mesures il pense mettre sur pied pour ce faire (pour attirer l'attention en dévoilant tt dans les détails on court le risque de se faire piquer son idée) il pourrait décrocher un entretien et se vendre au meilleur prix.

Le principe de cette stratégie est simple: piquer la curiosité du lecteur tout en gardant un peu de mystère afin de le pousser à vouloir en apprendre davantage. Les filles d'ailleurs connaissent bien cette stratégie au plan vestimentaire, suggérer les formes cachées et non les dévoiler, elles rendent les gens fous à leur passage.

Bonne journée

Diane S.

Anonyme a dit…

Bjr à tous !

ça choquerai à coups sûr certain, mais je pense qu'il le faut parfois tt en restant dans le cadre d'un débat !!!

le débat sur l'emploi des jeunes dans notre pays le camer tiens notre mentalité encré par l'hypocrisie et la mauvaise vonlonté politique (ceux qui ont trouvé un emploi taisent presqu tjrs leur source, ceux qui cherchent encore ne communiquent pas exactement leur source d'investigations, les plus pauvres (ceux qui n'appartiennent ni au premeir, ni au second pr une raison ou autre pr ne pas essayer de justifié leur situation) sont presque et tjrs taxé de paresseux; ceux qui nous dirige et qui nous ont dirigé ont faussé le jeu dès le départ... ce dernier cas ressemble à qlq'un qui se plaindrai du péché originel , mais il ne s'agit nullemnt pas de cela. " c'est pour dire que s'il faut reparer le tord qui nous a été causé, il faudra bien prendre du récul pour prendre la bonne décision et surtout y attaché un prix.
Criez ! (ou crions !) comme vous voulez ! ça ne changera rien du tt ! surtout aux yeux de ces gens qui profitent du dé pipé ou de la situation de "ces derniers temps" pr tirer leur épingles du jeu. Nos cris ne leur paraitron que des stimulants pr davantage larguer ceux qui sont encore à la recherche d'un emploi.
Pour prendre l'exemple du cas de promote 2008, sur 2000 chercheurs d'emploi encore par exemple au cameroun, si 100 personnes ont fait les pied de promote à la recherche d'un emploi sur lles 10 offres disponible à ce moment, on pourai tré vite verser dans la précipitation en qualifiant les 1900 autres de paresseux: Allez consulter la liste des retenu ! vous ne serez pas loin de convenir avec moi que les dix présents à promote n'ont fait que faire de la simple pub de ces offreurs d'emploi, en témoignant dans la majorité des cas et de manière honteuse la fluidité de leur politique d'embauche.. . : c'est ce qui me fait le plus mal !

je ne partage pas la meme affirmation suivante " nous ne pourrons tous travailler'' tt le monde va travailler, ou alors tt le monde fini par travailler; pas certainement au mem moment !: " avez vs déjà vu qlq'un en situation de chomage tte sa vie?"

Que ceux qui se sont dévancé dan le monde du travail cessent de faire croire à ceux qui se cherchent encore qu'ils ont fai du miracle ou bouffer de la merde pr se retrouver là où ils sont today: vous n'etes pas obligé de nous dire la vérité, ne nous mentez non plus ! Combien sont prets à dire que je me ss fait aider par tel, ou voilà le chemin par lequel je ss passé pr me retrouver ici, le chemin de la prière par exemple en rendant ainsi grâce à Dieu pr ce poste qu'on occupe today?, ou bien tt autre chemin (oncle, parrain, compromission, ....)
Allez chercher à connaitre les déviances du DG, le non de sa maîtresse, et que sais-je ! c'est de la pure connerie ! c'est de la pure connerie !!!!!!!! " tjrs pour le travail là? je ne refuse pas la curiosité est une bonne chose, mais restez curieux positivement et très vigilant, si non, "ces grosses tetes" satisferont petit à petit votre curiosité et généralement "bjr la mauvaise destination !. le chomage n'est pas une situation défiitive mes frères !!!

je pense honnetemnt que le pb de l'emploi au Cameroun et meme partout dans le monde comme tt probleme d'ailleurs peut se résumer ainsi " à chaque pb, il ya une solution, et pour chaque solution, il ya un prix, et à chaque prix, il ya le revers de la médaille qui peut vous etre salutaire ou non, tt dépend de votre choix"


Fraternellemnt !

Arnaud Hamagni

Anonyme a dit…

Qu'entend par travailleur qualifie? Est ce celui qui a un diplome dans un domaine precis ce qui lui confere ou moins en theorie la capacite a travailler ou celui qui dispose d'une certaine experience.

A TON AVIS?

Le diplôme est-il synonyme de savoir faire? Si oui eh bien même les diplômés d'écoles douteuses sont présumés être des diplômés.
Je pense pour ma part que travailleur qualifié = formation d'élite + expérience.
Tout de suite tu vas sans doute me dire que cette expérience est celle qui ne nous est pas permi d'acquérir du fait de la discrimination à l'embauche mais je tiens à partager avec vous certains faits que j'ai observés.

1- Les étudiants de la Kto ne souhaitent travailler que dans des boîtes de renom; la preuve, prenez la fiche de demande de lettres de stages dans une classe donnée sur 10 entreprises mentionnées combien sont des entreprises peu connues? Combien refusent les stages offerts par l'Institut à Bamenda bien qu'ils n'aient aucune autre voie de recours? Combien d'étudiants moyens (je ne veux même pas faire allusion aux majors de promotion) choisissent volontairement ces stages?

2- Les étudiants de la Kto ne sont pas patients dans l'ensemble (hors quelques cas isolés) beaucup préfèrent rester à la maison à ne rien faire parcequ'ils n'ont pas trouvé de 1er emploi avec un salaire minimum de 300mil F à la clé (il ya des chanceux qui décrochent ce genre de boulot sans aucune expérience au préalable c'est vrai mais quelle proportions représentent- ils?) Combien sont prêts à accepter un salaire de 80mil francs cfa le mois en attendant trouver mieux?

3- Combien d'étudiants seraient prêts à accepter un travail d'aide comptable même si ils sont conscients d'avoir très vite de l'avancement du fait de la qualité de leur travail?

4- Nous avons très souvent la conviction d'être supérieurs aux diplômés des autres établissements et pensons que du fait de la réputation de l'UCAC nous serons recrutés directement au niveau managerial.


Beaucoup se reconnaîtront sans doute dans ces points et à ceux là je dis la réalité du monde du travail est tout autre que celle que nous pensons connaître. Aujourd'hui il tellement d'écoles de Gestion qui voient le jour avec des accréditations et assistance technique plus ou moins solides que le patronat ne se retrouve dans ce mix de diplômes. A nous de nous faire démarquer par la qualité de notre travail, par notre tenacité et que sais-je encore.

J'ai personnellement été concernée par au moins un de ces points en vérité et Dieu merci, j'ai vite compris et j'ai su en tirer mon parti aujourd'hui, j'ai 3 années d'expérience professionnelle et, bien que le jackpot tarde à venir, je sais qu'il n'est plus aussi loin qu'il y a quelque années et ça c'est une lueur d'espoir.

Bonne Journée à tous

MATANYE SOFO Diane

Anonyme a dit…

Qu'est ce que le savoir faire?
s'agit t-il de la maitrise d'un ensemble de techniques ou d'autre chose?
je ne comprend pas comment au sortir d'une ecole de comptabilite on estime que vous etes inaptes a exercer votre metier. pire encore dans un pays avec le systeme des lycees techniques des gens(du secondaire a l'univ) qui ont passe leur vie de maniere theorique a matriser une technique soit declare incapable de l'appliquer faute d'experience dit-on.
l'experience pro est devenu une espece de slogan employe a tort et a travers par les recruteurs
existe t-il 3 manieres de calcluer l'impot ou d'imputer une operation d'achat vente. il existe a l'interieur de chaque corps de metier des postes mecaniques, routinier pour lesquels faut pas vraiment d'experience. mais les professionnls de chez nous trouvent quand meme bon de demander parait que ca fait tendance.

les postes operationnels par contre de decision et d'elaboration de strategies par contre peuvent requerir de l'experiece dans la mesure ou elle permet au decideur d'anticiper une situation compte tenu de son vecu dans le domaine, seulement en cas de situation nouvelle l'experience ne vaut plus un clou

Dans certains pays le simple fait de faire une ecole d'elite vous garanti un boulot( pas dans n'importe quelle boite et pas a n'importe quelle categorie) et c'est le terrain qui permet aux meilleurs de se demarquer(en terme de carriere ec....) et c'est eux qui parviendront plus aisement aux postes operationnels.

Arsene Tatieu

Anonyme a dit…

Qu'est ce que le savoir faire?
s'agit t-il de la maitrise d'un ensemble de techniques ou d'autre chose?
je ne comprend pas comment au sortir d'une ecole de comptabilite on estime que vous etes inaptes a exercer votre metier. pire encore dans un pays avec le systeme des lycees techniques des gens(du secondaire a l'univ) qui ont passe leur vie de maniere theorique a matriser une technique soit declare incapable de l'appliquer faute d'experience dit-on.
l'experience pro est devenu une espece de slogan employe a tort et a travers par les recruteurs
existe t-il 3 manieres de calcluer l'impot ou d'imputer une operation d'achat vente. il existe a l'interieur de chaque corps de metier des postes mecaniques, routinier pour lesquels faut pas vraiment d'experience. mais les professionnls de chez nous trouvent quand meme bon de demander parait que ca fait tendance.

les postes operationnels par contre de decision et d'elaboration de strategies par contre peuvent requerir de l'experiece dans la mesure ou elle permet au decideur d'anticiper une situation compte tenu de son vecu dans le domaine, seulement en cas de situation nouvelle l'experience ne vaut plus un clou

Dans certains pays le simple fait de faire une ecole d'elite vous garanti un boulot( pas dans n'importe quelle boite et pas a n'importe quelle categorie) et c'est le terrain qui permet aux meilleurs de se demarquer(en terme de carriere ec....) et c'est eux qui parviendront plus aisement aux postes operationnels.

Arsene Tatieu

Anonyme a dit…

Bonjour Chers Tous,
Je lis à l'instant les divers échanges qui ont lieu sur notre belle plate forme, et je ne peux me retenir de réagir

Par contre le second sujet, celui concernant l'emploi, ne peut que me faire languir, ceci pour 3 principales raisons qui me viennent à l'esprit:
- Il touche un domaine que j'ai eu la chance (mais surtout le plaisir) d'apprendre et que j'ai l'honneur de pratiquer de nos jours;
- Je suis salarié, donc comme tout salarié j'ai cherché le travail un jour;
- De plus en plus je suis du côté de l'employeur, de par les attributions que j'endosse dans les entreprises qui m'emploient.

Comme le débat sur le sexe des anges, le thème de l'emploi reste un thème ouvert, voire même bateau. Est-ce qu'il manque des salariés qualifiés, ou alors est-ce qu'il n'ya pas assez d'emplois? Est-ce qu'il ya une discrimination (positive ou négative?) Ce sont des questions que nous nous poserons toujours, mais si vous me permettez d'apporter ma modeste contribution, je dresserai une sorte de bilan en 10 points:

1- Le diplôme, contrairement à la culture biaisée héritée de nos colons français, n'est qu'une présomption de connaissances (et même pas vraiment de compétences). Le major d'une promotion (et je le comprends de plus en plus en entreprise) est généralement celui qui a pu mieux que les autres, étudier et restituer les connaissances reçues de ses enseignants. Cessons donc de penser et d'avancer que parce que nous avons des diplômes, nous allons nécessairement trouver du travail à la sortie de la fac. C'est des discours politiques lancés durant les campagnes électorales, reveillons-nous!

2- Les entreprises aujourd'hui fonctionnent presque toutes sous le mode du capitalisme, cela veut dire que des personnes prennent le RISQUE d'investir leur argent dans un business, pour que cet investissement produise des dividendes. Si quelqu'un veut faire du social, il a une large gamme de choix, entre les églises et les associations caritatives; alors si un actionnaire met des sous dans une entreprise, c'est pour supporter les charges permettant de lui faire des chiffres et de multiplier cet argent;

3- Ces deux réalités semblent rendre obligatoire le constat qui suit: les entreprises (au Cameroun ou ailleurs) auront toujours tendance à recruter des personnes supposées compétentes, pour leur permettre de faire des résultats et de satisfaire les investisseurs. Cela pose le problème du choix des salariés. On regardera (parfois par paresse) le diplôme, mais de plus en plus on est tenté de regarder aussi (surtout?) l'expérience, qui est l'étape d'après la connaissance, car il s'agit de parler de ce que le candidat a fait, et non plus seulement de ce qu'il SAIT faire;

4- Il ya des entreprises, des postes aussi, où l'on met en avant la nécessité de prendre des personnes inexpérimentées, mais dotées d'un potentiel important, que l'on "formatera" en quelques mois (vous êtes au courant des programmes Graduates lancés au Cameroun par BAT, Maersk, Guinness, Barry Calebaut, etc.) Mais il yaura toujours des situations qui imposeront aux entrerpises de chercher des compétences déjà opérationnelles, au détriment des jeunes diplômés;

5- Une des choses qui me fait peur de nos jours, c'est la facilité avec laquelle certaines personnes pensent qu'il faut nécessairement avoir un piston (un oncle, un pasteur ou je ne sais quoi) pour trouver un emploi chez nous. Déjà la dicrimination existe partout, qu'elle soit positive ou négative. A compétences égales on est tenté de préférer un candidat à qui l'on trouve une similarité (ethnie, réligion, école, parfois même c'est juste le sport pratiqué, ou alors la couleur des yeux). Mais cela suppose que le candidat ait traversé les étapes précédentes du recrutement, et si on me dit que cela n'existe qu'au Cameroun, j'aurai les larmes aux yeux; qui parmis nous accepterait de mettre un cousin à la caisse de sa boutique, si l'on sait qu'il n'est pas un bon gestionnaire? ??

6- Ceci implique donc qu'il faudrait que nous cessions de penser que parce que nous sommes anciens de la même école, il faille se faire recruter par nos aînés...même à Harvard il ya des cancres (la preuve tangible est le Président sortant d'un pays que je ne cite même pas), donc l'appartenance à une école pour moi n'est pas un critère de choix à la première étape du recrutement. Il faut faire ses preuves! Cela passe par des stages (rémunérés ou non), mais le but est de rendre le Cv attirant.
Je connais des personnes brillantes qui ont fait toutes leurs études dans des universités d'Etat, et qui sont de hauts cadres (encore qu'il faudrait s'assurer que devenir haut cadre est un critère de réussite, chacun ayant son modèle de réussite en tête il me semble); L'ancien peut donner des informations exlusives sur le forum de son école, c'est de bonne guerre, mais de là à ne pas se casser la tête en pensant que l'école ou son réseau d'ancien nous trouvera un emploi, je pense que c'est un peu réducteur, et cela n'honore pas la fonction Ressources Humaines;

7- Combien d'entre nous réagissent aux offres d'emploi??? Combien d'entre nous cherchent vraiment les informations? Combien d'entre nous font de la recherche d'emploi, un emploi à temps plein, qui demande méthode et rigueur (sans parler de l'investissemen) ???
Combien d'entres nous ont investi pour aller à promote entrer en contact avec des entreprises? ?? Nous devons devenir à la fois des Marketistes qui fabriquent et défendent leurs marques, et les vrais maîtres de nos destins, telle est ma conception des choses; nous allons sur internet et ne visitons pas les sites tels que ceux des cabinets de recrutements, les entreprises en plein développement, les organisations internationales ou autres...nous avons du temps et ne pensons pas à faire des blogs qui nous vendent bien, à nous inscrire sur des sites professionnels très courtisés par des chasseurs de têtes par exemple. Nous allons parfois jusqu'à avoir des préférences sur les entreprises où nous désirons travailler, ou pire, les villes où nous aurons u mal à être motivés (je parle uniquement descas rencontrés en entretien, je vous assure)
La capacité d'adaptation étant un critère important, nous devons nous adapter à notre époque, et utiliser les moyens de ladite époque. Si l'ont remet un Cv papier à un recruteur, il l'utilisera l'instant d'après pour écrire quelque chose, et mettre à la poubelle ensuite. Parce que de nos jours le support papier ne passe plus (soit cela favorise la déforestation de nos pays, soit cela encombre). Forums, sites internet, associations, etc. Et lorsque nous envoyons nos Cvs, faisons quand même l'effort de nous souvenir qu'il s'agit d'une vitrine, et pour cela allons lire tous les conseils qui existent sur l'élaboration d'un Cv attrayant au regard, qui donne envie de conoquer le candidat (ne mettons pas la photo si elle montre une personne sortant du sommeil, corrigeons ou faisons corriger les erreurs de français, mettons en avant les points forts au lieu de trop détailler les expériences sans grande valeur ajoutée pour le recruteur, etc.)

8- Nous ne pourrons pas tous travailler, c'est d'une évidence certaine! Le taux de chômage n'est égal à zéro nulle part même pas dans les pays scandinaves. Ensuite nous ne pourrons pas tous travailler dans des bureaux, commencer comme cadres, dans une multinationale, gagner des millions même en une vie entière.
On commence quelque part, et on ne commence pas à chercher le travail le jour de sa soutenance, mais le jour où l'on décide de s'inscrire dans une université, puisqu'on se renseigne (en principe) sur les débouchées de la formation que l'on a décidé de suivre. Je me souviens de certaines personnes qui riaient quand je portais des bagages à Centrale Voyages pendant mes congés d'été pour payer ma chambre l'année suivante, car "un étudiant de la Kto ne peut pas faire ce type de stage".
Nous sommes la somme de nos expériences, et si nous désirons vraiment devenir de grandes personnes, alors battons nous pour avoir de grandes expériences, c'est ce qui intéresse le recruteur, puisqu'il ne fait pas dans du social, mais veut une personne qualifiée, capable de se mouiller le maillot pour faire sourire les investisseurs en fin d'année; arrêtons donc d'aller faire des stages dans des structures qui ne nous apprennent rien et nous retribuent cher pour rien. Commençons par vérifier que ce que nous faisons va en droite ligne avec nos aspirations, et nous fera avancer;

9- La curiosité est un force inestimable: aujourd'hui encore, on a des candidats qui arrivent en entretien sans se renseigner sur l'entreprise, ses missions, sa grille de salaire, autant de choses basiques, qui choquent le jury lorsque le candidat démontre qu'il s'en fout, qu'il veut juste trouver un emploi. Un candidat qui arrive, vous parle pendant une heure et La Camerounaise des Eaux et se rend compte à la fin de son speech qu'il est en face du DRH de Camwater! Mon mentor m'expliquait qu'i faut même se renseigner sur les déviances du DG, le nom de sa maîtresse au besoin, la couleur des murs de l'entreprise, bref se mettre en position de salarié avant même de le devenir, cela fait plaisir au recruteur, sauf quand on en fait trop aussi c'est clair;

10- Comme un produit (je n'ai toujours pas compris pourquoi les gens sont susceptibles quand ils se font traiter de produits issus d'une école de formation), nous devons cesser d'avoir peur. On commence à penser sécurité de l'emploi, sans même avoir un emploi.
La sécurité de l'emploi n'existe plus, même dans la fonction publique (les bailleurs de fonds demandent de plus en plus aux Etats de réduire leurs effectifs), c'est l'employabilité qui compte désormais. Etre capable de se mettre toujours à jour, rester sur le marché, se remettre en question, intérroger des personnes fiables autour de soi, s'inspirer des expériences positives des autres.

Se vendre, avoir confiance en soi, avoir les bonnes informations aux bons moments, savoir se vendre, être alerte (pour ne pas dire vif), savoir se faire remarquer, se rendre indispensable, savoir s'adapter, se vendre, se remettre en question, définir clairement ses objectifs de vie, se donner les moyens de sa politique, ne pas rêver, sont à mon humble avis des conditions sine qua non à respecter pour trouver ET garder un emploi.

Vous remarquerez que "se vendre" vient plusieurs fois, c'est à déssein, car les réseaux, les cercles d'amis, les blogs sur la toile mondiale, la disponibilité , font désormais partie des techniques de recherche d'emploi. Maintenant on peut aussi faire un Bac + 20, à condition d'être bien certain de savoir quelle en sera la valeur ajoutée. C'est un choix, tout simplement.

Je suis bavard je sais, surtout lorsqu'il s'agit d'un sujet qui me passionne, mais je pense que vous pourrez lire 2 points par jour, cela ne vous perdra pas trop de temps (j'espère), et qui sait, peut-être que cela aidera certains d'entre nous.

Dans tous les cas, je reste ouvert au débat sur la question, pour peu que cela soit un débat constructif, et non pas des polémiques sur qui de la poule ou de l'oeuf, est arrivé avant.

Cordialement.

Davy-Pacôme NZEKWA

Anonyme a dit…

Salut à tous,
Je ne voudrai pas revenir dans le détail des différentes interventions des uns et des autres. Je profite simplement de l'occasion qui nous est donnée d'échanger sur la question pour insister sur des éléments qui me semblent primordiaux et malheureusement, peut être mal perçus par plusieurs d'entre nous.
Pendant ma petite expérience du monde du travail (huit années au sein de la troisième banque de la place camerounaise) , l'opportunité m'a été donné de rencontré plusieurs hommes d'affaires, plusieurs recruteurs et notamment plusieurs chefs d'entreprises camerounais et étrangers, tous préoccupés par le problème de recrutement et principalement par la qualité des hommes qui font partie de leurs équipes de travail. J'ai été marqué par la récurrence de la convergence des points de vu de ces acteurs du marché de l'empois que je partage d'ailleurs entièrement :
- Le diplôme ne sera jamais rien d'autre qu'une présomption de connaissances et jamais la preuve des compétences;
- Toutes ces personnes que j'ai rencontré semblent disponible à recruter celui qui donne la conviction qu'il est la personne qu'il faut au poste, même si ce dernier n'a pas le diplôme requis et à contrario, ils n'envisagent pas une seule seconde recruter un candidat sans potentiel ou des compétences même si celui-ci est titulaire des diplômes les plus élevés dans le domaine.
- Ces personnes sont tous des partisans de la rémunération par objectif et pensent qu'il faut attribuer des promotions aux employés en fonction de leur aptitude à réaliser les objectifs qui leur sont assignés et non en fonction de leur diplôme;
- A présomption de connaissance égale (pour le même diplôme) le candidat qui fait le plus preuve de curiosité ou qui démontre qu'il a déjà réalisé des choses intéressantes dans sa vie, et quelque soit le domaine (associatif, culturel, stage, etc...) a plus de chance d'être retenu;
- Lorsqu'un candidat a bien muri un projet professionnel (comment il se définit? ses points forts, ses points faibles, quels sont ses objectifs? qu'est ce qu'il veut faire de sa vie? qu'est ce qu'il veut que les autres retiennent de lui? comment il se voit dans un horizon à court et à moyen terme, quels sont les moyens qu'il se donne pour atteindre ses objectifs?), la différence est inéluctable lors d'un entretien d'embauche;
- Très souvent le recruteur qui est en face recherche le potentiel du candidat lorsque celui-ci n'a pas encore travaillé ou en plus ce qu'i a déjà fait lorsque qu'il a déjà travaillé, mais dans tous les cas, le candidat au poste est en compétition avec les autres et il doit mettre toutes les chances de son côté pour être le meilleur candidat;
Ces entretiens et ma petite expérience me laissent penser que le véritable enjeux de demain en matière de recherche d'emplois sera l'aptitude à conserver son employabilité (sa capacité à se faire embaucher). Et a bien scruter la chose de prêt, tout me laisse penser que la recherche d'un emplois est bien et bel un emplois à plein temps.
Bonnes fêtes de fin d'année à tous.

José Mepiaye

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