mercredi 1 avril 2009

StumbleUpon
12 La Croissance Economique n’est pas la Panacée


En parcourant les archives du Messager, je suis tombé sur un article du Dr. Louis Banga Ntolo où il dit ceci

"Quand il y a croissance, les entreprises sont toutes rentables et payent régulièrement le salaire des employés, l’Etat collecte les impôts sans problème, les ménages ont des revenus assez significatifs. Tous ces acteurs de l’économie ont alors une capacité d’épargne qui devient plus important."
Ces affirmations ne sont que des sophismes et voici comment ils peuvent être réfutés.


1. Quand il y’a croissance les entreprises sont toutes rentables.
La rentabilité est une mesure de la performance opérationnelle d’une entreprise. La performance opérationnelle d’une entreprise n’est pas liée à la croissance de l’économie, mais à sa capacité à gérer de manière efficiente ses ressources en interne.

Donc, on ne saurait attribuer la rentabilité d’une entreprise à la croissance économique, mais plutôt à sa performance opérationnelle. Pour preuve, nous avons connu une croissance de 2,8% en 2007 mais la rentabilité des entreprises publiques n’a pas été tout à fait satisfaisante comme vous pouvez le constater ici .

On comprend pourquoi il est difficile de s’accorder avec la déclaration selon laquelle en période de croissance les entreprises sont toutes rentables.

2. En période de croissance les entreprises payent régulièrement les salaires des employés
Pour payer les salaires, une entreprise doit avoir les ressources nécessaires pour le faire. Ces ressources proviennent en général des ventes réalisées. Il y’a donc deux cas de figures où une entreprise pourrait ne pas payer les salaires régulièrement :

a. Les ventes sont faibles et ne permettent pas de couvrir les dépenses de fonctionnement

b. Les ventes sont bonnes, mais les dépenses de fonctionnement sont élevées

Dans le premier cas de figure, les ventes sont faibles. Cela veut dire que soit les produits de l’entreprise n’intéressent pas sa cible, soit l’entreprise n’est pas assez compétitive. Dans l’un ou l’autre des cas, la croissance de l’économie ne changera pas grand chose. Par conséquent, les salaires continueront d’être impayés.

Dans le second cas, il est clair que l’entreprise a un problème de gestion de coûts. La performance en gestion de coûts n’est pas liée à la croissance de l’économie. Une entreprise qui a des problèmes de gestion de coûts en période normale, aura les mêmes problèmes en période de croissance. Sur cette base si elle ne paye pas les salaires en période normale, elle ne les payera pas en période de croissance.

On voit donc que la croissance et le paiement régulier des salaires sont des événements quasiment indépendants et non liés comme suggérer

3. Quand il y’a croissance l’Etat collecte les impôts sans problèmes
Les difficultés liées à la collecte des impôts, sont dues au système et outils de collecte d’une part, et la mentalité des entrepreneurs et des ménages d’autre part. Et comme on peut le constater la croissance économique en elle-même, ne résoudra pas des tares.

Tant que le système de collecte sera défectueux, que les outils de collecte ne seront pas adéquats, et que les entrepreneurs ne comprendront toujours pas à quoi servent les impôts, il est fort probable que l’Etat aura toujours des difficultés à collecter les impôts.

Pour être concret, nous avons connu une croissance économique au courant de ces trois dernières années, mais l’Etat Camerounais continue d’avoir autant de problèmes à collecter les impôts. Pourtant en France et aux US, l’économie a connu un ralentissement au dernier trimestre de l’année 2008, mais cela n’a pas empêché ces Etats de continuer de collecter efficacement les impôts. Ces exemples contredisent la déclaration ci-dessus.

L’efficacité de la collecte des impôts n’est donc pas corrélée à la croissance économique. Par contre, elle dépend principalement du système et des outils de collecte, et de la mentalité des individus.


4. Quand il y’a croissance tous les acteurs de l’économie ont alors une capacité d’épargne qui devient plus importante
L’épargne c’est la partie du revenu qui est mise de côté, après que l’on est fait toutes nos dépenses courantes. Sur la base de cette définition, la capacité d’épargne d’un ménage dépend du niveau de ses dépenses courantes comparé à celui du revenu et non simplement de l’augmentation du revenu.

Soyons concrets, supposons que le revenu n’augmente pas et reste à son niveau actuel, supposons ensuite qu’il y ait déflation (réduction généralisée des prix). Si ces deux hypothèses venaient à se réaliser on aboutirait de facto à une augmentation de la capacité d’épargne des ménages. Par exemple, si la baguette de pain coûte 100 en ce moment, et que son prix diminue jusqu'à 50, votre capacité d’épargne vient d’être augmentée de 50% indépendamment du niveau de croissance de l’économie (en supposant que vous ne consommer que du pain).

Maintenant supposons qu’il y’ait croissance, et supposons ensuite qu’il y’ait inflation et qu’elle soit plus élevée que l’augmentation du revenu. Dans certaines circonstances, la combinaison de ces deux hypothèses aboutirait à une réduction de la capacité d’épargne des ménages. Si vous gagnez actuellement 200 et que vos dépenses courantes s’élèvent à 100, une augmentation de 1% de votre revenu et une inflation de 3%, réduirait votre capacité d’épargne de 1FCFA. On constate que la capacité d’épargne est très faiblement corrélée à la croissance économique.

Il apparaît donc que la capacité d’épargne des ménages, ne dépend pas de la croissance de l’économie, mais de l’évolution du revenu par rapport aux prix, Et du niveau des dépenses des individus


Donc contrairement à ce que pense le Dr Ntolo Louis Banga, la croissance économique en elle-même, bien que vital pour le développement d’une économie, ne saurait être la panacée. C’est aux acteurs économiques de transformer cette croissance économique en valeur ajoutée :

1. L’Etat en s’assurant que le coefficient de Gini qui mesure l’inégalité dans la redistribution du revenu reste bas, et en mettant en place un système de collecte d’impôts efficace et adéquat;

2. La BEAC en maitrisant l’inflation qui est le vrai danger qui quête la capacité d’épargne des ménages; et en s’assurant que les crédits continuent d’être octroyés ;

3. Les banques en créant des produits désirés par les consommateurs, et en maîtrisant leurs coûts de gestion ;

4. Les ménages, en investissant leur épargne pour préparer leur avenir et celle de leurs progénitures.





StumbleUpon

12 commentaires:

Anonyme a dit…

mon cher, toutes les remarques que tu fais sont d'un point de vue micro-economique, quand l'auteur parle d'un point de vue macro-economique. pour ,a part, tu es donc sorti du contexte et par consequent, hors sujet. ta critique ne peut veritablement contrer les propos de ce Mr que si tu parles d'un point de vue macro-economique. car en effet, il ne s'agit pas de parler d'une ou quelques entreprises (c'est vrai qu'en ce sens, on peut penser qu'il a generalise, et comme tu le montres, qu'il pourrait parler de certaines), mais il s'agit de la tendance generale liee au contexte de croissance.

Anonyme a dit…

En periode de croissance dans les economies developpes la consomation augmente de facon exponentielle, une augmentation des richesses entrainant toujours une augmentation des depenses parfois plus que proportionnelle a l'augmentation du revenu
ceci permet aux entreprises de vendre plus et d'ameliorer leur resultat entrainant de facto une augmentation des impots collectes
ce qui n'est pas le cas dans les economies moribondes comme les notres ou les individus pensent a l'interet personnel au detriment de l'interet general
ce qui ne permet pas au citoyen lamda de ressentir les effets d'une presume croissance, l'argent des impots n'etant pas forcement reinjecte dans le circuit economique pour soutenir la croissance

Africa a dit…

Cher Anonyme I,

Quand l’auteur parle de croissance de l’économie, je conviens avec vous il s’agit d’une analyse Macro-économique (vu que la croissance est un des agrégats de la macro-économie).

Par contre quant il parle de rentabilité des entreprises, de la régularité du paiement des salaires ou encore de l’efficacité de la collecte d’impôts, nul doute, qu’il s’agit d’une analyse sur le plan Micro-économique.

Affirmer que l’auteur ne parle que d’un point de vue Macro-économique, est une erreur fondamentale. Ce qui transparait cependant, c’est qu’il essaye d’analyse les effets d’un agrégat Macro-économique (La croissance), sur un plan Micro-économique (Rentabilité, Efficacité...Etc.).

Cependant, supposons que vous ayez raison, et qu’effectivement l’auteur parlait d’un point de vue Macro-économique, on serait tenté de vous poser quatre questions, croyez-vous que :
La croissance rend les entreprises rentables, même si elles sont mal gérées ?

La croissance permet aux entreprises de payer les salaires, même si les recettes sont largement inferieurs aux dépenses ?

La croissance permet d’augmenter la capacité d’épargner, même si l’inflation a érodé toute la croissance du revenu ?

La croissance permet de collecter les impôts sans difficultés, même si le système et les outils de collecte restent archaïques?

Pour ma part, que vous soyez sur le plan Macro-économique ou Micro-économique, c’est blanc bonnet et bonnet blanc : la croissance Economique en elle-même n’est pas la panacée.


Merci et bonne fin de journée.

Gisele,M a dit…

J’aimerais commenter sur ces deux points, car je pense que Africa tu as pointé plusieurs concepts qui sont souvent flous pour la plupart de nous, et de ce fait, nous faisons des sophismes sans nous en rendre compte :

-"Quand il y’a croissance les entreprises sont toutes rentables, les entreprises payent régulièrement les salaires des employés"

Au niveau macroéconomique, empiriquement parlant, lorsqu’il y a croissance économique on constate que les entreprises sont pour la plupart florissantes, plus productives (effets d’entrainement sectorielles) et non pas nécessairement rentables. En effet, la rentabilité d’une entreprise est bel et bien un concept microéconomique qu’on ne peut lier à une notion macroéconomique comme la croissance économique.
Par contre, la productivité des facteurs de production est définitivement plus appropriée que la rentabilité, car c’est d’ailleurs elle qui anime la croissance économique.

Je reste tout à fait d’accord avec Africa qu’on ne peut également lier le fait de payer régulièrement les salaires des employés à la croissance. Car comme il l’a bien démontré cela est lié à gestion d’entreprise qui est une notion microéconomique.


-"Quant au niveau de l’épargne"

En bref, au niveau macroéconomique, les classiques attribuent le niveau d’épargne au taux d’intérêt stimulants non pas à la croissance économique. Les keynésiens quant à eux, l’attribuent à la tendance des individus à aimer thésauriser (il sépare épargnants et investisseurs).
Ainsi, même si empiriquement parlant, on voit que la croissance économique fait souvent augmenter l’épargne globale, l’épargne n’a pas encore été liée à cette notion macroéconomique du fait même que : la décision d’épargner comme nous montrent les deux grands courants que j’ai cités ci-dessus n'est pas liée pas à la croissance économique mais plutôt à:
- Moi, individu, j’ai un caractère enclin à dépenser ou à thésauriser
VERSUS
-j’épargne car les taux d’intérêt sont attrayants (élevés) et donc j’investis

Fabien N. a dit…

Sur les quatre points cités dans l’article plus haut, je ne suis pas – totalement – d’accord. Il y a trop de chose qui ne collent pas tel que croissance ≠ rentabilité ; croissance ≠ déflation.
La croissance est augmentation de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée. C'est-à-dire en 2007, le MINEFI évalue les rentrées dans ses caisses et compare aux chiffres de 2006. Si le montant de 2006 est supérieur à celui de 2007, on dira que le Cameroun a eu une croissance sinon ça sera plutôt un ralentissement. Récession c’est quand on a encaissé moins que la période précédente…
La rentabilité elle est toute autre chose. Je dirai qu’elle mesure la performance : je m’explique ; dans le cadre d’une entreprise, nous dépensons X pour réaliser un chiffre d’affaire Y. La rentabilité elle mesure le rapport (Y-X)/Y. S’il est positif, alors l’entreprise est rentable sinon elle ne l’est pas…
Nous comprenons donc que croissance ne veux pas dire rentabilité et que peu importe le point de vue ; macro ou micro tout est lié. S’il y a croissance tout en étant rentable, alors les schémas que tu as décris plus haut dans ton exposé sont vrais c'est-à-dire que les Entreprises (même l’Etat) payera normalement ses employés, l’Etat collectera ses impôts (impôts=TVA+IS*) et l’épargne elle n’est pas forcement en hausse. Je dirais plutôt qu’elle reste constante. Mais d’un autre point de vu, tu n’a pas tors car les entreprises généralement en période de croissance accordent des bonus aux employés et là ton schéma est exact. Le revenu des ménages augmente et leurs dépenses restent constantes ; en supposant une inflation nulle ou bien qu’il y a déflation.
Cependant, s’il y a croissance et que malheureusement on reste non rentable, là c’est mauvais. L’Etat ne collecte qu’une partie des impôts (impôts=TVA) car on ne paye l’impôt sur les sociétés que lorsqu’on fait du bénéfice… En plus on n’arrivera pas à faire face au frais de fonctionnement qui seront élevés. Pour y faire face, on sera obligera de licencier – parfois en masse – pour rester rentable. Et là tu as tous les problèmes du monde (baisse du pouvoir d’achat, baisse de l’épargne, etc)
Il faudra alors pouvoir maitriser l’inflation car les entreprise auront tendance, même dans un environnement concurrentiel, à augmenter le prix de vente de leurs produits et là l’épargne des ménages diminue de façon considérable car leur revenu reste stable alors que leurs dépenses augmentent.
Pour combler ce déficit du à la rentabilité, on aura tendence (Etat ou Entreprise) à contracter un crédit pour combler le vide. Pour bien comprendre cela, on n’a qu’à regarder certaines économies mondiales qui sont endettées alors qu’elles ont des taux de croissance positifs….

Berthe, S a dit…

Fabien,
ton commentaire est très intéressant cependant il me semble que tu vas dans le sens de l’article qui est de savoir que la croissance économique n'engendre pas nécessairement rentabilité d'entreprise, paiement régulier de salaires....
L'article essaye justement de prouver que les relations que Dr. Louis Banga Ntolo a établies entre croissance et rentabilité/ croissance et collecte d’impôt, croissance/ revenu
ne sont pas solides.

Olivier Bengono a dit…

Moi je ne comprends pas bien ton commentaire fabien. Toi tu es en accord ou en desaccrod avec l'article la.
Ou bien ce que tu veux dire c'est que les propos du Dr Ntolo sont plutot lies a la rentabilite des entreprises. Auquel cas,les entreprises sont rentables alors on aura: augmentation des revenus, paiement de salaires, paiement d'impots etc....

Moi je suis en accord avec le fait que la croissance n'est pas la panacee car faut-il encore que l'on sache en profiter.

Fabien N. a dit…

Berthe, comme tu l’as si bien dit, j’ai cherché à dire que la croissance économique n’engendre pas toujours la rentabilité. Cependant l’article voulant montrer que les propos du Dr NTOLO ne sont pas solides n’est pas aussi – je le trouve – solide.
Olivier j’aurai été d’accord avec le Dr s’il avait plutôt dis : « Quand il y a croissance et que, les entreprises sont toutes rentables, elles payent régulièrement le salaire des employés, l’Etat collectera plus d’impôts, les ménages auront des revenus assez significatifs. Tous ces acteurs de l’économie ont alors une capacité d’épargne qui devient plus importante ».
Je aussi en partie en désaccord avec certaine parties de l’article publié ci-dessus pour les raisons suivantes :
Concernant la collecte des impôts, je pense qu’il ne faut pas parler du dispositif de collecte. Si les entreprises restent rentables, l’Etat aura plus d’impôts à collecter ; donc plus de revenus. Quand au dispositif de collecte ça n’a rien à voir. Ce n’est pas parce que tu dois payer plus d’impôts qu’un exercice précédent que l’Etat doit revoir son système de collecte. Le problème que le rédacteur de l’article a voulu faire ressortir ici [je pense] est celui du secteur informel qui crée un manque à gagner considérable à l’Etat…. Ça c’est une autre histoire !
Quant à la capacité d’épargne, je dis toujours que si on reste rentable, l’inflation est [automatiquement] maitrisée et l’épargne des ménages devient plus importante puisque de manière quasi automatique les richesses seront plus ou moins redistribuées à la population. Il ne faut pas oublier qu’en général, les prix d’un produit augmentent sur le marché pour faire face aux frais engagé pour la mise au point du produit. On peut bien voir [je pense] que l’inflation est lié d’une part à la rentabilité.

Anonyme a dit…

juste rappeller aux uns et aux autres que la macro economie est une aggregation des donnees micro economiques
lorsqu'on parle de production ou de consomation nationale ca tombe pas du ciel, il faut bien prendre les donnees quelques part. et ainsi on rentre dans les donnees de entreprises (niveau micro) et on somme les differrentes consomations ou productions pour obtenir une approximation de donnees supposees refletees l'ensemble de l'economie (niveau macro)
Ainsi si Dr Ntolo parle de rentabilite c'est surement une donnee globale, une espece de moyenne au niveau national.
peut etre qu'il n'a pas juste employe les mots adequats mais son analyse tient la route vu que s'il ya croissance la pluspart des entreprises auront de meilleurs resultat

Arsene Tatieu

Fabien N. a dit…

Arsenne tout en étant d'accord avec toi, ce raisonnement ne tient pas la route. On peut avoir une économie en croissante tout en ayant les problèmes (il n'y a qu'à voir les rapports sur l'économie mondiale)
Actuellement les grandes économies, malgré la croissante de 2008, qui est tout de même positive ont de sérieux problèmes… Globalement, comme tu le dis, elles ont de la croissance par contre, les entreprises menacent de déposer le bilan, les employés sont mis en chômage technique (il n’y a qu’à voir l’évolution du chômage ces derniers mois), l’Etat a de moins en moins de sous puisque les entreprises sont déficitaires et la capacité d’épargne des ménages a sérieusement chuté.
N’oubli pas que dans un tel modèle qui se base sur des statistiques, il faut faire attention aux interprétations car dans tous les pays les grandes entreprises à elles seules sont capable faire fausser l’analyse. Que penses-tu lorsqu’on te dit que les 20 premières entreprises françaises ont empochées la bagatelle de 1 697 milliards d’euro l’année dernière, le gouvernement ayant en fin d’année un PIB de 489,26 milliards ; soit une évolution de 2,41 milliards par rapport aux 486,85 milliards de 2007 (croissance de 0,5%) alors que le schéma du docteur ne se reproduit pas ?
Et je voudrais insister sur le fait que même à l’échelle macroéconomique, croissance est différent de résultat. Il n’y qu’à voir les Etat, qui, malgré leur taux de croissance positif et/ou élevé voient leur déficit public se creuser…

Quelques liens :

http://www.journaldunet.com/economie/tendances/economie-2008/8-pays-croissance-forte.shtml

http://www.chrogeek.com/2008/09/classement-les-20-premieres-entreprises-francaises/

http://www.boursorama.com/infos/statistiques/accueil_indicateurs.phtml

http://www.lesechos.fr/info/france/300339923-france-le-deficit-public-a-atteint-3-4-du-pib-en-2008.htm

Anonyme a dit…

Fabien
prenons donc le cas de l'economie mondiale on parle certes toujours de croissance mais on observe un certains ralentissement
a partir du moment ou on parle de ralentissement on entrevoit deja de gros probleme a l'horizon et si malgre les efforts l'economie ne repart pas on entre en recession et la les depots de bilan a la pelle se justifient vu que l'economie est malade
c'est ce qui se passe en ce moment

Arsene Tatieu

Anonyme a dit…

Parlant de 20 premieres entreprises elles sont certes performantes avec de bon resultat mais quelle est la situation des milliers de pme qui peuplent la republique?
c'est donc en prenant des donnees d'ensemble representative de tous les secteurs qu'on peut avoir une image approximative (et j'insiste sur approximative compte tenu des erreurs de predictions des modeles econometriques ou statistiques) de l'economie

Arsene Tatieu

Enregistrer un commentaire