Par Africa:


Six mois, voilà le délai donné aux abonnés des operateurs de téléphonie mobile pour se faire identifier. L’arrêté fixant les modalités d’identification des abonnés et des terminaux des réseaux ouverts au public a été signe depuis le 29 mai 2009. S’il faut saluer cette initiative, il est également important de s’interroger sur sa capacité à résoudre le problème de fond. L'identification des imposteurs.
Le but de cette campane d’identification c’est de pouvoir attribuer chaque numéro à une personne physique ou morale. De cette façon, si un abus est commis en se servant d’un numéro identifié, alors on pourra retracer l’appel, et remonter jusqu’au propriétaire de ce numéro de mobile. Dans le contexte actuel, est-ce chose facile à faire ?
Pour toutes personnes ayant vécu un harcèlement, la première difficulté n’est pas l’identification du malfaiteur, mais lenteur et la rigidité du système administrative. Tout abord vous devez rédiger une plainte, cette plainte doit être timbrée. Et puisqu’il s’agit d’une plainte contre un inconnu, il va falloir mobiliser des ressources pour mener une investigation. Toutes ces procédures coûtent des sous et du temps, donc vous ne disposer pas forcement.
Supposons que vous ailliez bravé toutes ces étapes, alors une question fondamentale se pose : Si le harcèlement provenait d’un numéro associé à un call-box, quelles sont les chances de pouvoir identifier le malfaiteur ? Elles sont presque nulles. En moins que le ministre des PTT (Poste et Télécommunication) exige des call-box, l’identification de tous leurs clients. Et même, il sera toujours assez difficile d’identifier les clients délinquants de la masse : Car vu que les communications sont privées, comment savoir qui a dit quoi ?
Au delà des call-box, parmi les pièces requises lors de l’identification des abonnés, la carte nationale d’identité et la demi-carte photos sont les éléments déterminants du processus. Pour comprendre pourquoi ce processus est à priori floué, il faudrait comprendre comment on obtient une carte d’identité nationale.
Pour obtenir une carte d’identité nationale, vous avez besoin d’une photocopie certifiée de votre acte de naissance, et de remplir un formulaire. Seulement, le niveau de corruption dans notre pays fait qu’il soit plus facile d’obtenir un faux acte de naissance, que d’en obtenir un vrai.
Si tout le monde peut devenir tout le monde, on comprend donc que la carte d’identité nationale est très peu adéquate comme outil d’identification d’éventuels malfaiteurs. Par conséquent, si un individu a des intentions malsaines, il est très peu probable qu’il se fera identifier sous sa vraie dénomination.
En prenant tous ces paramètres en compte, il est donc tentant de converger vers ceux qui pensent que, la campagne d’identification des abonnés de téléphonie mobile servira plus à identifier les Hommes honnêtes, et moins à identifier les imposteurs.
On constate au final que le problème d’identification n’est pas uniquement lié à la téléphonie mobile, mais à la nation Camerounaise tout entière. La question que les autorités devraient se poser, ce n’est pas à qui appartient tel numéro, mais simplement : Qui est qui au Cameroun?
Le but de cette campane d’identification c’est de pouvoir attribuer chaque numéro à une personne physique ou morale. De cette façon, si un abus est commis en se servant d’un numéro identifié, alors on pourra retracer l’appel, et remonter jusqu’au propriétaire de ce numéro de mobile. Dans le contexte actuel, est-ce chose facile à faire ?
Pour toutes personnes ayant vécu un harcèlement, la première difficulté n’est pas l’identification du malfaiteur, mais lenteur et la rigidité du système administrative. Tout abord vous devez rédiger une plainte, cette plainte doit être timbrée. Et puisqu’il s’agit d’une plainte contre un inconnu, il va falloir mobiliser des ressources pour mener une investigation. Toutes ces procédures coûtent des sous et du temps, donc vous ne disposer pas forcement.
Supposons que vous ailliez bravé toutes ces étapes, alors une question fondamentale se pose : Si le harcèlement provenait d’un numéro associé à un call-box, quelles sont les chances de pouvoir identifier le malfaiteur ? Elles sont presque nulles. En moins que le ministre des PTT (Poste et Télécommunication) exige des call-box, l’identification de tous leurs clients. Et même, il sera toujours assez difficile d’identifier les clients délinquants de la masse : Car vu que les communications sont privées, comment savoir qui a dit quoi ?
Au delà des call-box, parmi les pièces requises lors de l’identification des abonnés, la carte nationale d’identité et la demi-carte photos sont les éléments déterminants du processus. Pour comprendre pourquoi ce processus est à priori floué, il faudrait comprendre comment on obtient une carte d’identité nationale.
Pour obtenir une carte d’identité nationale, vous avez besoin d’une photocopie certifiée de votre acte de naissance, et de remplir un formulaire. Seulement, le niveau de corruption dans notre pays fait qu’il soit plus facile d’obtenir un faux acte de naissance, que d’en obtenir un vrai.
Si tout le monde peut devenir tout le monde, on comprend donc que la carte d’identité nationale est très peu adéquate comme outil d’identification d’éventuels malfaiteurs. Par conséquent, si un individu a des intentions malsaines, il est très peu probable qu’il se fera identifier sous sa vraie dénomination.
En prenant tous ces paramètres en compte, il est donc tentant de converger vers ceux qui pensent que, la campagne d’identification des abonnés de téléphonie mobile servira plus à identifier les Hommes honnêtes, et moins à identifier les imposteurs.
On constate au final que le problème d’identification n’est pas uniquement lié à la téléphonie mobile, mais à la nation Camerounaise tout entière. La question que les autorités devraient se poser, ce n’est pas à qui appartient tel numéro, mais simplement : Qui est qui au Cameroun?
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