mardi 17 novembre 2009

0 La BEAC Choisit EFront




Dans le cadre de l’amélioration et du renforcement significatif de son dispositif de contrôle, de gouvernance et de gestion des risques, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) choisit la suite logicielle FrontGRC d’eFront.

Souhaitant renforcer et unifier son dispositif de contrôle et de gouvernance en vue de l’inscrire dans une démarche stratégique d’amélioration de la gestion des risques et du contrôle interne, la BEAC a entrepris un important projet visant à l’atteinte de ces objectifs. La réalisation de ce projet, dénommé « SIRISBEAC » (Système d’Information sur les Risques de la BEAC) se fondait, entre autres, sur l’acquisition d’un outil performant et adapté de gestion des risques. C’est dans cette optique que la BEAC a pris contact avec plusieurs éditeurs spécialisés – sept initialement -, dont quatre ont été retenus pour participer à un processus rigoureux de sélection.

La spécialisation « institutions financières » et les nombreuses références de FrontGRC - en particulier parmi les établissements bancaires – ont constitué un premier élément différentiateur. En particulier, les retours positifs de deux Banques Centrales utilisant déjà la solution ont été déterminants.

La capacité unique de FrontGRC à offrir un système d’information unifié pour l’ensemble du dispositif de gouvernance a également été un facteur essentiel, eu égard à l’envergure du projet : le déploiement de FrontGRC au sein de la BEAC couvrira notamment la gestion des risques opérationnels, la modélisation des processus, la gestion des plans de continuité d’activité, le contrôle permanent et le contrôle périodique (audit). La réussite de ce projet devrait permettre, à terme, d’envisager la couverture d’autres types de risques. Les utilisateurs du système seront répartis dans les 6 pays de la Région.

M. ABBAS MAHAMAT TOLLI, Secrétaire Général de la BEAC, déclare : « Notre mission de Banque Centrale nous impose, plus que jamais, un devoir d’exemplarité, passant notamment par le renforcement de nos processus de contrôle et de Gouvernance ; le déploiement de FrontGRC occupera une place centrale dans cette évolution. Le choix d’eFront opéré par la Banque, dans le cadre du projet SIRISBEAC, résulte non seulement de l’étendue fonctionnelle de son offre et le retour d’expérience très positif transmis par plusieurs grands établissements bancaires, mais plus encore de la capacité d’eFront à nous accompagner dans la durée que nous avons jugé essentielle. »

Laurent Bréboin, Directeur Général Délégué d’eFront : « Nous concrétisons aujourd’hui les efforts fournis tout au long d’un processus de sélection particulièrement exigeant. Ce projet d’envergure, conduit en étroite collaboration avec la BEAC, nous permettra d’enrichir encore la valeur ajoutée délivrée par notre offre et nos services ; il nous apportera également une référence stratégique pour le développement de nos activités GRC sur le continent africain. »

A propos d’eFront
Fondé en 1999, eFront édite des solutions logicielles dédiées aux métiers de la Finance. Fort d’une expertise reconnue dans les domaines de la Gestion Alternative et de la Gestion des Risques, eFront sert aujourd’hui près de 200 clients répartis dans 24 pays, dont des références majeures du Private Equity, de l’Investissement Immobilier, de la Banque et de l’Assurance. Implanté à Paris, Londres, New York, Dubaï, Bonn et Jersey, eFront est coté sur Alternext by NYSE Euronext. Lire en intégralité sur Boursier.com
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lundi 16 mars 2009

12 Surliquidité et dépôts à vue : Un faux problème

La plupart des banques camerounaises sont en surliquidité. Malgré cette surliquidité elles n’arrivent pas à financer le développement de notre économie et à assumer pleinement leur rôle d’intermédiaire financier. Si vous demandez pourquoi cette surliquidité, beaucoup vous diront que c’est parce que les dépôts sont à vue. Dans le contexte actuel, je pense que les dépôts à vue ne sont qu’une cause accessoire de la surliquidité.

Liquidité et retraits
L’argument le plus tenu pour justifier l’incapacité des banques à financer l’économie est celui selon lequel, les dépôts sont pour la plupart à vue c'est-à-dire ils sont exigibles a tout moment. Par conséquent, les banques ne peuvent pas financer les projets à long-terme, et difficilement des projets à court terme.

Vous vous demandez, n’est-ce pas le rôle des banques d’emprunter à court-terme et de prêter à long terme ? De plus, ceux qui disent que la plupart des dépôts sont à vue n’ont pas tout à fait raison car en 2007 ils représentaient seulement un peu plus de 42% (1) des avoirs bancaires.

Et même si les dépôts étaient pour la plupart à vue, les clients ne se présenteront pas tous, le même jour, pour vider leurs comptes - enfin, les probabilités sont infimes. En outre, pendant que certains font des retraits, d’autres font des dépôts.

Ca veut simplement dire que les flux de fonds ne sont pas parfaitement corrélés. Quand le solde des flux est positif, il traduit l’agressivité à collecter, et la capacité à retenir les fonds, c’est le signe d’une banque viable. Quand le solde est négatif, il révèle dans la majorité des cas l’incompétence de l’institution concernée et par conséquent sa non-viabilité.

Heureusement, la plupart des banques ont un solde de flux positif. Pour preuve, le taux de réserves obligatoires auprès de la BEAC est largement dépassé. Toutefois, les banques continuent d’être en situation de surliquidité.

On voit donc que les banques n’ont pas de problème de liquidités pour faire face aux retraits. Les dépôts à vue ne sont donc pas la cause de leur inertie.

Le marché Interbancaire
Le marché interbancaire est un marché d’emprunt entre les banques. Elles l’utilisent pour faire face aux besoins temporaires de liquidités. Donc, si une banque solvable arrivait à faire face à des problèmes de liquidités temporaires, elle pourrait toujours avoir recours à ce marché. Sachant que les banques sont en surliquidité, obtenir un prêt ne serait pas le plus difficile.

Une fois de plus, l’argument des dépôts à vue est ramolli. Toutefois, il convient de noter que le marche interbancaire, la clé de voûte du système bancaire, reste très archaïque et mal organisé. En effet, les prêts entre les banques continuent de se faire à blanc, générant un risque non couvert et causant l’hésitation de certaines banques à prêter.

Prêteur de dernier ressort

Au pire des cas, imaginons qu’une banque solvable soit en face d’un problème de liquidité temporaire. Imaginons ensuite que le marché interbancaire soit bloqué. Dans le contexte actuel de surliquidité bancaire, ce scenario est déjà très peu probable. Mais s’il devait arriver, cette banque pourrait avoir recours au prêteur de denier ressort : La BEAC.

Si vous doutez du fait que la BEAC puisse mener de telles opérations, sachez que les réserves pour l’année 2008 sont estimées à 7482 milliards de FCFA. Et au courant des trois dernières années, la moyenne des réserves a été d’environ 5844,6 milliards de FCFA(2).

Une partie de ses réserves sont détenues dans notre le compte d’opérations auprès du trésor français. Le gouvernement français y emprunte souvent des fonds pour un taux d’intérêt modique. Pourquoi nos banques solvables, en situation d’illiquidité temporaire, ne feraient pas pareil ?

Les dépôts à vue sont le bouc-et-misère des banques. Ils sont loin d’être la cause de la surliquidité du système bancaire. Alors, pourquoi ne pas arrêter de tirer dessus, et orienter nos efforts vers les causes réelles du problème :
1. La fluidité du marché interbancaire,
2. La gestion des risques dans notre contexte,
3. L’accompagnement des entrepreneurs dans la réalisation de leur projet,
4. L’innovation bancaire.
5. La gestion des réserves par la BEAC
6. Le système juridique
7. La formation académique

Voila à mon avis quelques causes réelles et directes de la surliquidité des banques.

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Sources :(1) Les Afriques, (2) BEAC, (3)Cacistes, (4)Maroc-hebdo,(5) COBAC, (6)Le Messager

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