jeudi 12 novembre 2009

0 Une Fillette Camerounaise Bloquée 5 Jours A Roissy

Le gouvernement Gabonais nous a montré récemment que, si les gabonais sont mal traités en France, les français seront mal traités au Gabon. Malheureusement pour nous, le gouvernement camerounais ne pense pas pareil, voici ci-dessous l’histoire d’une jeune fille qui en témoigne.
L'attente a été longue pour Angéla. Cette fille camerounaise de 12 ans a été placée mardi soir dans un service d'aide sociale à l'enfance après avoir passé cinq jours dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy. Le problème? Lorsqu'Angéla arrive du Cameroun vendredi, la police de l'air et des frontières (PAF) pense que la femme qui l'accompagne n'est peut-être pas sa mère et veut procéder à des vérifications. La fillette se retrouve alors dans la zone d'attente. Lundi, le tribunal de grande instance de Bobigny ordonne le placement de la petite dans un centre d'aide sociale à l'enfance, mais le parquet choisit de faire appel. L'affaire connaît un nouveau rebondissement mardi soir, lorsque le procureur renonce finalement à faire appel pour une question de procédure. Selon le Réseau éducation sans frontières (RESF), Angéla pourra voir sa mère dès aujourd'hui et devra être présentée devant le juge des enfants en fin de
semaine. Toutefois RESF considère que cette affaire reste scandaleuse et constitue une violation de la Convention internationale des droits de l'enfant. «Qu'une enfant de 12 ans soit restée seule, privée de tout, et obligée de demander à des policiers de l'accompagner aux toilettes est inacceptable», affirme l'association. Lire ici et ici.
Imaginez le cas contraire, une enfant française, maintenue pendant 5 jours seule dans une zone d’attente à Nsimalen, parce que soi-disant la police des frontieres ne pense pas que la dame qui l’accompagne soit sa mère. Imaginez ensuite que cette enfant est gardée par des policiers à qui elle doit demander la permission et se faire accompagner pour allez au toilette.

Il n’ya pas de doute, se serait certainement un incident diplomatique de grande envergure. Un incident qui mériterait d’être sévèrement condamné.

Peu importe que la dame qui accompagne la jeune fille soit sa mère ou pas, ce n’est pas de ça dont il question. Il s’agit simplement d’une violation flagrante des droits d'un enfant. Cette jeune fille a douze ans, douze ans voyons !

Pensez-vous que cet incident se serait produit s’il s’agissait d’une mère américaine et de sa fille ? Pensez-vous que la police des frontières aurait osé garder cet enfant pendant 5 jours ? J’en doute fort.

Ce qui est certain, c’est que cinq jours ne se seraient écoulés sans que cette histoire ne fasse la une de la presse américaine, cinq jours ne serait écoulés sans que le gouvernement américain et la population américaine n’en fassent un problème d’Etat, un véritablement incident diplomatique.

Mais je peux vous assurer, cette fillette n’a pas été abusée parce qu’elle est jeune. Elle a été abusée parce que la presse camerounaise est obnubilée par l’homme d’étourdi et s’intéresse très peu au quotidien des populations, elle a été abusée parce que nous avons un gouvernement faible, incapable de s'ériger et de protéger les droits de ses citoyens.

La critique du gouvernement n’est pas mon fort car je sais combien elle peut être vaine, mais ça, ça c’est inacceptable. Eyebe Ayissi Henri, le ministre des relations extérieures, devrait avoir honte de lui.

Soutenez cette jeune fille, informez vos amis sur facebook, hi5 et autres communautés et demandez-leur de réagir. Ecrivez au ministre à cette adresse ICI et dites lui votre mécontentement. Faites-lui savoir que pour tous les mauvais traitements que les camerounais(es) endurent à l’étranger, l’occasion était opportun pour réparer un tort.
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vendredi 6 novembre 2009

3 Quelle Est La Différence Entre L'Urgence Et Le Développement ?


Pendant que je travaillais sur la différence entre action d'urgence et action de developpement, je suis tombé sur cet article de Alanna Shaikh sur son blog Blood Milk (visiter-le, il est intéressant),
Les programmes d’urgence humanitaire se concentrent sur des projets faciles à démarrer et à impact rapide. Les exécutants des programmes humanitaires ont besoin de s'adapter le plus vite possible, et commencer à fournir l'assistance nécessaire aussi vite que possible. Leur objectif premier n’est pas de construire des facilités locales, durables, ou le suivi et l'évaluation. Ils visent avant tout à fournir de l'aide aux personnes dans le besoin. Ils s'arrêtent lorsque la situation d'urgence se termine. Les actions d’urgences peuvent provenir de l'extérieur, et c'est une réponse à un certain type de désastre ou de catastrophe.

Les programmes de développement sont axés sur les réalisations à long terme concernant le changement de quelque sorte, avec l'intention d'améliorer la vie des gens et la vie de leurs descendants. Ils impliquent une planification rigoureuse et des opérations de recherches continuelles. Ils sont enracinées dans le renforcement des capacités locales, car ils sont axés sur le changement qui se poursuit après la fin du projet. Même si le soutien peut provenir de l'extérieur, le développement à la fin doit venir de l'intérieur.

Dans la pratique, cependant, ce n'est pas si simple. Parfois, l'urgence ne se termine pas. Des situations qui ressemblent à court terme à des situations d'urgence humanitaire peuvent durer des années, voire des décennies. Somalie, par exemple, en Afghanistan ou au Soudan. Les programmes conçus pour fournir une assistance immédiate sont devenus un mode de vie des personnes en crise.
Ce serait bien si ces programmes pourraient être convertis en programmes de développement, mais il est très difficile de transformer un programme de secours en un programme de développement. Par exemples les compétences du personnel sont différentes, d'une part. La construction de latrines et le renforcement des capacités communautaires peuvent être un long chemin à part. Vous pouvez embaucher du nouveau personnel, peut-être, ou recycler le votre. L'autre obstacle –et généralement le plus grand - est que les programmes de secours et les programmes de développement ont des donateurs différents.

Les programmes de secours sont généralement financés par des dons privés et des donateurs gouvernementaux spécifiques. Le gouvernement américain, par exemple, les fonds de secours d'urgence par l'USAID (Office of Foreign Disaster Relief). Les
programmes de développement sont beaucoup moins populaires auprès des donateurs privés, et ils sont financés par une autre série d'organismes gouvernementaux.
Si vous souhaitez modifier l'orientation de votre programme, vous devez choisir des bailleurs de fonds différents. Ce que très souvent vous ne pouvez pas faire. Les donateurs n'aiment pas prendre le relais des uns dansle cadre d'autres programmes, et vous ne serez pas familiers avec les procédures et critères d’évaluations des bailleurs de fonds nouveaux. En plus les donateurs de fonds de développement planifient leurs priorités financières longtemps à l'avance. Souvent, ils n'auront pas d'argent pour aller reprendre votre projet de secours nouvellement transformé

L’idéal parfait pour tout le monde est de donner une aide qui apporte de l’autonomie aux communautés qui les reçoivent. Une aide immédiate, qui construit également les compétences et améliore la qualité de vie pour le long terme…. Alors vous pourriez creuser des puits et les mettre sous la gestion des locaux. Vous pourriez former une association d'ingénieurs locaux ou le ministère de l'eau sur le forage de puits et de gestion de l'irrigation et l'eau potable. …
Cet article renforce l'idée selon laquelle, on ne peut pas faire du développement ou se développer en posant essentiellement des actions d'urgences. Afin que nous puissions sensibiliser le plus grand nombreux de personnes, merci de partager cet article dans vos communautés d'amis.
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mercredi 4 novembre 2009

1 Pensons Juste Et Devenons Les Meilleurs Que Nous Sommes

S'il y'a une chose qu'il est difficile de faire, c'est de dire à un collègue, quelqu'un que vous estimez qu'il s'est trompé. C'est difficile parce que vous ne savez jamais comment il va le prendre, comment les autres vont l'interpréter, et surtout s'il est prêt à ajuster sa posture.

Cependant, puisque nous sommes en quête de vérité, à la recherche de solutions aux problèmes communs, alors on se doit de dire les choses telles qu'elles le sont ou alors telles qu'elles ne le sont pas. La plupart des visiteurs de ce site sont des gens d'un certain niveau, nous ne pouvons donc pas nous permettre d'avoir ce que Titus Edzoa appelle des fadaises dignes de balivernes de bistrot.

Pour comprendre de quoi il s’agit, imaginons que vous vous trompiez sur la définition d’un concept- la diaspora en l’occurrence- est-il par la suite possible d’en faire une analyse complète et pertinente de l’ensemble des problématiques qui y sont liées ? Certainement pas. Par exemple, si vous ne savez pas ce que c’est un palyndrome (le mot préféré du défunt Père Dubin), comment feriez vous pour en trouver un ?

Malheureusement dans notre société, les gens parlent éloquemment de ce qu’ils ne savent pas ; ils débattent vivement des problèmes auxquels ils semblent n’avoir accordé aucune réflexion profonde ; ils critiquent sans analyser, et très souvent sans la moindre compréhension du phénomène. Est-il juste de critiquer le gouvernement, si vous ne savez même pas quel est le rôle du gouvernement ?

Certaines personnes qualifieront ces propos de reproches, remontrances, ou je ne sais plus quoi. Mais ce que l’on sait depuis toujours, c’est que les intellectuels sont humbles en face de la vérité, et prompts à reconnaitre leurs erreurs. C’est pourquoi le silence de Gaelle est louable et à encourager, car elle semble avoir fait ses rechercher et compris de quoi il était question ici.

Prenons un exemple concret, lors du débat sur la diaspora une des voix les plus importantes défini la diaspora comme ceci :
... Un vaste ensemble de Camerounais d'origine diverses, répartis dans le monde
entier, ne se connaissant pas, n'ayant ni les mêmes objectifs, ni les mêmes
ambitions.
Si on a un esprit simple, cette définition peut sembler juste. Cependant, elle n'est que la caricature d'une image, une image loin de ressembler à la réalité. Pour ramener les choses dans leur contexte, voici ci-dessous les éléments constitutifs de ce que l'on appelle diaspora:
Dans ses essais (1991 & 1999), Safran définit les diasporas comme suit: les communautés minoritaires d'expatriés:
1. qui sont dispersées à partir d'un point d’origine vers au moins deux lieux périphériques;

2. Qui revendiquent une identité ethnique ou nationale

3. qui maintiennent en «mémoire», la vision ou le mythe au sujet de leur patrie d'origine;

4. qui sont engagés à la gestion ou la restauration de cette patrie ;

5. Qui existent sous formes d’organisation politique, religieuse, culturelle du groupe disperse, et maintiennent une vie associative

6. qui croient qu'ils ne sont pas - et peuvent pas être - totalement acceptés par leurs pays d'accueil;

7. qui voient la terre ancestrale comme un lieu de retour éventuel lorsque le temps est venu;

8. dont la conscience et la solidarité du groupe sont largement définie et clairement mis en évidence par une relation continue avec la patrie. l'existence de contacts sous diverses formes, réelles ou imaginaire, avec le territoire ou le pays d'origine (l'intégration d'un groupe diasporé ne signifie pas l'assimilation dans le pays d'accueil).

Contrairement ce que pense Armand Ngassa, La diaspora ce n'est donc pas un vaste ensemble de camerounais d'origine dispersée, mais une dispersion de personnes d'origine camerounaise (attention à la nuance!)

La diaspora n'est pas constituée de personnes ayant différents objectifs et ambitions, mais de personnes partageant les mêmes objectifs et ambitions (à ne pas extrapoler au plan individuel) : l’amour de la patrie, le désir d’y retourné, l’engagement à son amélioration, sa restauration, c’est ailleurs cette communion qui est la condition d’adhésion à ce que l’on appelle diaspora…etc.

La diaspora c’est peut être des gens qui ne se connaissent pas, mais des gens qui se reconnaissent à travers leur origine, désirs, ambitions et groupe d’appartenance, et qui se connaissent dans le cadre de leur vie associative.

La diaspora ne correspond donc pas à rien, mais à quelque chose, quelque chose de bien défini. Au demeurant, la question reste celle de savoir : Si vous ne savez pas ce qu’on n’entend pas diaspora, pouvez vous en faire une analyse pertinente? Si vous ne savez pas quels sont ses éléments constitutifs et ses fondements, pouvez vous en faire une critique efficace? Est-il même honnête, de parler avec autorité de ce qu'on ne sait pas?
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lundi 2 novembre 2009

3 La Diaspora Les Résidents Et Le CRARES

Nous aurons beaucoup appris ces dernières semaines sur la diaspora, l’intention de tous ces échanges est d’arriver à des actions bien planifiées, organisées, et implémentées efficacement, et au mieux d’impulser une dynamique de développement dans notre pays.

La diaspora pourrait devenir un contrepoids dans notre société, une voix pour les sans-voix, une unité de veille pour notre nation, une source d’inspiration pour ceux qui espèrent ou pour ceux qui ont perdu espoir. Elle n’est pas l’avenir du Cameroun, mais indéniablement notre avenir passe par elle.

Pour reprendre les propos de Magaret Mead : «Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puisse changer le monde. C'est même de cette façon que cela s'est toujours produit. »

On apprend ainsi de l’histoire que : Platon et Aristote à eux deux, ont dominé et continuent de dominer l’histoire de la pensée ; Jésus-Christ et ses douze disciples ont influencé et continuent d’influencer les croyances de millions de personnes ; Mahatma Gandhi et ses disciples ont changé la destiné d’un pays et de l’humanité ; Matin Luther King et ses confrères ont délivré et porte la liberté au zénith, et Georges Washington et ses compatriotes ont mis sur pieds les fondements de la plus grande nation de notre histoire.

Il est facile de constater que la caractéristique unificatrice de ces groupes, ce n’est pas la qualité de leur parcours académique ou encore le nombre de diplômes qu’ils possèdent, mais leur puissance intellectuelle et spirituelle, leur capacité à imaginer et créer un monde meilleur.

Si l’histoire est guide, le grand changement que nous voulons dans notre pays ne sera pas l’action d’un individu ou encoure moins du gouvernement, mais celle d’un groupe d’individu, des leaders décidés et éclairés ; des gens clairvoyants et habiles.

On gagne une guerre avant de la mené disait Napoléon, en d’autres termes la victoire doit plus à la préparation qu’ à l’exécution. De la même manière, si nous voulons reconquérir notre nation, si nous voulons nous échapper du vortex dans lequel nous sommes prisonniers, alors il est grand temps de commencer à se préparer.

Les défis sont de taille, et les enjeux sont énormes. Mais comme on le sait, ca commence toujours par la constitution d’un groupe, un groupe qui incarnera la nouvelle idéologie, un groupe de réflexion, d’action et d’influence. Pour ce faire, une organisation essentiellement virtuel et APOLITIQUE (non politique) est en train d’être créée pour permettre la collaboration entre les différents fragments de la population.

A tous ceux qui aimeraient participer à cette initiative, vous êtes priez de faire parvenir vos intentions à l’adresse CRARES (Centre de Réflexion et d’Action pour la Reconstruction Economique et Sociale). Ce groupe à initialement l’intention de devenir la plus grande institution virtuelle, sur la reconstruction et le développement au Cameroun.

« L’avenir de l’Afrique appartient aux Africains » Disait Barack Obama lors de sa visite au Ghana, et pour le paraphraser, l’avenir du Cameroun appartient au Camerounais.
Mettons-nous au travail!
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vendredi 30 octobre 2009

13 Diaspora : Une Confusion Qui Coûte Chère


Quand on s’interroge sur la contribution de la diaspora au développement du pays, à chaque fois qu’on essaye de faire un inventaire de sa contribution, on en ressort avec une liste d’actions d’individuelles. Ces actions, animées par la bonne volonté des initiateurs, sont pour eux des actions de développement. Cependant elles ont une étrange similitude avec ce que l’on appelle actions d’urgence.

Pourquoi c’est important de faire la différence ? Parce que si nous nous trompons dans la définition, alors nous nous tromperons dans l’exécution. Si nous prenons pour actions de développement ce qui n’est pas, alors il fort probable que nous ne soyons jamais capable de créer le développement.

Pourquoi j’aborde le sujet ? Parce qu’à la suite de la discussion que nous entretenons sur le développement, il est évidement de constater que grand est le nombre de personnes qui confondent actions d’urgence et actions de développement. Et, comme on le sait, il est difficile de profiter du vent si l’on ne sait pas dans quelle direction on voudrait aller.

Voici ci-dessous les propos d’une demoiselle (dame) pour qui on a beaucoup d’estime, pour son engagement, sa volonté de contribuer au développement du pays, mais aussi sa vivacité intellectuelle. Cependant, si elle peut se tromper dans son approche du développement, à combien plus forte raison ceux qui n’ont pas sa capacité de réflexion

Extrait de sa réponse à Davy Nzekwa, vous pouvez la lire en integralite ICI
Je contribue à changer mon pays quand un ami, issu de la catho, contrôleur de gestion dans une banque du pays m'écrit pour savoir comment est organisé le contrôle de gestion de l'entreprise dans laquelle je travaille à l'étranger. Je lui parle des derniers logiciels à la mode, des dernières pratiques, des dernières stratégies. Lui, les comprend, les adapte tant que faire se peut à son environnement et à ses contraintes et les met en place. Son service se porte mieux et l'économie du pays par ricochet.

Je contribue à changer mon pays quand une amie, issue de la catho, travaillant à la Direction des impôts à Yaoundé, m'écris en me demandant si j'ai déjà entendu parler de "L'optimisation des bénéfices fiscaux tirés des institutions financières". Toutes les recherches, les suggestions et les orientations que je lui donne sur le sujet sont une certaine contribution pour mon pays.

Je contribue à changer mon pays quand justement je contribue à organiser, avec les élites de mon village, des journées médicales gratuites dans mon village. Durant ces journées, tout malade est ausculté gratuitement et les médicaments prescrits sont gracieusement offerts. Nous obtenons ces résultats d'une part par mobilisation des médecins (diasporien) du village qui y retournent en vacances et y donne de leur temps et de leur expertise
Comme vous pouvez le remarquer, on constate que dans l’ensemble elle aura été utile à l’instant, mais pas dans le temps. Que feront ses amies quand elle ne sera pas là ? Ou alors que fera quelqu’un ayant le même besoin, s’il ne la connait pas et s’il n’a pas d’amie gestionnaire à l’étranger- la majorité est dans ce cas?

Oui pour les journées médicales gratuites, mais après quand ils (les médecins de la diaspora) prennent l’avion, que doivent faire ces villageois ? Doivent-ils retourner à leur maladie en attendant que ces généreux diasporiens reviennent - s’ils ont la chance de survivre - et ceux qui ne sont pas de leur village ils font comment ? D’abord pourquoi aller seulement dans son village ? N’aurait-il pas été astucieux d’aller dans le village où le besoin est crucial ?

Ne pensez-vous pas que ça aurait été bénéfique pour ses amies et pour la population toute entière si elle et les gens de même volonté mettaient en place un centre d’information ou de veille sur les nouvelles méthodes de gestion dans le monde ? Ne pensez-vous pas, que ce centre représenterait une véritable valeur ajoutée non seulement pour ses amies, les populations d’aujourd’hui mais aussi à venir ?

En fédérant ainsi les efforts, ses amies bénéficieraient non pas seulement de son savoir à elle, mais d’un savoir collectif que l’on aura capitalisé et matérialisé dans ce centre d’information. Et au fil des ans, la valeur du centre grandirait avec la continuité des apports. C’est ainsi que tous ces centres que nous voyons ailleurs ont été créés, c’est ainsi qu’une nation se développe : les ascendants amassent pour les descendants.

L’intelligence d’un homme seul est pire que de la folie, et l’impact de ses actions est un point m’aura-t-on appris, et Comme le fer aiguise le fer, comme les idées de l’homme affinent les idées de l’homme : la diaspora bénéficierait à travailler en concertation et à agir tous ensemble comme un tir groupé.

Sa question au final

… comment mesures-tu l'intervention et les actes de la diaspora?
La mesure des actions et actes de la diaspora peut se faire sur la base d’un ensemble de critères, parmi lesquels :
1. Le test du temps : Quel est l’impact de vos actions dans le temps court-terme ou long terme ?

2. Autonomie : Vos actions rendent-elles les populations indépendantes de vous ou dépendantes de vous ?

3. L’étendue de l'impact : l’impact de vos actions est-il local ou global ?

4. le progrès : Vos actions laissent-elles les populations dans leur condition initiale ou alors dans des conditions meilleures ?

5. Les générations futures : les générations futures bénéficieront-elles de ce que vous avez accompli ?

Une question pour terminer, quelle différence faite vous entre actions de développement et d'urgence ?
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